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 Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]

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Capitaine Elen Cleaver
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MessageSujet: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Mar 6 Aoû - 15:46

La journée en mer avait été longue, et les doux tangages de mon navire, le Elen's spirit, apaisait mon esprit aventureux. Accoudée au bastingage, je regardais  Anastasia, qui marchait sur le pont. Ses longs cheveux étaient portés par le vent, qui poussait le bâtiment sur les flots. Elle était ravissante, comme d'habitude. Ce serait même peu dire que d'avouer qu'elle était splendide, même en pleine tempête, quand nos bottes étaient prises d'assaut par l'eau, grimpant sur le pont. Je laissais mon regard voguer sur l'horizon, étrangement vide de bateaux à piller. L'équipage faisait son travail, quand bien même la moitié était partie se reposer dans les soutes, où était aménagée la petite cabine des matelots. Le ciel était clair, les nuages semblaient s'être perdus en route. Une bonne chose en soi ! Je ne me sentais pas d'humeur à affronter une déferlante. Le soleil ricochait doucement sur les planches du pont, et peignait des miroirs sur les canons. Un nuancier d'orange, de rouge et de jaune faisait penser à la palette d'un artiste sans le sou. On était en milieu d'après-midi et tout semblait bien s'annoncer. On avait fait bon nombre de lieue depuis nos découvertes d'hier, et j'avais bien envie de m'arrêter un peu. Seulement, quand ma compagne repris la direction de notre cabine, qui se trouvait à la poupe du bâtiment, j'eus une irrésistible envie de l'y suivre. Marchant silencieusement à sa suite, je refermais la porte derrière moi, une fois que nous nous étions engagées toutes deux dans la pièce.

Elle était sommairement meublée, cependant je m'y sentais chez moi. Un bureau de bois simple, sur lequel dormait un enchevêtrement de cartes, et un compas. Mon carnet de bord était glissé dans un tiroir ( le seul du meuble, pour tout dire...) Un stylo à plume était échoué à côté, et un remous avait entrouvert le tout, dénudant mes quelques effets personnel. Le hublot était étroit, mais il permettait de faire entrer un peu de lumière. Au-dessus d'un simple matelas à deux place reposait une représentation d'un navire pirate pris dans les vague d'une mer déchaînée. Un éclaire menaçant trônait fièrement dans le ciel, au-dessus du pavillon noir à tête de mort blanche. Une scène qui s'était si souvent jouée sur mon rafiot. Autant dire que, par pareil temps, tous travaillaient d'arrache pied. Je n'aurais pas supporté qu'un incompétent fasse toucher le fond au Elen's ! M'approchant d'Anastasia, qui se tenait debout devant le hublot et qui faisait médiocrement semblant de ne pas m'avoir sentie arriver, je lui caressais le bras du bout des doigts:

-C'est bien calme aujourd'hui... C'est étonnant que nous n'ayons pas encore croisé un navire anglais.
-Peut-être qu'ils ont décidé de rester à quai ! Ils ont sûrement leur compte de mises à sac pour les deux prochains mois !

Je constatais ainsi que son humour n'avait guère changé :

-On a pillé un certain nombres de leurs cales, c'est vrai. Le dernier bateau coulé était à la Compagnie des Indes !
-Un beau feu d'artifices.
-Je songeais à faire halte à Tortuga. Qu'en penses-tu ?
-Bien volontiers ! Ce calme parfait commence à devenir lassant.

Je quittais la cabine et descendis dans les soutes, réveillant mon équipage, avachi sur des toiles vulgairement tendues :

-Debout, cafards de haute mer !

C'est une effusion de mouvements et de "oui capitaine !" qui me répondit. Tous s'habillèrent vulgairement, et se jetèrent sur le pont avec empressement. Satisfaite de mon effet, je grimpais sur le pont à mon tour et hurlais en reprenant la barre:

-Cap sur Tortuga bande de crevures de bas fonds ! On va faire un peu la fête !


En bas, tous s'agitèrent. La grande voile fut déployée, et le navire mordit l'onde. En deux heures, nous étions à Tortuga. L'équipage amarra le navire au port, et je descendis avec mon équipage. Je rejoignais la taverne en grande pompe, et je fus guère étonnée de constater qu'une bagarre avait éclaté. Tirant mon sabre, je me jetais joyeusement dans la mêlée, très vite suivie par ma compagne et le reste de mon équipage. Elle se battait avec ardeur, passant entre les coups de culs de bouteilles des plus éméchés et les épées méchées des matelots. Des tricornes furent transpercés, des vêtements troués, et du verre cassé. La cohue était somptueuse, le brut cacophonique. Mais tout s'arrêta quand la porte s'ouvrit sur un soldat anglais. Les pirates qui se battaient se stoppèrent, comme si un arrêt sur image les avait figés. L'épée tendue, je fus rejoint par mon équipage, et je m'adressais au nouvel arrivant sur un ton sarcastique :

-Tient donc, une tunique rouge s'est échouée dans un rade de pirates !

Un ensemble de rire gras me répondit, dans l'accès d'hilarité des pirates présents. Riant aussi à gorge déployée, je m'adressais plus sérieusement à l'intrus :

-Que fais-tu ici, Anglais ?


Dernière édition par Capitaine Elen Cleaver le Dim 8 Sep - 14:06, édité 1 fois
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Alexandre Durtis

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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Mer 7 Aoû - 12:04

Alexandre rangea sa lunette. Il venait de quitter Port-Royal avec un bel équipage et un solide navire. Le navire, à sa demande, était l'Hyperion, superbe trois-mâts, parés à affronter vents et marées, et même à prendre quelques pirates. Malheureusement pour le capitaine, il n'était pas en voyage quelconque. La Royauté britannique lui avait ordonné de capturer un pirate, ou le tuer, car il ne cessait de couler plusieurs navires de sa majesté qui voyait d'un très mauvais œil sa puissance contesté sur les mers. La compagnie des Indes elle-même avait demandé au jeune officier de mettre fin à ce massacre, et pourquoi? La compagnie des indes venait simplement de perdre son tout dernier navire sortit de l'un des meilleurs chantiers de construction, sans oublier que la cargaison valait une fortune. Voilà le désavantage d'être marchand, on vous dérobé vos biens et la plupart du temps, vous mourriez, alors que militaire, on ne vous prenez que votre vie, mais vous aviez l'avantage de pouvoir la défendre et de la voler si nécessaire. La vie était rude, mais pour Alexandre, elle était simplement semée d'embuche qu'il fallait éviter ou combattre, et ce pirate était une embuche...A combattre. Fort heureusement, le navire avait été repéré rapidement, son nom? Le Elen's Spirit. Joli nom. Et d'après beaucoup, il se dirigeait vers Tortuga, ville des pirates, et point non contrôlé par sa majesté. Tout cela allait changer. Pas pour tortuga, mais pour les pirates qui mouillait là-bas. L'intervention allait leur donner plus de méfiance et un avant-goût de ce qui allait arriver.

Le Commandant aperçu son second, Quarme, qui venait vers lui sur la dunette. Habillé d'une veste bleue, d'une perruque qu'Alexandre avait en horreur, des bas blancs, bref, un officier de sa majesté. Alexandre portait un pantalon blanc pour cette journée ensoleillé et sa magnifique veste bleu marine ourlée d'or ainsi que son chapeau, un Bicorne noir ourlée d'or aussi. Le second semblait nerveux, malgré la belle journée. Pas étonnant, ils avaient évité une tempête dont il n'avait pris que la pluie. A présent, c'est toute voile dehors que voguait l'Hyperion. Le navire était majestueux, le bois propre brillait et les canons luisaient de contentement. En tout, il y avait environ cinquante canons, Mais on pouvait en rajouté une vingtaine si nécessaire. Le navire était taillé à la fois pour une certaine vitesse, qui n'était pas des plus grande, mais qui pouvait être impressionnante vu la taille du navire, et pour une puissance de feu impressionnante et d’une puissance formidable. Si le capitaine l'avait choisi, c'était parce que ce navire polyvalent pouvait aussi bien affronter des navires de ligne que faire la course aux frégates bien qu'il n'atteigne pas leur vitesse. Le second entama alors la conversation:

-Monsieur, vous êtes sûr qu'ils sont à Tortuga?
-Pourquoi cette question monsieur Quarme? Tortuga vous ferait-elle peur?
-C'est que...C'est le repaire des pirates. Et sans vouloir vous offenser, nous allons nous faire sortir à coup de pied au derrière.
-même avec une centaine de soldats d'élites? Non, faites-moi confiance, nous allons leur faire peur.
-Comment?
-Nous allons leur laisser croire qu'ils sont supérieurs, mais nous ferons pencher la balance. Ne vous en faites pas. Faites replier la grande voile, nous arrivons.

