AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un anniversaire pas comme les autres

Aller en bas 
AuteurMessage
William I. Fletcher
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 657
Age : 24
Localisation : Vous n'avez qu'à sortir votre GPS
Humeur : Confus
Métier : Capitaine du FireFly
Date d'inscription : 12/05/2011

Votre personnage
Trésor:
Vos Relations:

MessageSujet: Un anniversaire pas comme les autres   Dim 3 Fév - 20:38

William & Aurore"Joyeux Anniversaire, Rebecca !"




- Rose ?! Rose ! Il faut partir bientôt !

La petite fille se tenait devant son miroir et tentait de se coiffer les cheveux. William s’arrêta au pied de sa porte et croisa les bras.

- Tu vas y arriver ?

La petite jeta son ruban rose au sol et croisa les bras à son tour.

- Je ne suis pas capable !

William se mit à rire et alla ramasser le petit ruban. Il prit aussi la brosse et se mit à la coiffer.

- J’ai très hâte de voir Rebecca et Aurore !

- Moi aussi, ma princesse.

William se mit à penser à Aurore. Lorsqu’ils avaient quitté l’île de Tortuga, Aurore avait proposé d’aider William et sa fille afin de trouver un endroit où habiter. Dominic connaissait l’endroit parfait pour le pirate et sa fille. Un petit appartement juste en face de le leur. William aimait bien y vivre. C’était tranquille et les habitants de Londres étaient très accueillants. Quant à Toby, le petit nouveau-né que William et Aurore avaient trouvé sur l’île perdue, Dominic avait insisté sur le fait de s’en occuper avec Aurore. Son excuse étant que William était seul et qu’il serait dur pour lui de l’élever. William n’en a pas rajouté. Il pouvait voir l’amour qu’Aurore ressentait pour cet enfant orphelin et ne voulait le lui enlever. De plus, le jeune pirate devait l’avouer. Dominic était une bonne personne, mais aussi un bon père. Toby était en de bonnes mains.

- Merci papa !

William se mit à sourire. Sa coiffure était très belle. Ses longs cheveux châtains descendait en boucle jusqu’au milieu de son dos et le ruban rose formait une jolie boucle au-dessus de sa tête. Elle descendit de sa chaise et se planta devant son père.

- Comment tu me trouves ?

Elle se mit à tourner afin que son père puisse voir le complet de sa belle petite robe rose. William la prit dans ses bras et la serra très fort contre lui.

- Tu es magnifique !

Ensemble, ils sortirent de leur nouvelle maison et traversa la rue afin de se rendre chez Aurore et Dominic.

- Je veux frapper à la porte !

William laissa donc sa petite princesse cogner deux ou trois fois sur la grande porte d’entrée. On pouvait entendre des pas en arrière de la porte. Lorsqu’elle s’ouvrit, c’était Dominic. Il avait l’air si heureux de voir William et Rose. Eh oui, la tension entre eux avait beaucoup baissé depuis que le pirate avait en quelque sorte sauvé la vie de sa petite fleur, Rebecca. Le jeune homme accueilli William et sa fille à bras ouverts et un grand sourire aux lèvres.

- Dominic ! s’écria la petite en lui sautant au coup.

William entra à son tour. Dominic indiqua au jeune homme qu’Aurore était dans la cuisine en train de préparer un gâteau pour sa fille. William le remercia et se dirigea vers celle-ci. Lorsqu’il entra dans la cuisine, Aurore était bien trop occuper à lire dans son livre de recette pour s’apercevoir de sa présence. Un sourire aux lèvres, William se contenta de prendre la parole.

- Je vous vois très concentré, mademoiselle !

En sursaut, Aurore se retourna vers William, un sourire aux lèvres. Il s’approcha de la jeune femme et la prit dans ses bras. Elle lui fit remarquer qu’il était très en avance sur l’heure.

- Je n’aime pas être en retard. Je préfère être en avance.

Aurore se mit à rire et lui dit qu’elle était heureuse qu’il soit venu.

- Je ne manquerais pas cette journée pour rien au monde ! Au fait, parlant d’anniversaire … Où se trouve la fêté ?

