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 L'appât du gain a toujours des conséquences inattendues !

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Capitaine Elen Cleaver
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MessageSujet: L'appât du gain a toujours des conséquences inattendues !   Sam 11 Jan - 1:04

La nuit avait été paisible. Je l'avais passée, totalement nue entre les draps, Anastasia allongée au creux de mes bras. Elle avait un sommeil plutôt léger, et j'avais tendance à la réveiller quand les horreurs de mon passé m'agitaient. Mais je savais qu'elle se rendormait après avoir veillé sur moi pendant de longues minutes. Je fus réveillée au petit matin par un hasardeux rayon de soleil orangé, tamisé par les miteux rideaux de la chambre de l'auberge où nous résidions temporairement. J'ouvris les yeux avec difficulté, l'esprit encore embrumé par mes heures passées en compagnie de Morphée. Je m'étirais doucement, pour ne pas tirer ma compagne de sa plénitude. J'avais le corps engourdi de A à Z, mais pourtant, je ne pouvais pas me sentir mieux. La chaleur qui émanait de la jeune femme contre moi, et la douceur de sa peau sur mon corps m'apaisaient... Le silence était total dans la pièce, et mon vacarme intérieur avait eu la décence temporaire de se taire. Je fis glisser le bout de mes doigts sur l'épaule de mon amante, en prenant bien garde à ce qu'elle ne se réveille pas. J'y allais doucement, retenant l'ardeur de mes membres, figée à côté d'elle et l'admirant. Elle passait de magnifique à superbe quand elle était endormie, ses traits étant lisses et reposés, loin de toute préoccupation. Elle était sensiblement prise dans un rêve, car un doux sourire inconscient étirant sensuellement ses lèvres. Même si elle était dos à moi, je m'étais délicatement soulevée sur un coude pour voir son splendide visage. Le souffle léger et régulier qui lui agitait la poitrine se répercutait en moi, et j'eus un instant l'impression de me fondre en elle, au point de ne faire plus qu'une. Je sentais les langoureux battements de son cœur. Tout en elle était tranquillité, loin des problèmes du quotidien, de la tragédie de la Baie des Naufragés, du navire immobilisé au quai et de tout le reste. La regarder ainsi, et partager son insouciance nocturne me faisait du bien. Même si ses yeux, et l'océan protecteur qu'ils représentaient pour moi, me manquaient, mais je savais à quel point il aurait été égoïste de la tirer de son état de calme profond. Une heure s'écoula avant qu'elle ne se retourne pour s'allonger sur le dos, dénudant une partie de son corps. Je dus me mordre la lèvre en essayant de retenir les pensées qui me vinrent instantanément à l'esprit. Ce n'était pas correct, non de Dieu ! Si elle savait l'effet qu'elle me faisait, même sans le vouloir... Le problème était qu'elle le savait, justement, et elle prenait un  malin plaisir à en profiter. Elle me tentait à chaque fois qu'elle le pouvait.

Et alors qu'un plus large sourire lui étira les lèvres, je compris qu'elle était éveillée, et qu'elle n'avait pas manqué une occasion de plus de me faire danser au bord du gouffre de mon désir pour elle. Anastasia n'ouvrit pas les yeux, cependant, mais je la connaissais trop bien pour croire qu'elle ne l'avait pas fait exprès. Si je la touchais, je céderais à son petit jeu, et j'essayai de faire mon possible pour qu'elle ne gagne pas cette fois-ci, mais elle était ma plus grande faiblesse, et je ne pus que poser une main sur sa cuisse et de déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Certes, les bonnes manières n'étaient pas dans les habitudes des pirates, mais je n'avais jamais pu, et jamais su, manquer de respect à une femme, et surtout pas à celle allongée à mes côtés. Notre relation avait toujours été un savant mélange équilibré de passion, de respect, de confiance et d'aventure. Si l'une de ces clefs venaient à disparaître, je risquais de la perdre, et le simple fait d'y penser me donnait déjà l'envie de me jeter dans l'océan à bras ouverts pour rejoindre ce bon vieux Neptune. Je me morigénais intérieurement pour que ces pensées morbides cessent. Elle ouvrit les yeux, et ses prunelles me happèrent toute entière. Se soulevant un peu pour attirer mon visage au sien, elle me fit basculer sur le côté pour prendre la position que j'avais adopté une minute plus tôt. Je me retrouvais à mon tour sur le dos, et elle me murmura à l'oreille sur un ton lubrique au point que ça devrait être considéré comme criminel de pousser ainsi les gens au pêcher :


-Je ne connais pas de meilleur moyen de se réveiller...
-Moi j'en ai bien un, mais... Ce n'est pas la peine d'y penser... Tu es trop calculatrice et trop vile pour espérer en profiter.
-Tu savais que j'étais réveillée quand je me suis retournée !

Un éclat de rire accompagna la fin de sa phrase, et elle me donna une petite claque sur l'épaule, qui me fit rire à mon tour. Je repris sur un ton partagé entre amour et bonne humeur :


-Évidemment. Ton jeu perd en discrétion, ma chérie... Je te connais sur le bout des doigts...
-Dans tous les sens du terme !

Cette fois-ci, c'est elle qui me prit au piège. Ces sous-entendus me tuaient littéralement. Je n'avais jamais connu une personne avec un tel sens de la répartie, des sous-entendus douteux et des allusions cochonnes. Elle pouvait plaisanter de tout avec moi, car elle savait pertinemment que ça fonctionnait :

-Tu me donnes envie de te faire regretter tes paroles... Mais ça te ferait bien trop plaisir.