En effet, l'île était en vue, et son port aussi. Alexandre sortit sa lunette et la braqua sur le port. Quelques navires sans importance y étaient amarrés, en revanche, plus inquiétant, deux gros bâtiments mouillés aussi. Le commandant aperçu une inscription sur l'un d'eux: "Rubis". Le nom du navire. L'autre ne pouvait être que que le Elen's Spirit, en effet, c'était bien lui. Alexandre rangea sa lunette, fit plier certaines voiles et fit jeter l'ancre. Il ordonna de mettre les chaloupes à la mer et de faire en sorte que tous les soldats soient prêts. Il descendit sur le pont et ordonna à l'officier Rook de préparer les canons, ainsi si les navires tentaient la fuite, ils seraient réduits en cendres. Et ne pourrait riposter que trop tard. Le vent leur était favorable. Une fois les chaloupes prêtes, l'officier partit prendre son épée, sans oublier son cher pistolet qu'il rangea soigneusement. Alexandre était élégant et il aimait être habillé pour plaire, il ne le cachait pas. Mais en mission. Rien à attendre de lui, plaisant ou pas.

Alexandre descendit dans une chaloupe qui avança bientôt, suivis de plusieurs autres chaloupes chargés de soldats. Dans leurs tuniques rouges, ils étaient bien voyants, pourquoi se cacher? Le capitaine admira son navire, vraiment magnifique. Il le préférait au HMS Victory, pourtant joyau de la couronne. Le bruit des rames sur l'eau provoquait un petit clapotait et les chaloupes ne laissait que de l'écume dans leurs sillages. Elles se faufilèrent entre les deux grands navires, le Rubis et le Elen's Spirit. Le premier ne semblait pas véritablement apte à prendre des coups de canons, le second en revanche, semblait bien plus solide. Les chaloupes arrivèrent enfin à quai...Personne. Tant mieux, tout serait plus facile. Les soldats débarquèrent en silence, un avantage, et le capitaine savait où trouver les pirates. Il mena ses hommes vers une taverne, au bruit présent à l'intérieur, sa se battait. Le commandant choisi un soldat parmi la centaine d'hommes présents et lui ordonna d'entrer. L'homme obéit et ouvrit la porte. Les bruits de combats cessèrent.

Une femme, qu'Alexandre reconnut à la voix ne tarda pas à se moquer du nouvel arrivant. Le commandant jeta un œil sans pour autant se faire repérer et dénombra une cinquantaine de pirates, peut-être plus. On avait trouvé le nid, restait à le détruire. Cela n'allait peut-être pas être facile, mais ce n'était pas un problème. Le commandant aimait la difficulté. D'un ton plutôt moqueur, la pirate demanda au nouvel arrivant:

-Tient donc, une tunique rouge s'est échouée dans un rade de pirates !

La phrase eut le don de faire rie les pirates...Et de faire rager les soldats qui n'en serait que plus dangereux. Des hommes s’étaient réunis autour de la femme. Plus aucun doute, elle était leur chef. Et c'était elle qu'il cherchait. Au moins une partie de la mission était-elle accompli, on avait trouvé la pirate, la seconde...C'était pas encore venu, mais ne rien gâchez, c'était ce que voulez Alexandre. La pirate se fit plus sérieuse:

-Que fais-tu ici, Anglais ?

Ah, la voilà la bonne question. C'était le bon moment pour intervenir, et tapant à petits coups dans le dos de son soldat, le commandant fut visible de tous grâce au soldat qui s'écartait. Derrière brillait les baïonnettes des autres, et le cliquetis de armes se faisait entendre. Le commandant regarda son adversaire le sabre au poing et tira lentement son épée. Puis, l'abaissant, il déclara:

-Je suis venu arrêter le capitaine du Elen's Spirit, coupable d'avoir coulé plusieurs navires anglais et certain de la compagnie des Indes.


Pour une fois qu'il faisait les formalités. Il ne s'en offusquait pas, il observa la taverne. Dans un fouillis total, du verre partout et des hommes en arme. En avant.

-Et si vous pourriez me donner des explications, elles seraient les bienvenues.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Mer 7 Aoû - 14:19

Je regardais le soldat, avec un air méprisant sur le visage. Qu'espérait-il planté là comme un piquet ? Il était seul, bien que je me doutais qu'il ne le resterait pas indéfiniment. Si les tuniques rouges étaient là pour moi, ils auraient amené tout le bataillon. Quand un jeune d'environ onze ans vint me dire à l'oreille qu'un trois mâts de la flotte royale venait d'ancrer dans la baie, un rire s'échappa de mes lèvres. L'Hyperion, si j'en croyais les dires de mon informateur. Ces Anglais sont vraiment prévisibles ! C'en serait presque lassant ! Espéraient-ils vraiment me capturer ? Je n'avais jamais été mise aux fers par quiconque, ça n'allait pas changer ! Je tenais fermement mon sabre, me demandant à quelle sauce j'allais manger ce petit pion de l'armée. Il était bien vêtu, mais la seule couleur de ses habits m'aurait presque donné envie de m'arracher les yeux. ll était mignon avec sa perruque et son bicorne ! Un nouvel accès d'hilarité me prit, et je ne pris pas la peine de le retenir. Riant de plus belle, je lâchais aux pirates amassés derrière moi:

-Vous ne le trouvez pas à bouffer ce polichinelle en jarretelles, avec son képi et son uniforme ?

Des huées me répondirent, tandis qu'un bouteille de rhum vide venait s'écraser à quelques centimètres de la tête du soldat, lancée du fond de la salle par un homme bedonnant surnommé L'œil de Verre. Sa barbe était épaisse et il était renommé pour ses tirs d'une précision redoutable. Son mépris pour le hommes de la garde était tel qu'il abattrait un bataillon à lui tout seul plutôt que d'être inquiété. Il avait un pistolet à la main, et une épée mal effilée à la ceinture. Un bandeau retenait ses cheveux sales et broussailleux, et ses yeux, dont un lui manquait et avait été replacé par un autre, factice, c'étaient teintés d'une haine féroce. Il s'était levé, baladant son arme dans l'air et raillait d'une voix forte le pauvre malheureux, ainsi exposé par son chef. Son arme, un vieux pistolet à pierre anglais, avait sans doute été dérobé sur la dépouille d'un cadavre de tunique rouge lors d'un affrontement ou d'un pillage:

-Même la déesse de l'Enfers ne voudrait pas d'un homme à la tenue d'une telle couleur ! On devrait vous mettre aux fers pour insulte à la dignité ! Cette tunique est une injure aux dieux des mers et du ciel !  

Un nouvel éclat de rire secoua l'assemblée, et je riais de bon cœur, moi aussi. Interrompant l'hilarité générale d'un geste de la main, je vis le bouffon du Roi s'écarter, pour livrer passage à un homme tout aussi comique, dans son déguisement de manchot. Il portait un pantalon blanc et une veste marine et or, surmontés tout deux par un bicorne ouvragé. Il avait au moins le mérite de ne pas porter ce horribles ensemble couleur de leur sang versé. Une rangée de baïonnettes  se profila devant la porte, et j'eus une nouvelle envie de rire. Avec sarcasme, je m'adressais de nouveau à la salle:

-Attendez, attendez ! Ils nous menacent de leurs armes d'apprêtés ! Tremblez, mes amis !Voyez comme j'ai peur de ces hommes, trop peu courageux pour se battre au corps à corps avec de pirates !

Tous brandirent leurs sabres, et quand le chef s'adressa à nous, je me mis à rire encore d'avantage. Il me cherchait, comme je m'en doutais. Mais s'il espérait que je me rende, il pouvait toujours attendre !

-Espérez-vous que je me rende sans combattre à votre armée de pachydermes ? C'est une blague, rassurez-moi ! Si vous me voulez, il va falloir venir me chercher ! Et je n'ai jamais vu le fond des fers Anglais ! Pas question que j'y goûte aujourd'hui !