Aurore lui indiqua qu’elle se trouvait dans sa chambre en compagnie de son nouveau petit frère, Toby. William hocha la tête et se dirigea vers les escaliers qui menaient au deuxième étage. Devant la porte de la chambre, il pouvait entendre Rebecca en train de parler. William ouvrit doucement la porte, afin de ne pas la déranger. Elle était assise sur son lit, un livre à la main. Toby était assis sur elle. Elle lui racontait une histoire. Le jeune pirate ne put s’empêcher de sourire à une telle scène. C’était très adorable à voir. Rebecca leva son regard azur vers son père et lui sourit.

- Willy !

Pour William, c’était son signe de départ. Il pouvait entrer. Il alla s’asseoir aux côtés de la fêté et de son frère. Le petit Toby semblait très calme. Ses yeux noisette était fixé avec admiration sur les images qui se trouvait sur le bouquin.

- J’étais en train de raconter mon histoire favorite à Toby !

- J’ai cru voir ça ! Tu aimes ton nouveau petit frère ?

- Je l’adore ! Ça fait du bien d’avoir quelqu’un avec qui jouer tous les jours. En plus, il ne pleure presque jamais !

- Wow !

William posa son regard sur Toby qui lui aussi le regardait. Il pouvait reconnaitre ce regard froid qu’il avait vu auparavant dans son rêve. William secoua la tête et tenta de sourire. Il examina Rebecca de haut en bas. Elle portait une jolie robe Rose avec des dentelles blanches. Ses cheveux blonds étaient soigneusement coiffés et un ruban bleu ornait le côté de sa tête. C’était sans aucun doute Aurore qui l’avait préparé. Quant à Toby, il portait un petit ensemble mignon. Une petite chemise blanche et de beaux pantalons propres et noir.

- Wow ! Regarde-toi ! Tu ressembles à une princesse !

- Merci, Willy !

Elle replongea son regard dans son livre et se remit à lire à haute voix. William embrassa sa fille sur la tête et quitta la chambre. Lorsqu’il redescendit à la cuisine, Aurore était toujours plongée dans son livre de recette. Cependant, elle semblait tendue et ne faisait que soupirer. C’était tout de même drôle à voir. William s’accota au mur et croisa les bras, un sourire moqueur aux lèvres.

- On aurait de la difficulté à faire un gâteau, peut-être ? dit –il sur un ton amusé.

Aurore lui répondit qu’elle n’avait jamais fait un gâteau auparavant. William fronça les sourcils et s’avança vers Aurore.

- Jamais ?! Alors qui lui faisait des gâteaux alors ?

Elle répondit que c’était le travail à Dominic, mais que cette-fois, elle avait insisté pour le faire. William éclata de rire.

- Je crois que ce n’était pas une très bonne idée !

Aurore soupira. William secoua la tête et se fit une place afin de regarder dans le livre de recette. Son cœur se mit à battre à une vitesse folle lorsqu’il sentit le contacte de la main de la belle blonde contre la sienne. Tout en rougissant, il se mit à lire à haute voix la recette.

- Hmm …

Aurore le regardait, espérant sûrement qu’elle n’ait rien fait de travers. William pointa quelques mots sur le bouquin tout en parlant à soi-même. Puis, après quelques minutes, il se tourna vers Aurore, un sourire aux lèvres.

- Rien de plus facile ! Tu veux de l’aide ?

Aurore refusa au début, sous prétexte qu’il était un invité et que cela serait impolie de sa part de le faire travailler. William se mit à rire et posa sa main sur l’épaule de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent et le jeune homme ajouta d’une voix douce :

- J’insiste …

Aurore accepta finalement et ensemble, ils se mirent au travail. Alors que William sortait quelques ingrédients des armoires, il se mit à converser.

- Rebecca aime beaucoup Toby à ce que j’ai pu remarquer.

Aurore acquiesça à ses dires en ajoutant qu’elle se sentait parfois seule et que Toby était une bonne façon pour elle de s’occuper pendant de longues journées ennuyeuse.

- J’avoue. J’ai aussi cru remarquer que Toby était un enfant très … calme.

Aurore acquiesça de nouveau. Elle lui expliqua que depuis son arrivée dans sa nouvelle maison, il n’avait jamais pleuré une seule fois. Elle ajouta qu’il était un vrai petit ange. En l’écoutant parler, William remarqua son attachement soudain pour cet orphelin. William s’arrêta un instant et fronça les sourcils.

- Hier, quand nous l’avons trouvé … Tu étais prête à le laisser sur cette île. Comme si tu ne le voulais pas. Mais … Il me semble que ton opinion a changé à propos de lui. Tu t’y es attaché très vite, d’après moi.