Alors qu'elle me chevauchait, je croisais les bras derrière ma nuque, sur l'oreiller, et je fermais les yeux. Je savais que ça l'agacerait bien plus que tout autre chose, car elle avait en horreur que je l'ignore. Surtout quand elle essayait sensiblement de me désinhiber et de me dévergonder  ! Elle allait très vite se sentir frustrée, bouder pour au final se rallonger dans mes bras sans rien dire. Elle réessayerait une prochaine fois avec plus de véhémence, et elle m'aurait. C'était à chaque fois la même chose quand je refusais de plier à ses envies sexuellement explicites. Et ce matin-là ne fit pas exception. Nous passâmes la matinée ainsi, à discuter de choses et d'autres, jusqu'à ce que nous devions aller manger. Elle m'accompagne, bien évidemment, pour partager ma table, et j'en étais comme toujours ravie. Seulement, cet après-midi, j'espérais qu'elle accepterait de me laisser seule avec des amis, histoire de m'aérer un peu les idées. Je ne voulais pas qu'elle pense que je l'évitais ou que j'en avais marre de sa présence, loin de là :

-Chérie... Tu me laisserais sortir seule ?
-Sauf si je t'enchaîne au lit avant... Oui. Bien sûr.


Son sourire me tira un soupire entre amusement et exaspération. Cette fille avait le don pour ne jamais baisser les bras, jusqu'à ce qu'elle obtienne ce qu'elle voulait. Elle ne faisait qu'attendre jusqu'à ce qu'elle réitère ses efforts :


-Tu sais que tu es carrément insupportable avec tes avances coquines ? Tu ne me lâcheras pas tant que tu n'auras pas eu ce que tu voulais. Mais tu sais quoi ? J'ai bien envie de te faire languir, jusqu'à ce que tu ne tiennes plus en place. Ca te fera les pieds, princesse !

Sur ce, je me levais, un sourire triomphal sur les lèvres. Je m'attendis à ce qu'elle doute un moment entre se lever et me rattraper pour m'attirer dans la chambre, ou rester assise là à bouder sur mon refus, tout en préparant sa prochaine offensive. Au final, elle me laissa partir. Mes bottes résonnèrent sur le plancher, entre les cris des autres pirates et les rires de ceux-ci, des claquements des bouteilles au niveau du bar et de la musique s'échappant d'un pianiste survolté. En poussant la porte, je me retrouvais dans la rue centrale de Tortuga, où tout le monde été au moins passé une fois dans sa vie s'il était un ruffian. Les étales longeaient les bâtiments, et les vendeurs jouaient de la voix pour vendre leurs produits. Avant de descendre dans la salle de repas, j'avais attaché ma bourse  à ma ceinture, mais je dois avouer que le fait qu'elle soit bien vide me rappelait mon fiasco lors de la bataille, qui m'avait coûté toutes mes économies pour la réparation du Elen's et une partie de celles d'Ana. Elle m'avait assuré que ce n'était rien, mais j'étais quand même hors de moi d'avoir du lui demander une chose pareille. Quand je vis deux femmes que je connaissais bien en train de discuter à côté d'un marchand d'armes, je souris. L'ancienne capitaine du Ghost avait visiblement retrouvé la pêche, depuis qu'elle avait subtilisé aux Anglais un bâtiment petit, rapide et trapu qu'elle avait rénové à la mode pirate. Pavillon noir, coque entièrement rouge, et voiles noires, elle s'était offerte une V2 de son ancien navire. Je l'avais aidée à le reprendre, au même titre que Kyra, qui était également là. Elle nous avait prêté le Dark Titan le temps de cette mission, et nous avions compensé la lourde perte subie par Kilana. Enfin... En partie.


-Par Neptune, mes amies, vous semblez plus joyeuses que jamais ! Vous m'en voyez ravie !



Je dus me mettre à courir avant de laisser le temps à l'une ou à l'autre de me répondre, et un air surpris se peignit sur leur visages. Je leur expliquerais plus tard ce qui me motivait. Je sprintais derrière un petit plaisantin qui avait jugé bon d'essayer de me délester de ma bourse en cuir. Il avait la tête blonde, et se mouvait avec une agilité assez éloquente, prouvant qu'il ne pouvait être qu'un pur pirate. Seuls les nôtres se mouvaient avec autant de grâce tout en étant d'une nonchalance presque insultante. Alors que je le suivais, je passais dans la foule de gens en battes noires et au tricorne vissé sur la tête qui faisaient leurs achats, sans en percuter un seul. Le voleur essaya plusieurs fois de quitter la rue principale pour s'engager dans des ruelles plus étroite, mais ma vitesse innée m'avait cependant permis de le rattraper. Et j'allais lui faire payer cher cet affront. Surtout qu'il était pris dans un cul de sac, prisonnier entre le mur de vielles pierres moussues et moi. Je tirais mon vieux sabre un peu trop ébréché de son fourreau, et lui braquais sur la gorge en tendant la main :


-Tient, ça f'sait longtemps qu'on n'avait pas essayé de me piquer ma bourse. T'as été discret pourtant, mais pas assez, l'ami ! Rend-la moi. Et donne moi ton nom, aussi.
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