Les lames éméchées des combattants qui me soutenaient n'avaient certes pas l'éclat de leurs armes de lâches, mais l'habilité de ceux qui les magnaient ne faisait aucun doute. Ces Tuniques rouges allait regretter d'avoir franchi le seuil de cette taverne:

-Et vous ne voulez pas la définition d'un pirate, en prime ? Allons, Mon Sieur, soyez sérieux !
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Alexandre Durtis

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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Ven 9 Aoû - 11:01

-Attendez, attendez ! Ils nous menacent de leurs armes d'apprêtés ! Tremblez, mes amis !Voyez comme j'ai peur de ces hommes, trop peu courageux pour se battre au corps à corps avec de pirates !

Tout ce que cette phrase contenait était de la provocation. La jeune femme ne se doutait pas de ce qui se retournait actuellement. Elle incitait les tuniques rouges à prouver leur courage au corps à corps, mais elle savait très bien que les pirates étaient bien plus forts à ce jeu. Fort heureusement, Alexandre s'était chargé de l'entrainement de quelques-uns, et il savait que ceux qu'il avait entrainés seraient en mesure de tenir tête à des pirates. Pour le moment, l'heure n'était pas aux combats, mais plus les secondes passaient, plus les soldats mourraient d'envie d'en découdre. Le commandant ne se laissait pas avoir à ce jeu-là, bien au contraire, il allait y jouer, et il avait un argument bien plus puissant que ceux de la capitaine. Rira bien qui rira le dernier. Les pirates semblaient si sur d'eux que le commandant anglais eut presque envie de se réjouir d'avoir si bien réussi à leur faire croire que l'avantage était de leurs côtés. Et cet avantage tournerait aussi vite que le vent en haute mer. On avait trop sous-estimé la marine Royale, à présent elle allait faire voir qu'elle pouvait être aussi terrible que des pirates. La jeune femme finit par ajouter:

-Espérez-vous que je me rende sans combattre à votre armée de pachydermes ? C'est une blague, rassurez-moi ! Si vous me voulez, il va falloir venir me chercher ! Et je n'ai jamais vu le fond des fers Anglais ! Pas question que j'y goûte aujourd'hui !

De ce côté-là, elle n'avait pas tort, elle n'avait jamais vu les fers anglais, ça il n'en doutait pas, mais traiter les soldats qu'il avait là de "pachydermes", c'était une erreur. En effet, on avait fourni à Alexandre seulement des soldats d'élites, dont plusieurs tireurs feraient ravages, et certains bretteurs étonneraient. C'étaient les pirates qui allaient déguster. Venir la chercher? C'est plutôt elle qui allait venir, sauf si son navire n'avait pas d'importance pour elle. Eh oui, le voilà l'argument, le jeune officier avait laissé l'Hyperion à l'entrée du port et fait préparer les canons non pas pour se défendre ou fuir plus rapidement, mais pour canonner les deux navires présents au mouillage... Et l'Elen's Cleaver en faisait partie. Là ça allait être une boucherie si l'Hyperion faisait feu, sachant qu'il toucherait la poupe ennemi, partie la plus fragile d'un navire et qui laissait passer les boulets allant s'écraser dans les ponts inférieures, feraient sauter, sans doute, plusieurs barils de poudre. Alexandre se réjouit de la précaution qu'il venait de prendre. La pirate continua sarcastique:

-Et vous ne voulez pas la définition d'un pirate, en prime ? Allons, Mon Sieur, soyez sérieux !

Mais il était sérieux, on ne peut plus sérieux. La définition d'un pirate, il la connaissait, mais elle? Elle connaissait la définition de la Marine royale? Sans aucun doute. Mais savait-elle de quoi était capable cette marine. Là, elle jugeait vite, gros problème pour elle...Et pour son navire. A en déduire les hommes présents, l'Equipage n'était pas au complet, mais la grosse partie de l'équipage, elle était là. Il regarda la Jeune femme droit dans les yeux, elle était allé loin, elle allait payer, sauf!! Sauf si...Sauf si elle acceptait de suivre l'Anglais. Et là, le Commandant ne savait ce qu'elle allait faire. Finalement il se jeta à l'eau pour déclarer:

-Je me passe de la définition de pirate, mais sachez que si vous refusez de me suivre, c'est votre navire que je canonne.

La phrase laissa pantois plusieurs pirates, même la capitaine baissa de quelques centimètres son arme, là il montrait son véritable avantage. Les anglais reprirent confiance en leur victoire, rien de mieux qu'une armée confiante à ses côtés. Ils visèrent l'assemblée de leurs armes, répartis en trois ligne de tir les unes derrière les autres, prêt à tirer sur la masse. Le commandant continua:

-En fait vous avez deux choix, celui de vous rendre et votre navire reste entier, où celui de combattre, mais votre navire se fait canonner, et je doute qu'une attaque par la poupe le laisse entier. A vous de choisir.

Choix simple mais combien difficile...Chacun ses problèmes, pour l'instant la pirate n'avait pas vraiment d'avantage, sachant qu'une vingtaine d'hommes couvraient les arrières des Anglais, c'était ça d'avoir une armée disciplinée...Et entrainée. Le commandant attendit la réponse.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Sam 10 Aoû - 14:57

Je me plaisais à provoquer délibérément ces hommes. Rien que leurs costumes poussaient à l’acharnement, à la moquerie. Derrière moi, les pirates bavardaient comme si de rien n'était, comme si les baïonnettes n'étaient pas là. L'un buvait du rhum, dos aux Anglais, l'autre aiguisait son couteau tout en parlant à un autre, qui jouait lui-même aux cartes. Les morceaux de verre brisé qui tapissaient le sol semblait avoir disparu, et le pianiste avait même recommencé à jouer. Les Tuniques rouges étaient entrés dans un monde de débauche, où ils n'étaient rien que les pions d'un gouvernement qui n'avait nulle prise sur nous. Je marchais libre, je voguais sans attaches, et je naviguais sans maître. Par la même, je ne m'inquiétais pas le moins du monde de l'arrivée de la Royal Navy à Tortuga. Nous étions chez nous, et une petite partie de mon équipage était là. Par précaution, je laissais toujours la moitié des matelots du Spirit à bord. Et il se trouvait que j'avais été plutôt bien inspirée ce jour là, étant donné la position de mon navire et de celle de l'Hyperion. Cependant, j'étais d'un calme tout relatif, que j'exposais aux Britanniques par mes phrases sarcastiques et mon ironie à toute épreuve. Je tenais mon sabre bas, la lame tournée vers le sol, et ne lâchais pas l'officiel des yeux, sans quitter mon sourire méprisant. Ce type en coiffe et en képis croyait vraiment pouvoir m'arrêter ? Je riais intérieurement. Je n'envisageais pas même de fuir, me disant qu'ils seraient les premiers à quitter le port de Tortuga pour aller pleurer dans les jupes de Sa Majesté. J'allais les renvoyer à Port Royal par l'Hyperion Express, avec un effectif d'homme soudain réduit. Ces hommes, aussi entraînés puissent-ils être ( ce n'était pas des débutants, on le constatait par leur air déterminé et leur posture inébranlable), n'aurais pas le plaisir de jeter en prison le Capitaine Elen Cleaver, ni son équipage, et ne feraient jamais main basse sur le Spirit.

Me saisissant d'une bouteille de rhum laissée sur une table à côté de moi, j'en bus une longue gorgée, qui me remit les idées en place. Il n'y avait qu'à Tortuga qu'on en trouvait du si bon ! L'eau de chaussette des Britanniques ne vaudrait jamais nos alcools. D'ailleurs, les soldats devraient peut-être s'y mettre, ça les rendrait sûrement plus vigoureux ! Je raillais :

-Du rhum, officier ? Vous avez triste mine ! Du bon alcool pirate vous ferait un bien fou, j'en suis certaine !