Aurore se retourna, un air sévère dessiner sur son beau visage. Les deux poings sur les hanches, elle répondit sur la défensive qu’elle adorait son Toby et que le passé était le passé, un point c’est tout. William était bien surpris d’une telle réaction et se contenta de lui faire dos afin de continuer ce qu’il faisait plus tôt. Le passé c’est le passé ? Pourtant, lorsqu’elle avait revu William à la prison … Elle ne semblait pas du tout penser la même chose. Elle ne faisait que revenir sur le passé. Le jeune pirate pouvait ressentir la tension dans l’air. Il baissa la tête et dit sur un ton désolé :

- Je suis … Désolé, Aurore. Je ne voulais pas insinuer que tu n’aimais pas Toby.

Il pouvait entendre la voix d’Aurore derrière lui qui lui disait qu’elle était désolée d’avoir réagi ainsi et qu’elle tentait seulement de protéger son fils. Elle parlait de Toby comme si c’était elle qui l’avait mise au monde et que son sang coulait dans ses veines. Son fils ? Il ne l’était pas. Il était le fils de sauvages qui vivaient sur une île perdue. Alors que William se retourna afin d’aller lire la suite de la recette, il entra en collision avec la belle blonde qui avait en main un bol avec du glaçage au chocolat. Tout ce glaçage tomba sur William qui lui resta figé pendant un bon moment. Aurore porta ses mains à sa bouche et ne faisait que répéter qu’elle était vraiment désolée. William posa son regard sur cette texture brune qui coulait sur sa chemise. Un petit sourire mesquin apparu alors sur ses lèvres. Il prit une bonne poignée de farine dans un bol et le lança sur Aurore. Une poussière blanche se trouvait désormais dans l’air, mais aussi sur la robe de la jeune femme qui semblait surpris d’un tel geste. William se mit alors à l’imiter sur un ton moqueur.

- Oh mon dieu ! Je suis désolé ! Je ne sais pas ce qui m’a prit ! J’ai eu une sorte de spasme, je ne sais pas pour …

Il fut alors couper par un petit éclat de glaçage en pleine figure. Il ferma les yeux à l’impact et ne pouvait qu’entendre le rire étouffé d’Aurore. Il ouvrit doucement les yeux et haussa un sourcil. Aurore passa son doigt sur la joue du jeune homme, en enlevant du glaçage, et le mit dans sa bouche. Elle ajouta d’un ton moqueur qu’il était délicieux. Rapidement, William s’empara du bol de farine et se baissa juste à temps, car Aurore lança du glaçage qui s’écrasa sur le mur derrière lui. Une bataille de nourriture s’enclencha. William et Aurore éclatait de rire à chaque fois que l’un deux touchait l’autre. Les murs, les comptoirs et même le plafond étaient rempli de pâte de d’autres ingrédients. William et Aurore aussi en était rempli. Alors que William s’apprêta de lancer d’autre farine, il remarqua que son bol était vide. Aurore pointa alors sa cuillère sur William qui lui leva les mains en souriant. La jeune femme s’exclama sur un ton du défi qu’il devrait se rendre. William se retenait de ne pas rire. Il baissa doucement les mains et s’approcha doucement de la belle blonde.

- Je ne me rends jamais !

Il sauta sur Aurore et tentait d’attraper sa cuillère. Les deux jeunes gens se mirent à rire et Aurore tentait de se débattre. William avait entouré Aurore de ses bras. La jeune femme était de dos à lui, afin qu’il soit plus dur pour le jeune homme d’attraper son ‘’ arme ‘’. Cependant, William réussi tout de même à agripper d’une main la cuillère et de l’arracher des mains de la belle Aurore. Celle-ci se retourna, face au jeune homme, et tentait de reprendre sa cuillère en lui disant de lui redonner.

- Désolé, ma belle, mais tu viens de perdre ! Et j’ai gagné !

Il éclata de rire et lança la cuillère au fond de la pièce. C’est alors que William réalisa quelques choses. Ils étaient face à face, son bras était toujours entouré autour de la taille de la belle blonde et leur visage était à quelques centimètres de loin. Les deux s’arrêtèrent de rire pendant un moment. Ils se fixèrent longuement sans dire un seul mot. William se mit à mordiller sa lèvre inférieure tout en regardant les lèvres de sa compagne. Il pouvait sentir le corps d’Aurore se coller d’avantage sur le sien, ce qui faisait battre son cœur à une vitesse folle. Il voulait absolument l’embrassé, mais allait-elle réagir ? Comme si elle avait lu dans ses pensées, Aurore se mit à avancer son visage vers celui de William. Sa tête lui disait de ne pas se laisser faire, mais son cœur lui criait de l’embrasser. Il était un peu perdu en ce moment, mais il le savait très bien qu’au fond de lui-même … Il était encore fou amoureux de cette femme. Lorsque leurs lèvres se frôlèrent, il ferma doucement les yeux et se décida d’écouter son cœur pour une fois. Les deux jeunes gens furent entraînés dans un baiser doux qui devenait de plus en plus passionné pour enfin devenir sensuelle et langoureux. Il posa ses mains sur la taille de la belle blonde qui se laissa faire. Il pouvait sentir les mains de sa compagnes se promener un peu partout, redécouvrant le corps de l’homme qu’elle avait tant aimé autre fois. Des minutes passèrent et les deux jeunes gens ne s’étaient pas lâcher. C’était comme si ils étaient dans leur monde. Un monde qu’ils avaient oublié pendant des années. Alors que William était prêt à aller plus loin, une voix masculine retentit dans le salon. C’était Dominic qui appelait Aurore. Pris par surprise, les deux amoureux se décollèrent et firent comme s’ils étaient en train de faire autre chose. Lorsque Dominic entra dans la cuisine, il resta figé. Il demanda alors à Aurore ce qui s’était passé ici. La jeune femme tenta de créer une excuse, mais celle-ci était peu convaincante. William, qui faisait dos à Aurore et Dominic, tentait de se retenir pour ne pas rire. Il se mordait la langue. Lorsque Dominic quitta la salle, William se retourna vers Aurore et éclata de rire avec elle. Elle lui dit alors qu’ils devraient peut-être nettoyer tout ça. William passa sa main dans ses cheveux plein de pâte et regarda autour de lui.

- Tu crois ? Moi je trouve que ça rend un certain charme à ton affreuse cuisine. Dit-il sur un ton moqueur.

Aurore lui lança de la pâte. William éclata de rire.

- Je blaguais !

Ensemble, ils nettoyèrent la cuisine au complet et ils finirent le gâteau qui était magnifique. Aurore alla se laver et William fit de même par la suite. Les autres invités arrivèrent. La fête allait bientôt commencer.




_________________

I work in the DARK to serve the LIGHT
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aurore Loves
Pirate
Pirate
avatar

Nombre de messages : 2675
Age : 27
Localisation : Proche de ma fille et de mes amis.
Humeur : Joyeuse
Métier : Mère au foyer.
Date d'inscription : 12/04/2007

Votre personnage
Trésor:
Vos Relations:

MessageSujet: Re: Un anniversaire pas comme les autres   Ven 8 Fév - 23:38

Nous y voilà. Le grand jour est arrivé. Celui que Rebecca attendait avec impatience et celui qu'Aurore redoutait tant. À tel point qu'à sept heure du matin, elle fut debout. C'est donc sans faire le moindre bruit qu'elle alla voir en premier le petit Toby qui était aussi éveillé. Affichant un doux sourire, la jeune maman prit dans ses bras, celui qu'elle considérait comme son deuxième enfant pour ensuite l'emmener avec elle jusqu'à la cuisine. Là elle lui prépara son petit-déjeuner composer de compote de pêches frais de la veille au soir. Pour elle, son repas se limita à une tasse de thé et à une tranche de pain. La boule au ventre était déjà omniprésente.

Il était presque huit heure du matin quand elle s'apprêta à sortir les banderoles pour la fête lorsqu'on frappa à sa porte d'entrée. Aurore s'empressa d'ouvrir et fit face face quelques secondes plus tard, à Dominic qui était habillé d'un ensemble bleu marine.

- Il me semblait bien avoir vu de la lumière chez toi tout à l'heure.


La blonde lui adressa une petite grimace pour ensuite s'expliquer.

- Je veux que la fête soit inoubliable.

- Et elle le sera.

Affirma l'anglais, sûr de ce qu'il disait.

Il entra ensuite dans la demeure encore calme. Son regard s'adoucissa à la vue de Toby qui semblait ravis d'avoir de la visite.