Buvant une nouvelle fois, je lui lançais la bouteille de ma main libre, un sourire sardonique sur les lèvres. Quand un coup de feu retentit et que la bouteille vola en éclats, mon visage s'assombrit. Ces hommes n'avaient-ils donc aucun humour ? Le sol était à présent coloré d'ambre. « Un si bon cru... Quel gâchis ! » Redressant un peu ma lame, me caressant la nuque sous mon tricorne, je soupirais. Qu'allais-je donc bien pouvoir faire de ces pauvres types, envoyés au massacre ? Je jetais un regard noir au Commandant, car il n'avait rien à faire ici, pas plus que son armée de pantins. Mais aujourd'hui, je savais que si des hommes mourraient, ce serait ma faute. Cela étant dit, ça ne me concernait pas tant qu'ils ne faisaient pas partie du tas de crapules me servant de marins !

-Vous avez un humour bien particulier chez les jouets du roi... J'ignorais que les marins en redingotes étaient de si mauvaise compagnie ! Je ne regrette pas de ne jamais avoir écumé le fond de vos geôles ! Ce serait d'un ennui... !

Sauf que les paroles de l'Anglais ne ressemblaient pas à une blague. Ou alors, elle était de très mauvais goût. Sous le coup, je relâchais un peu ma prise sur mon sabre. « Ces rats des bas fonds vont payer leur infamie ! » Comptait-il réellement canonner mon bâtiment, ou bluffait-il ? A l'aspect du visage de ma seconde, j'en déduis qu'il ne plaisantait pas. Mais s'il croyait s'en tirer à si bon compte, il me connaissait très mal ! On ne s'en prenait pas impunément au Elen's Spirit ! « Je vais faire de l'Hyperion un tas de cendres... » Me raclant la gorge, je repris la parole, sérieusement cette fois-ci.

-Vous allez regrette votre geste, espèce de canaille ! Après pareil action, je ne voudrais pas voir ce qu'il restera de votre rafiot.

Il fallait que je tente un coup de maître, je n'avais pas le choix. S'ils tiraient sur mon bâtiment, il risquait de n'en plus rester grand chose. Je ne pouvais pas me permettre de perdre mon navire, et je n'allais sûrement pas le laisser aux mains de ces Britanniques crapuleux. Rengainant mon arme, je joignis les poignets, et j'avançais vers lui comme si j'allais me rendre. Mais à deux pas de lui, je me saisis d'une chaîne que j'avais vu traîner là, au sol. Accélérant le pas, le prenant par surprise ainsi que son armée de rigolos, je lui écrasais la trachée, le retenant par la gorge. Je le ramenais parmi le groupe de pirates en marchant à reculons, et je dis bien fort :

-Si vous faîtes feu, que ce soit sur nous ou sur le Elen's Spirit, je n'hésiterais pas une seconde à le tuer. Alors, Commandant, soit tu ordonnes à tes hommes et à ton navire de reculer, soit tu meures de mes propres mains dans ce rade de pirates, où tu n'aurais jamais du te rendre !

Un sourire sadique se dessina sur mon visage. Serrant un peu plus ma prise sur son cou, je lui murmurais à l'oreille :

-Vous l'avez bien compris, officier. Je n'opte pour aucune de vos deux options. Car ici, on joue selon mes règles. Et si on ne s'y plie pas, et bien... On en paye le prix. Alors tes pions rouges vont baisser leurs armes.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Mer 14 Aoû - 19:49

L'argument avait fait de l'effet, l'ennemi avait consulté du regard une autre femme que le commandant remarquait juste. Elle avait changé de figure, comme si elle prenait plus au sérieux le commandant. Elle lui proposa une bouteille, il ne bougea pas, il n'en voulait pas et dieu seul savait où cette bouteille avait trainé avant de tomber entre ses mains. Pour l'instant, elle ne semblait pas malade, preuve que la bouteille devait être à peu près bonne. La pirate le menaça, chose habituelle, mais qu'elle s'en prenne à son navire, en le nommant de rafiot, il ne le supportait pas. Comprenant que la chance n'était pas de son côté, elle s'avança, les poings joints comme pour qu'on l'attache, mais vivement, elle ramassa une chaîne qui vint se placer autour du coup du jeune officier, elle le fit valser et il se retrouva face à ses hommes stupéfaits. Lentement, elle le plaça près d'elle, en montrant bien qu'elle pouvait l'étrangler.

-Si vous faîtes feu, que ce soit sur nous ou sur le Elen's Spirit, je n'hésiterais pas une seconde à le tuer. Alors, Commandant, soit tu ordonnes à tes hommes et à ton navire de reculer, soit tu meures de mes propres mains dans ce rade de pirates, où tu n'aurais jamais du te rendre !

Ah, elle aimait son navire, bon, au moins on le savait. Pendant qu'elle palabrait, le commandant glissa lentement sa main dans son vêtement, il sentit, au toucher, la crosse de son pistolet qu'il sortit très lentement. Elle ne s'aperçut de rien, trop concentré sur les armes des soldats que ces derniers ne baissaient pas. Le commandant plaça son arme le long de son vêtement, dans un pli, qui regarderait n'y verrait qu'un poing serré. La chaine bougeait par à coup sur le cou d'Alexandre dont la gorge commençait à lui bruler. Les chaînes étaient froides et rouillés, autant dire, rien de bien agréable. Mais, la discussion terminé, elle lui susurra à l'oreille, une phrase, une phrase qui faillit faire rire le commandant:

-Vous l'avez bien compris, officier. Je n'opte pour aucune de vos deux options. Car ici, on joue selon mes règles. Et si on ne s'y plie pas, et bien... On en paye le prix. Alors tes pions rouges vont baisser leurs armes

Là, que ses soldats baisse leurs armes, hors de question, quant aux règles...Elles allaient être modifiés, le Elen's spirit, il comptait bien le couler si elle ne se rendait pas, quand à en payer le prix? Il en doutait. La question était de cet ordre: Qui du pistolet ou de la chaine serait le plus rapide? La question ne se posait même pas tant elle était...Stupide. Le commandant glissa son arme qu'il braqua sur ce qui semblait être la grande amie de la pirate, sa seconde, il chargea dans un grand "click" satisfaisant. Les pirates se tournèrent, horrifiés pour certains, un sourire se dessina sur le visage du commandant. Le sous-estimer? Grave erreur, son pistolet, braqué sur le corps de cette dame le prouvait. Alors, qui faisait le malin maintenant. Les règles changeaient.

-Bon, sa suffit, voilà les règles, lâcher-moi ou je descends votre amie, à moins que vous n'y teniez pas. Soyez en sûr, mon pistolet tirera, et ne faites rien, au moindre mouvement de qui que ce soit, je tire.

Le commandant sentit les chaînes se relâcher, mais elles ne s’enlevèrent pas de sa gorge. Les pirates ne bougeaient plus, ils prenaient la menace au sérieux, au moins une chose qu’on ne pouvait leur enlever, c’est qu’ils n’étaient pas de parfaits imbéciles, et les sous-estimer était une grave erreur. Alexandre tira d’un geste brusque les chaînes qui glissèrent des mains de leur propriétaire, ce fut dans un grand bruit et elles tombèrent non loin des soldats. Il se retourna d’un geste vif et visa de son pistolet, la poitrine de son adversaire, mais il ne tira pas. Lentement, il se pencha vers le sol où il ramassa son épée tombé auparavant. Ne la lâchant pas des yeux, elles semblaient un peu plus terrifié, et le commandant remercia silencieusement l’entraînement que lui avait procuré l’armée de terre Anglaise, elle lui avait forgé de bons muscles qui montraient leur efficacité aujourd’hui.