- Oh, mais tu n'étais pas seule à ce que je vois.

Aurore lui adressa un sourire tout en refermant la porte d'entrée à clé tandis que Dom prit Toby dans ses bras.

- Non effectivement. Il était réveillé quand je suis venu le voir. Il doit sentir qu'aujourd'hui est un jour spécial pour sa sœur.

Dominic qui était occupé à adresser des sourires comiques au petit garçon, répondit à son amie tout en ne quittant pas Toby.

- Les bébés ressentent tout. Moi et Toby allons-nous mettre au travail.

Aurore ne réagissa pas à ce que venait de dire Dom. Ils étaient tombés d'un accord commun pour s'occuper de Toby, donnant la chance au blond de connaître la sensation d'être père. Depuis leur retour à Londres, non seulement ils s'étaient rapprochés, se voyant encore plus qu'avant l'arrivée de Toby, mais cela mettait également les sentiments d'Aurore dans le doute et si en plus de cela on ajoutait le fait que William habitait à moins de cinq mètres de chez elle, forcement cela changeait tous.

- J'aurais quelque chose à te demander.

Dit Aurore tout en s'approchant de Dominic qui se décida enfin à déposer l'enfant dans le parc à côté d'eux pour ensuite se tourner vers la blonde.

- Je t'écoutes.

Bien que cette demande était simple, pour Aurore s'était un calvaire insupportable pour en faire part à haute voix. C'est en se tortillant les doigts qu'elle se donna le courage de prendre la parole.

- J'aimerais que cette année, ce soit moi qui fasse le gâteau de Rebecca.

Le rouge monta à ses joues quand elle entendit le rire de Dominic.

- Toi ? Faire un gâteau ?


- Je sais que j'en suis capable.

Fit-elle remarque ce qui fut suffisant pour faire redevenir sérieux Dom qui fronça légèrement des sourcils.

- Et qu'est-ce que je suis censé faire en attendant ?


- J'ai déjà pensée à tous.

Elle tourna le dos à son ami, alla jusqu'au buffet où elle sortit une feuille qu'elle griffonna de quelques mots. Elle retourna auprès de l'anglais et lui tendis le papier.

- En attendant que je prépare les enfants, je compte sur toi pour me faire quelques courses au marché.


- Je n'ai pas le choix je supposes ?

Comme pour répondre à la question du blond, Aurore fourra dans l'autre main, une petite bourse qui émetta un son métallique puis lui adressa un petit clin d’œil.

- Tu as tous compris.


Dominic ria doucement puis rétorqua sur un ton malicieux.

- Tu es vraiment ...

- Brillante ?

Proposa Aurore avec un sourire au coin de ses lèvres, ce à quoi Dominic répondit.

- J'aurais plutôt dit maligne.

Après s'être assuré de ne rien avoir oublié, Dominic quitta la maison d'Aurore. Lorsque cette dernière retourna dans la cuisine, il lui sembla entendre un petit bruit à deux étages au dessus-d'elle. Elle s'y dirigea avec Toby, sachant déjà la raison.

Elle se posa devant la première chambre du second étage et en ouvrit la porte, découvrant une Rebecca qui sursauta légèrement en entendant le grincement de l'ouverture.

- Maman !


- Joyeux anniversaire ma chérie !


Répondit la jeune maman, faisant ensuite un câlin familial à trois.

Elle se hâta ensuite de prépare le petit-déjeuner de sa fleur et alors que celle-ci le dévora, Aurore commença à assembler les vêtements de ses deux enfants. C'est sous le regard attentif de Rebecca que la blonde fit la toilette du petit Toby tout en lui chantonnant la même mélodie qu'elle avait fredonnée autrefois à sa fille. Toby était fin prêt lorsque Dominic fit son retour du marché. Il tomba en extase sur l'habit de son "fils", au point de l'emmener avec lui sans demander l'autorisation de la jeune femme.

D'un pas rapide elle lui coupa la route, les bras croiser.

- Je compte sur toi pour veiller à ce qu'il ne salisse pas son costume le temps que je toilette Rebecca.

Dom posa une main contre sa tempe et fit un salut digne des soldats de la couronne.

- À tes ordres ma belle.

Satisfaite de savoir que tout se dérouler comme prévus, Aurore se tourna vers sa fille qui semblait curieuse de connaître sa tenue de la journée.

- À nous maintenant.