Sans lâcher du regard la pirate, il l’étudia pendant un court moment. Elle possédait tout ce dont une femme pouvait rêver, la dire laid serait mentir, en plus de certains atouts de la beauté, elle avait une certaine force au combats, bien plus qu’un avantage, un véritable point fort. Lui, tout ce qu’il voulait, c’était cette femme, le reste il n’en avait que faire, mais l’ordre était clair, ramener la capitaine morte ou vive, le navire, il n’en voulait pas, et il comprenait très bien ce qu’elle pouvait ressentir, en fait, il aurait peut-être mieux fait de ne rien dire sur son navire. L’argument n’était pas aussi bon, maintenant, il fallait calmer le jeu, et ça, le jeune officier n’était pas très doué, enfin, il pouvait toujours s’exprimer. Il commença d’une voix douce :

-Je ne veux aucun mal à votre navire, à votre équipage, ni même à vous, mais j’ai ordre de vous ramener. Vous serez entre mes mains pendant un temps, mais après, c’est entre les mains de la Compagnie des Indes que vous serez. Et votre navire vous délivrera sans doute, où alors, vous vous échapperez. Je ne me fais pas de souci. Mais c’est vous qui voyez, mes hommes et moi-même ne feront feu que si vous refusez et votre navire sera canonné si vous refusez, c’est la vérité, mais si vous acceptez, je laisse à votre navire et son équipage le soin de vous suivre.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Sam 17 Aoû - 23:40

Je supportais encore à peu près l'idée qu'il s'en prenne à mon bâtiment. Mais qu'il s'en prenne à Anastasia... Cette seule pensée me terrifiait. C'était la seule personne qui me tenait réellement à cœur, et qu'elle puisse être blessée par ma faute me désenchantait. Certes, elle n'avait peur de rien, mais ma conscience ne supporterait pas de la voir mourir à cause de moi. La chaîne toujours maintenue contre la gorge du capitaine, occupée à fixer ses hommes, je commis l'erreur de ne pas pendre gardes des actions de mon otage. Dieu merci, le barman, qui profitait de ne pas être dans le feu de l'action, s'était aperçu de l'arme dégainée par le jeune homme. James, le barman, tira alors une carabine d'origine douteuse de sous le comptoir. J'étais dos à lui, mais dans le silence obstiné de pirates, j'avais entendu le doux fracas des bouteilles en verres qui s'entrechoquent quand on les déplace à la hâte. J'en fus soulagée, mais ma satisfaction fut de courte, ( très) courte durée. Parce que l'arme que l'officier avait tirée ne fut pas braquée sur moi. Mais sur Anastasia. Mon sang se glaça dans mes veines. Si James tirait, la Tunique Rouge tirerait sur ma compagne. Et ça, il n'en était pas question. Surtout que l'homme était à l'autre bout du bar, et que sa balle serait moins rapide que celle de mon ôtage. Alors, je criais dans mon dos :

-James, baisse ton arme. Tout de suite !

Horrifiée, je regardais le canon de l'arme de poing, tournée dans la direction de la poitrine de ma seconde. S'il tirait, elle ne survivrait pas. J'en étais certaine. Le clic sonore de l'arme du commandant fit arrêter mon cœur, et le groupe de pirates sembla retenir son souffle dans un élan de groupe. Sacrebleu ! Je haissais cet homme. Cette fois, c'était sûr. J'avais envie de l'exécuter sur-le-champs. Mais voilà... Il tenait une armée chargée et armée, et il avait la femme de ma vie en joug. Autrement dit, je ne pouvais rien tenter sans risquer de la tuer. Respirant avec difficulté, je posais un regard désolé sur Anastasia. Elle ne semblait pas avoir peur. Elle était bras croisés sur la poitrine, les yeux braqués sur moi plutôt que sur la menace qui pesait sur sa vie. Elle était d'un courage sans bornes, et je savais qu'elle préférait encore mourir plutôt qu'ils ne m'emmènent avec eux. Par ailleurs, elle n'avait jamais eu peur de la mort. Qu'elle vienne de qui que ce soit. Son regard saphir me désarma presque, mais l'éclat dur et froid, plein de haine qu'il contenait ne m'était pas destiné. Criant aux pirates, derrière moi, je desserrais les chaînes :

-Personne ne tente rien, c'est clair ?! Je ne veux aucun coup de feu, aucun bruit de sabre ou aucun mouvement brusque ! Ce cafard n'hésitera pas à tirer. Alors vous vous tenez tous tranquilles !

Le commandant, sentant ma prise faiblir, tira d'un grand coup sur la chaîne, qui allèrent s'écraser aux pieds du peloton de soldat. Le cœur au bord des lèvres, j'avais l'impression d'étouffer. Je ne commandais plus rien, et je n'aimais pas du tout ça. Combien de personnes mourraient si j'avais le malheur de tenter quoi que ce fût ? Au moins une, et pas la bonne. Le commandant se baissa pour ramasser la chaîne, en même temps que son épée, et je serrais mécaniquement les dents. J'allais tuer ce rat, je le savais, je le sentais. Mais pas maintenant, alors qu'il y avait tant de témoins et de victimes potentielles à portées de canons. Sans compter que mon navire ( qui avait bien peu d'importance face à Ana et à l'équipage), était lui aussi en jeu. Voilà des circonstances qui ne penchaient guère en ma faveur. Une prochaine fois peut-être. Quand il se retourna, je fus presque soulagée de voir que le canon du pistolet était à présent braqué sur ma propre poitrine. Et c'était au tour de ma seconde de pâlir. Je crus même qu'elle allait défaillir et s'écrouler, au milieu de cette taverne. Au milieu de ces Tuniques Rouges. Et je me sentis encore plus mal qu'avant. Je restais calme, sachant qu'il ne me tuerait pas. Il serait plus glorifiant pour le commandant de me livrer vive à la Compagnie des Indes. Quand il me passa en revue du regard, je lui renvoyais, plein de mépris, de dégoût et de haine. Ma main me démangeais, j'avais envie de le dégainer et de trancher cette raclure de haute mer en morceaux.

-Je ne crois pas la parole d'une Tunique Rouge. Ce n'est pas dans ma nature. Mais soit. Si vous me promettez d'épargner et mon navire, et la totalité de mon équipage, je vous suivrai. Pour ce qui est de mon évasion, elle sera certaine, mais je ne m'attends pas non plus à ce que vous me fassiez de cadeaux. Cependant, je pourrais vous surprendre. Baissez vos armes, personne ne tentera rien. Je vais marcher jusqu'à ma seconde. Je n'ai pas l'intention de me dérober. Croyez-le ou non.

J'étais dégoûtée d'avoir prononcé ces mots. Anastasia était au bord de la nausée, elle aussi. Elle me foudroya d'un regard mortel. Si des fusils se cachaient dans ses prunelles, je serais sans douter morte à cette heure. Je m'approchais en marchant doucement d'elle, les mains le long du corps. La prenant par la taille, je lui glissais à l'oreille, en murmurant pour qu'elle seule m'entende :

-Suis-moi avec le navire. Je te fais confiance, tu sauras quoi faire pour m'aider... Prend soin de toi, ne t'inquiète pas pour moi. Ca va aller. Garde l'équipage en vie. Je t'aime...

Déposant un baiser sur ses lèvres, je profitais de l'étreinte, et du contact de sa peau. J'avais beau jouer les fières, j'avais peur que ce soit la dernière fois que je la voyais. Elle me répondit à l'oreille :

-Cette pourriture va regretter d'être née... Je serais là, je t'en fais le serment.

Me retournant doucement, je m'approchais du commandant, les mains croisées devant moi. Tous les pirates s'étaient mis à chanter, comme si je m'apprêtais à monter à la potence. Pourtant, il n'en était rien, mais je me mis à chantonner avec eux, la gorge serrée :

Le roi et ses pairs
Ont enfermé la reine,
A bord d'un bateau de plomb.
Nous naviguons, et par ses pouvoirs
Moi et mes frères vogueront.

Yo ho sur l'heure
Hissons nos couleurs
Hissez ho, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l'heure
Hissons nos couleurs.
Hissez ho, l'âme des pirates
Jamais ne mourra.

-Je suis à vous, commandant.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Lun 2 Sep - 20:13

Finalement, la capitaine choisi d'aller vers sa seconde, lui murmura quelques mots à l'oreille et l'embrassa. C'était des adieux...Ou, des Au revoir, toujours était-il qu'elles allaient être séparées un bon bout de temps. Le pistolet du commandant ne quitta jamais sa cible, au moindre mouvement suspect, il tirerait, dans l'armée de terre, on leur avait appris à viser correctement, il savait parfaitement se servir d'une arme. Les tuniques rouges avaient eux aussi resserrer leur prises sur leurs armes, par prudence ou par peur? Le commandant ne savait pas. Finalement, la pirate vint vers eux les mains croisés pour qu'on lui passe les fers. Ensemble, les pirates entonnèrent un chant, leur chant. Ce chant exprimé par des voix puissantes était terrible, Alexandre recula même d'un pas vu la force avec laquelle chantait ces pirates, c'était leur hymne. Un soldat, tremblant, passa les fers à la femme qui se rendait. Une fois qu'il eut terminé, Alexandre la poussa devant lui tandis que le couvrait ses hommes.

Le chant cessa une fois à l'extérieur de la taverne. Les tuniques rouges encadrèrent leur prisonnière comme un précieux butin, ce qui était le cas. Ils descendirent vers le port, Alexandre s'était posté en retrait à l'arrière du groupe. Pendant tout le trajet, il resta à l'arrière, mais une fois au port, il prit les devant de la troupe. Là-bas, sur les flots, le splendide Hypérion semblait contemplait le paysage. Même des quais on voyait les canons sortit, preuve indéniable d'une belle puissance militaire. On fit monter dans une chaloupe la prisonnière, le commandant monta aussi et s'assit en face tandis que ramait ses hommes. La chaloupe ne tarda pas à fendre les flots. Elle était suivie pas d'autres, remplis de soldats rompus au combat. Les rameurs faisaient progresser la chaloupe à vive allure comme si ils voulaient s'enfuir au plus vite de cet endroit maudit, ce nid à pirate. C'était bien à Tortuga que l'on trouvait les pires canailles. La muraille de bois de l'Hypérion fut à portée de main, Alexandre fit mener la chaloupe jusqu'à l'échelle sculptée afin d'y monter.

Une fois à bord, le commandant fit faire monter la prisonnière. Tous les membres de l'équipage furent là pour la voir, comme une perle rare. Ils écarquillaient les yeux en la voyant, des murmures passaient ici et là la désigna comme trop jeune, que l'on s'était trompé. Le commandant se retourna vers eux, ils se figèrent. Ils comprirent que chacun devait retourner à son poste. Alexandre fit amener sa prisonnière prêt d'un canon, de là, on avait vu sur le port de tortuga et...Sur l'Elen's Cleaver. Alexandre resta silencieux, admirant la mer puis se tournant à demi, il déclara:

-Vous aviez dit que je ne tiendrais pas parole. Il y a une chose dont j'ai horreur. C'est que l'on remette en doute ma parole. Ce que je promets à un homme où une femme, je tiens cette parole, que l'homme, où la femme, soit pirate ou non. Pour cela, je peux faire canonner votre navire.

Alexandre ne sut jamais ce qu'elle ressentit. Mais là, il s'en fichait. Il ordonna de la conduire là où était sa place, et tandis qu'elle descendait, il ordonna que l'ancre soit levée et que les voiles soit mises dehors. Ce fut rapide et les soldats ayant menés la prisonnière revinrent avec l'entière satisfaction d'avoir accompli leur mission. Alexandre alla se placer sur la dunette d'où il observa les voiles se déployer, pousser par le vent. Le navire s'ébranla alors, et il avança, fière, dans l'océan. Le commandant prit la barre en personne et en touche le bois qu'il caressa, il comprenait qu'un capitaine ne puisse se séparer de son navire. Puis, d'un geste fluide, il fit tourner la barre, le navire commença à tourner, changea de direction. Le cap? L'océan Atlantique, pour une rencontre avec un navire de la compagnie des indes. Les voiles furent toutes mises dehors, e navire atteignit alors une bonne vitesse: neuf nœuds. Tout allait pour le mieux.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Mer 4 Sep - 16:49

Entendre cette chanson, l'hymne des pirates, repris par un si grand nombre de gens et dans une telle occasion fit monter mes larmes. Mais je devais rester fière en toutes circonstances, surtout devant ses raclures de hauts fonds d'Anglais. Je ne pouvais me permettre de m'effondrer, au risque que mes pleurs soient pris comme un aveu de faiblesse. Il était hors de question que je donne raison à ces ordures rouges, au service d'un tyran de roi, faisait seul sa loi, et n'étant remis en cause par nulle âme qui vive. Ce que ces crevures avaient déjà sans doute pris pour des adieux n'étaient que des au revoir, et ce n'était que partie remise. S'ils espéraient m'éloigner très longtemps de mon navire, de mon équipage et de ma compagne, ils se mettaient le doigt dans l'oeil. Parce que le Elen's Spirit et son nouveau capitaine allaient bien vite me tirer de cette infâme cellule britannique. Je ne resterais pas à fond de calle jusqu'à ce qu'on me livre à la Compagnie des Indes. S'ils espéraient tous y arriver, ils se trompaient lourdement, et ils allaient être vraiment déçus de la tournure que prendrait cette histoire.

Quand ce cafard, ce chacal, me poussa devant lui, ma haine me submergea. J'avais envie de le tuer sur-le-chant, seul problème.. Son armée de bons à rien, qui braquaient leurs armes sur moi. Si je faisais un geste de travers, je signais mon arrêt de mort. Bien que me ramener morte à la CDI n'arrangerait pas tout le monde, cela ferait plaisir à un grand nombre de ces esclaves de la royauté. Alors que je franchissais la porte, le chant se tut, et je me retournais à demi, pour constater que mon équipage était sur nos talons. Leurs faces étaient blêmes, leurs yeux comme voilés. Sauf ceux d'Anastasia, qui marchait devant les autres, faisant sonner ses botes sur le sol de pavés, qui étaient emplis d'un dégoût farouche et d'une violente envie de vengeance. Si elle n'avait rien qu'une petite faille dans la défense des anglais, elle se serait jetée comme une tigresse et couteau à la main à la gorge du commandant, après avoir étripé ses acolytes.

Pire encore que la meurtissure des fers à mes poignets, la brûlure de mon égo était insupportable. Avec perdu la bataille face à de tels hommes en était presque à me déshonnorer. Ils avaient usé de manipulation et de chantage, et ils avaient réussi là où ils n'auraient jamais du. Quand on me fit monter à bord de la chaloupe, j'envisageais de fuir, mais notre barque était suivie de noombreuses autres, occupées pas tout un bataillon d'homme entraînés au combat. Mes amis avaient embarqué sur mon bâtiment, seulement je serais morte avant qu'ils aient le temps de cannonner l'Hypérion. Quand le commandant de cette bande de malfrats s'assit pour me faire face, je crachais de mépris à ses pieds, le regard enflammé d'une hargne sauvage. Je haïssais ce type, c'était plus que clair depuis le début. Comme tout pirate à anglais. Comme tout navigateur sous pavillon noir face à la Royal Navi.


Je remarquais cependant que les hommes ramaient à bonne allure, comme s'ils voulaient s'éloigner le plus vite possible de Tortuga. Que redoutaient-ils ? De se faire attaquer de dos par les pirates restés sur l'île, ou de se faire couler par les navires amarrés à quai ? Je l'ignorais, mais une chose était claire : Nous étions arrivés à bord de la frégate anglaise. Un énorme navire, tous canons dehors, dirigés vers le Elen's Spirit, qui avait levé l'encre pour me suivre. Quand on me fit monter à bord, c'est une armée de matelots qui me dévisagea, sous toutes les coutures. Une levée de murmures d'incompréhension et d'yeux équarquillés m'accueillirent. Je ne relevais pas, passant fièrement devant eux sans prendre en compte les commentaires dans l'esprit de : " Elle est trop jeune pour que ce soit la pirate que nous cherchons." On me conduit près d'un canon, après que tous soient retournés à leurs post. Je posais le pied sur ce dernier, regardant mon navire, et répondais avec dédain et verve au capitaine de l'Hypérion:

-Vous êtes plus mauvais que le plus vile des pirates ! Jamais je ne croirais un mot d'une personne de votre engeance. Allez au Diable ! Ce navire a quitté le port, et armé ses propres canons. Si nous ouvrez le feu, vous bâtiment ira de par le fond avec le mien ! Vous pouvez en être certain. Comme vous pouvez être sûr que je m'évaderais de votre cellule avant même que nous n'ayons atteint le navire de la Compagnie des Indes !