Aurore prit un plaisir immense à nettoyer les longs cheveux dorés de sa fille pour ensuite les brosser jusqu'à ce qu'ils soient bien lissent. Après quoi et une fois la toilette complète terminer, la jeune maman coiffa les cheveux de Rebecca, les mettant en valeur avec un noeud bleu qu'elle posa sur le côté et lui même mettant en beauté la ravissante robe rose à la dentelle blanche.

Rebecca semblait être aux anges quand elle se contempla dans l'immense miroir. Elle pivota plusieurs fois sur elle-même afin de s'admirer d'avantage pour effectuer une révérence quasi-parfaite.

- Comment je suis ?

Aurore allait donner une réponse qui pourrait exprimer plus que ce qu'elle voyait, mais quelqu'un d'autre le fit à sa place.

- Tu es une vrai poupée humaine.

Dominic se tenait près de l'entrée de la salle de bain, Toby dans ses bras.

- C'est vrai maman ?

Questionna Rebecca, un sourire malicieux sur les lèvres, semblable à celui de sa mère.

- Il est même en dessous de la vérité.

Elle jeta ensuite un coup d’œil à l'horloge qui était posée dans le couloir. Dans moins d'une heure elle devait être dans sa cuisine.

- Rebecca, peut tu allais dans ta chambre avec ton frère le temps qu'on finisse les préparations ?

- Pourquoi je n'ai pas le droit d'être avec Dom ?

Aurore leva la tête en signe de méditation sur la question que venait de poser sa fille pour ensuite donner la seule raison valable à ses yeux.

- Parce que Dom va préparer ta fête et que jusqu'à 12h30, cela reste une surprise.

Cela fut suffisant pour convaincre la petite Rebecca qui quitta la salle de bain en suivant Dominic.

Une fois libre de tout enfant, Aurore se lava à son tour, appréciant ses rares moments de calme, restant un peu plus longtemps sous l'eau. Une demi-heure plus tard, elle quitta la salle de bain, totalement changer.
Spoiler:
 
Elle portait une robe citadine lilas aux motifs florales rouge clair, ses cheveux dorés étaient toujours détachés, mais resplendissaient de fraîcheur. Lorsqu'elle arriva dans le couloir, trois paires d'yeux se posèrent sur sa personne, la mettant dans l'embarras immédiat.

- Maman, on dirait que tu es une fée.

Le compliment que venait de lui faire Rebecca, gêna encore plus Aurore qui ne bougea point.

- Elle a raison ...

Rajouta Dominic tout en s'avançant vers la blonde. Arrivée à son niveau, il poursuivit.

- Tu es resplendissante.

Aurore acquiesça silencieusement de la tête pour ensuite s'adresser à sa fille qui attrapa déjà un livre de contes.

- Ma chérie, tu restes encore dans ta chambre. Je viendrais vous chercher toi et son frère quand tous sera prêt.

- Tous ce que tu veux maman.

Répondit Rebecca tout en s'installant sur son lit où se tenait déjà Toby.

Aurore descendit en direction de la cuisine, Dom sur ses talons.

- C'est pour lui que tu fais ça ?

- Que je fais quoi et pour qui ?

Questionna la belle blonde, s'arrêtant à la dernière marche et se tournant vers l'anglais qui affichait un sourire qu'elle n'arrivait pas à déchiffrer.

- Le gâteau ... Me dit pas que c'est uniquement pour Rebecca que tu le fais.

C'était bien la première fois qu'il réussissait à la coincer de la sorte. Que pouvait-elle dire pour sa défense ?

- Tu as raison.

Elle n'avait même pas songé à d'autres solutions, celle-ci se rapprochant plus de la vérité.

- Tu es encore amoureuse de lui ?

La voix de Dom, laissait transparaître de la déception, mais lors qu’Aurore posa son regard sur celui charmeur du blond, elle pu y lire une révélation qui lui fit mal au cœur.

- Je ne sais pas.

Répondit-elle d'une voix chevrotante, incertaine de ce qu'elle disait.

Ses sentiments envers William étaient-ils toujours fiables où était-ce dû aux retrouvailles ?

Elle-même elle ne savait plus quoi penser de tout cela. Elle préféra donc se réfugier dans sa cuisine tant qu'il en était encore temps, mais une main la stoppa lorsqu'elle alla franchir la porte. C'est en restant immobile et impartiale qu'elle écouta Dominic.