Quand on me conduit à ma cellule, dans la cale du bâteau, je perdis de vue mon propre navire. Une indéniable tristesse me gagna, et je savais que je n'avais plus qu'une chose à faire: Prier. Mais pas Dieu. Il n'y avait pas de Dieu pour des gens comme nous, à part Neptune, le seigneur de la mer. Je fus jetée dans ma prison comme une malpropre, sans qu'on prenne la peine de m'ôter mes liens. Elle était vide, et peu éclairée. La couchette se faisait à même les planches de la calle, humide et glacée. Même le bruit de la houle ne me parvenait pas. Le silence régnait, les sons des pas des marins au-dessus de moi ne résonnaient pas. M'asseyant dans un coin, contre la grille, je n'avais plus qu'une chose à faire : attendre.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Sam 7 Sep - 13:45

L'Hypérion avançait d'une bonne vitesse. Le vent semblait favorable aux royalistes. Pour combien de temps? Le commandant n'aurait su le dire, mais il savait que sa risquait de ne pas durer. Pour le moment, tout l'équipage profitait d'un peu de repos. Les voiles déployé, le navire avançait seulement grâce au vent. Le bref répit que venait d'accorder le commandant était bienfaiteur autant pour lui que pour ses hommes. Son second s'approcha alors et lui proposa un café qu'il accepta. Il but une gorgée et le liquide chaud coula en lui comme une source de chaleur agréable. En effet, malgré le vent favorable, le temps avait changé et semblait tourner à l'orage. Alexandre espérait ne pas se prendre une tempête. Les voiles claquant rassurait l'équipage, c'était signe du vent, mais Alexandre ne perdait pas de vue son compas. Direction le sud-est. La mer restait calme, chose agréable mais qui ne durerait pas comme le vent qui finirait par changer.

-Faites placer une vigie Monsieur rook.

L'officier de pont s'exécuta en envoyant un matelot qui grimpa avec agilité dans les hauts-bancs. Alexandre rendit sa tasse à son second, le breuvage avait fait son effet, le commandant était revigoré. Une vague percuta alors l'Hypérion de plein fouet du côté bâbord. L'équipage fut projeté du côté tribord et le commandant se rattrapa de justesse à la barre. Alexandre demanda à chacun de regagner son poste tandis que le navire tanguait dangereusement. Les gabiers regagnèrent les hauteurs tandis que les soldats mettaient leurs armes à l'abri de l'eau. L'homme qui maniait la barre fut projeté et seul resta accroché le commandant. Alexandre fit pivoter la barre afin de reprendre le cap. Difficilement, le navire suivit le mouvement. Le commandant ordonna que l'on replie les perroquets, et bientôt, ces-derniers furent repliés, le navire perdit de sa vitesse sous les assauts des vagues. "On pouvait pas faire pire" Pensa Alexandre.

-Navires en vues!!

La vigie avait hurlé, le commandant laissa la barre au soin de deux hommes et alla se placer à l'arrière. Un navire, toute voile dehors lui, fonçait droit sur l'Hypérion. Le commandant sortit sa lunette et lorgna le pavillon...Celui des pirates. Il observa ensuite l'avant du navire et vit avec surprise, une femme, un sabre à la main. C'était ELLE. Celle qu'il avait menacée à Tortuga. Elle semblait décider à reprendre son amie, même si elle allait affronter le navire anglais avant. Alexandre fit mettre les canons en batteries mais ne fit pas ouvrir les sabords. Il fallait attendre encore un peu. Pourtant, le pirate se rapprochait de plus en plus. Alexandre quitta son poste d'observation et fit changer de direction, au lieu de lutter contre le courant, le navire allait se laisser entraîner. La pluie tomba alors. C'était une autre mauvaise nouvelle, et les marins disaient que c'était la présence d'une femme sur leur bateau qui en était la cause. Le commandant fit taire ces rumeurs et regagna son poste d'observation.

Alors qu'il lorgnait le navire pirate tentant de découvrir une faille, un mouvement plus à gauche du pirate lui fit changer de position, il observa dans cette direction et aperçu alors des voiles. Deux mâts. Deux navires. Le pavillon était français. Le commandant sentit son cœur battre plus vite. Soudain, un éclair de lumière jaillit d'une coque de l'un des navires, un autre jaillit du pirate. Alexandre ne fut pas long à comprendre, la bataille venait d'éclater. Les navires français, avantagés par le nombre, étaient plus redoutables, le commandant vit un mât du pirate se brisait tandis qu'un français avait ralenti ayant perdu deux mâts. Le pirate battit alors en retraite, il s'éloignait, enclencha un demi-tour et bientôt ne fut plus à portée de vue. Soudain, Alexandre comprit, les français ne voulaient rien au pirate, mais il voulait l'anglais.

-Préparez les canons monsieur Quarme, on a un nouvel adversaire.
-A quoi avons-nous affaire?
-Un cinquante canons, mais il a l'air plus rapide, préparez nos canons. Dans une demi-heure, la bataille éclate. Nous allons tenter de les tenir à distance.
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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Dim 8 Sep - 14:00

Alors que j'étais piégée à bord du bateau britannique, je sentis du mouvement, un changement de direction. J'étais violemment ballotée dans ma cellule, de bâbord à tribord, et de tribord à bâbord. Je me fis même projeter contre la grille de ma prison, et la douleur qui irradia dans mes bras me fit prendre conscience que je m'étais réceptionnée les mains en avant, percutant avec force les battants de fer glacés. Grimaçant sous la douleur, je maudis d'être une simple esclave de ce satané rafiot anglais. M'étant mise debout dans la calle, essayant de tenir en équilibre contre la tempête qui menaçait. Le temps avait brutalement changé, et ça se sentait de la poupe à la proue, la coque frappée de tous les bords. Des vagues rebelles et déchaînées nous baladaient comme un brin de paille dans le vent. Nous dûmes d'ailleurs réduire la voilure et la vitesse pour garder le cape. Nous chavirions dans tous les sens, et je n'eus pas de mal à imaginer les matelots, ne tenant même plus sur le pont tant les vagues étaient fortes.  Alors que j'avais l'habitude d'être en haut et de tout superviser, j'étais simplement aux fers, à attendre mon salut...
 
Pendant ce temps, sur le Elen's Spirit...
 
La tempête de se lever, alors que j'étais derrière la barre, suivant l'Hypérion. Elen était à bord, et j'avais du mal à supporter qu'elle soit dans cette infâme prison. Notre vitesse était bonne, et notre navire était fait pour tenir la mer en furie. Il était bâti pour la vitesse, et pour affronter les vagues déchaînées. Je maintenais le cap, les matelots s'affairant sur le pont. Les vagues qui frappaient la coque passaient par-dessus le bastingage, trempant les fins vêtements des moussaillons, et inondant mes habits. Je devais retenir mon chapeau, car le vent menaçait d'emporter mon tricorne fétiche.
Tout allait plutôt bien, jusqu'à ce que j'entende un cri venant de la vigie:
 
-Navires non identifiés à bâbord !
-Neils, prenez la barre !
 
Alors que mon second s'exécutait, je me précipitais à la proue, et sortant ma longue vue, j'ajustais sur le pavillon des navires étrangers:
 
-Navires français en vue ! Armez toutes les pièces ! Réduisez la vitesse, mais ne perdez pas de vue le bâtiment anglais ! Et coulez moi ces européens sur-le-champ ! Préparez vous à l'abordage !
 
Alors que tous les canons étaient armés, nous suivions le bateau anglais. Tandis qu'un coup de feu tonna dans l'air, j'entendis un sinistre craquement provenant de mon navire. Je jurais entre mes dents, et je vis le haut d'un de nos mâts se briser. Un sur deux... Nos canons s'ébranlèrent à leur tour, et les deux mâts d'un des navires français tombèrent sur le pont, l'équipage obligé d'évacuer le bâtiment inutile en urgence. Les français en avaient après les anglais, c'était sûr, mais il valait mieux leur laisser régler leurs comptes:
 
-Faîtes demi tour ! Contournez le navire anglais à bonne distance ! Attendez que les français règlent leurs affaires avec les britanniques ! Je ne veux pas que vous vous mêliez aux combats !
 
Alors que notre navire changeait de bord, je vis une série de boulets fuser de tribord du navire français, qui s'écrasa dans le côté bâbord des anglais. J'espérais de tout mon cœur que les prisons ne se trouvaient pas de ce côté. Sans quoi Elen allait avoir du souci à se faire... Nous attendîmes que les français abordent le navire, à quelques encablures. Les combats commencèrent, du sang fut répandu sur le pont. Des cris d'affrontements nous parvinrent. Je profitais de la bataille pour m'infiltrer sur le pont. Je me glissais entre les Tuniques Rouges et les européens, et atteignit les escaliers menant à la cale.
Envoyant bouler un anglais dans les marches menant au fond du navire, j'entendis sa nuque se briser dans un craquement plus que satisfaisant. Je le dépossédais de son sabre et de son pistolet, ainsi que de son trousseau de clefs. Ce qui me fit froid dans le dos fut de constater qu'un flot abondant d'eau s'engouffrait par la coque, mais ça ne le coulerait pas. Les canons français avaient fait du bon travail. Courant dans la soute, ralentie par l'eau qui me montait aux chevilles, je trouvais bien vite la cellule d'Elen, où elle luttait tant bien que mal contre la grille qui la retenait, et qui ne semblait pas décidée à céder. Un sourire aux lèvres, j'ouvrais cette dernière avec une clef que je trouvais facilement, de par sa forme, livrant un passage à ma compagne. Elle maugréa, bien qu'elle semble plutôt heureuse de me voir:
 
-Il était temps ! J'ai bien cru que j'allais rester éternellement sur ce fichu navire !
-Ravie aussi de te revoir !
 
Bien que j'ignore comment, elle s'était débarrassée de ses fers, qui gisaient au fond de sa cellule, dans l'eau. Je lui tendis les armes de l'anglais, qu'elle prit en grimaçant. Nous nous élançâmes de concert sur le pont, où les affrontements faisaient toujours rage. Nous glissant dans la mêlée, elle tomba sur le commandant, alors qu'il était en train de ferrailler avec un français, qu'il tua aisément. Lui glissant sa lame sur la gorge, elle lui murmura à l'oreille, la voix emplie de haine:
 
-Vous voyez... Moi aussi je tiens parole. J'avais promis que je ne resterais pas une journée sur ce navire. Et je m'apprête désormais à le quitter. Je peux remercier ces honorables français, qui vous ont divertis suffisamment longtemps et qui ont assuré ma liberté ! Vous n'êtes pas prêt de transmettre mon bon souvenir à la Compagnie des Indes, au final...
 
Elle le poussa devant moi, sans ôter son épée de son cou. Elle avançait en direction d'une chaloupe, où elle le fit monter devant elle. Je montais à sa suite, descendant la barque à flots, avant d'y monter à mon tour. Je pris les rames et pagayais vers le Elen's Spirit, où le canot fut remonté. Elen débarqua le capitaine, qu'elle emmena dans la cale, où se trouvaient les fers. Je la suivis par sécurité, et lui retirais son épée, ainsi que son pistolet. Il n'y avait rien dans la cellule : ni couchette, ni hublot. Il n'aurait qu'un repas par jour, et devrait se contenter d'un seau comme urinoir. Lui passant des menottes, elle le destitua de son bicorne et de sa veste, ne lui laissant qu'un t-shirt et son pantalon. Elle lui prit aussi ses botte, avant de le jeter sans ménagement dans sa prison, qu'elle fera à double tour de clefs, qu'elle me confia. Je cachais ce trousseau dans le revers de ma veste, et elle lui parla à travers la grille:
 
-Bien le bonjour, Capitaine. Je vous souhaite un agréable voyage sur le Elen's Spirit !
 
Tournant les talons, elle embarqua les effets du commandant, qu'elle mit dans notre cabine, avant de remonter sur le pont, où elle prit la barre et ordonna :
 
-Cap sur la Baie des Naufragés !
 
Spoiler:
 
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Alexandre Durtis

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MessageSujet: Re: Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]   Lun 9 Sep - 19:55

Alexandre avait fait virer son navire afin d'échapper aux français, mais la situation était mauvaise, les français gagnaient sur eux. Décidemment, ces diables ne les lâcheraient pas. Le commandant rentra dans ses appartements et s'assit calmement devant ses cartes. Il sortit son compas et regarda le cap. C'était le bon. S’ils continuaient ainsi, ils arriveraient, bien qu'il faille changer encore un peu le cap, à ce que les pirates appelaient la baie des naufragés. Récemment, trois bâtiments anglais écumaient les environs dans le but de faire quelques prises. Le commandant espérait donc trouver du secours. Il nota sa position, et traça la direction, puis laissa là ses cartes pour retourner sur le pont. Les canons arrière attendaient le signal. Alexandre sortit sa lunette et observa longuement le navire. Son second se plaça à ses côtés. Les vagues déchaînés ne semblaient vouloir en rien la victoire de l'Anglais. Le commandant hocha la tête et son second donna le signal. Les canons firent feu. La coque de l'adversaire trembla, mais rien d'autres.

Alexandre sortit son épée. La bataille allait être rude. Soudain, une masse impressionnante surgit des vagues, un navire de ligne français les avait pris à revers. Sa muraille de bois s'illumina lorsque les canon de ce-dernier firent feu. Les boulets ricochèrent sur le pont, s'enfoncèrent dans le bois qui craqua. Le choc laissa les hommes pantois, les Français en profitèrent pour lancer un abordage. Alexandre fit tirer une ligne de tireur. Les balles atteignirent leurs cibles et des français s'écroulèrent. Un soldat se jeta sur le commandant qui para sa lame avant de lui planter la sienne dans le ventre. le second soldat qui visait Alexandre n'eut pas le temps de lâcher le tir, le commandant avait sorti son pistolet et avait tirer, plus rapide, l'homme s'écroula. Le pont était obscurci par des tâches de sang et des cadavres. Un Français le chargea à la baïonnette, Alexandre esquiva, lui trancha la gorge pour se retourner et planter son arme dans le cœur de l'adversaire. Un officier prit la relève, mais il ferraillait bien mal et le commandant l'envoya à la mort.

Soudain, alors qu'il cherchait son pistolet qui lui avait échappé mais qu'il retrouva, il sentit le froid de l'acier sur sa gorge. Il comprit rapidement. Seule une personne voulait le grader en vie pour sa vengeance, et cette personne la prenait dans le dos. La lâcheté semblait être l'une des grandes vertu des pirates. Le commandant ne lâcha pas son arme, personne ne s'apercevait qu'il avait une lame sous sa gorge. Une voix emplie de haine fut alors audible:

-Vous voyez... Moi aussi je tiens parole. J'avais promis que je ne resterais pas une journée sur ce navire. Et je m'apprête désormais à le quitter. Je peux remercier ces honorables français, qui vous ont divertis suffisamment longtemps et qui ont assuré ma liberté ! Vous n'êtes pas prêt de transmettre mon bon souvenir à la Compagnie des Indes, au final...

Elle le mena vers une chaloupe où elle le fit monter, ensuite, ils atteignirent les Elen's Spirit. Une seule chose qu'on ne lui prendrait pas serait sa lunette qu'il cacha dans sa manche. Elle le fit grimper sur le navire et on lui enleva sa veste, son chapeau, et ses bottes. Le commandant fut conduit à une prison où elle le poussa sans ménagement et qu'elle verrouilla. Elle lui souhaita bon voyage, et s'éclipsa ainsi que sa seconde. Le commandant observa sa cellule. Fermé dans tous les coins. Il s'assit et observa. Le fait de ne pas avoir de couche n'était pas insupportable, il avait connu pire. Mais l'espace clos, ça le dérangeait. Il testait la solidité des barreaux lorsque de l'eau lui lécha les pieds, il se pencha. Pour que l’eau soit présente ici, il fallait bien qu’elle soit rentrée par une issue quelconque, non ? Le commandant observa tous les coins et tomba sur un petit trou dans la coque. Il regarda au travers.

La mer semblait s'être apaisée mais restée agitée. Alexandre sortit de sa manche sa petite lunette qu'il glissa dans le trou, juste assez large pour la laisser passer. Il observa les alentours. Bien qu'elle ne grossisse pas autant que sa véritable lunette, elle était efficace. Il esquissa un sourire en voyant deux voiles fendre les nuages dans leur direction, une troisième, bien plus visible, allait leur couper la route. Le pavillon, élevé bien haut, était le pavillon britannique. Le commandant ne s'était pas trompé et avec un peu de chance, deux autres navires feraient leur apparition, les renforts qui auraient dû être envoyé. Et si il avait échappé aux français, l'Hyperion les poursuivait. La chance semblait enfin tourner, mais le navire pirate était d'une rapidité incontestable, aussi, seul le navire qui leur couper la route pourrait se battre, mais le commandant faisait confiance aux autres. Il retira sa lunette, la mit dans sa manche et observa les portes...Des gonds à demi-cylindres...Un levier!! Il fallait attendre.
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Une arrivée impromptue exige quelques explications ! [PV Alexandre D]
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