- Je ne peux rien pour toi, mais réfléchis bien à ce que tu risques de commettre. Je ne te demandes pas de lui pardonner, mais n'oublies pas non plus ce qu'ils vous a fait à toutes les deux.

Aurore savait tout cela, elle n'avait pas besoin qu'on le lui rappelle. C'est pourquoi elle fila dans la cuisine sans dire un mot. Elle posa les mains sur son plan de travail et respira un bon coup afin d'enlever ce stress pesant pour ensuite prendre le livre posait à côté d'elle. Rapidement elle trouva la recette qui allait sans doute la projetait dans les meilleurs maman pâtissières.

Elle commença à faire le glaçage qu'était au chocolat qu'elle plaça ensuite dans un endroit frais. Elle sortie ensuite une bouteille de lait, des oeufs, de la farine, du sucre et une gousse de vanille. Cela faisait la troisième fois qu'elle relisait la recette. Elle avait cassé les oeufs, rajouter la farine, le sucre et en avait terminé avec la bouteille de lait lorsqu'on frappa à la porte.

Elle entendit Dominic aller ouvrir et quelques secondes plus tard, ce fut la voix de Rose qu'elle percepta.

- Dominic !

Aurore leva la tête afin de savoir l'heure qu'il était et fut plus que surprise de constater qu'il n'était que onze heure et quart.

Pourquoi diable William était venu à l'avance ?

- Si c'est Aurore que tu cherches, elle est dans la cuisine. Elle prépare le gâteau d'anniversaire.

Son cœur s'affola légèrement quand les pas de William se dirigèrent en sa direction. Reprenant ses esprits, elle tenta une nouvelle fois de comprendre cette recette qui paraissait encore plus compliquer qu'une demi-heure avant.

- Je vous vois très concentré, mademoiselle !

Bien qu'elle savait qu'il était là, Aurore ne pu s'empêcher de sursauter. Elle se tourna vers le nouveau venus, rassurée de sa présence et lui adressa un sourire chaleureux, poussant le jeune homme à la prendre dans ses bras, étreinte qu'elle rendit avec douceur. Elle le regarda une nouvelle fois et constata qu'il s'était mit sur son trente et un le jour de l'anniversaire de sa première fille.

- C'est moi où tu es plutôt en avance sur l'heure que j'ai dit hier soir ?

- Je n’aime pas être en retard. Je préfère être en avance.

Ah bah ça s'était un changement chez le jeune pirate, lui qui était autrefois pas ponctuel.

Elle posa une main sur le bras de son ami.

- En tous cas tu ne peux pas t'imaginer à quel point je suis heureuse que tu sois là.

- Je ne manquerais pas cette journée pour rien au monde ! Au fait, parlant d’anniversaire … Où se trouve la fêté ?

Elle pointa le plafond et ajouta la parole au geste.

- Elle est dans sa chambre au deuxième étage avec son nouveau petit frère.

La jeune femme n'eut pas besoin d'insister, le pirate étant déjà partie voir la fillette à l'endroit qu'elle lui avait indiqué.

Elle lâcha un profond soupire, soulagée d'avoir gagné un temps précieux pour se rattrapait sur ce maudit gâteau. Elle attrapa la gousse de vanille tout en cherchant du regard, l'étape qui évoquait l'ingrédient, mais une fois de plus, elle fut perdue dans ce qui était écrit. Un coup ils disaient de tailler la gousse afin d'obtenir un arôme délicat et une autre fois c'était trempé la tige dans la pâte.

Cette fois-ci elle ne pu que s'avouer vaincu. Décidément, les gâteaux n'était pas son fort. Alors qu'elle songea à aller voir Dominic pour une aide qui lui serait bénéfique, son regard accrocha un autre paragraphe qui parlait de vanille ... Sauf que cette fois-ci ils parlaient en même temps de glaçage, s'était à en devenir fou.

- On aurait de la difficulté à faire un gâteau, peut-être ?

Aurore réprima un grognement d'énervement.

- Pour être franche avec toi, je n'ai jamais fait de gâteau de ma vie.

Elle se sentit honteuse de dire cela au père de son enfant et la gêne ne se dissipa pas lorsque ce dernier s'approcha d'elle, surpris de cet aveu.

- Jamais ?! Alors qui lui faisait des gâteaux alors ?

À croire qu'il faisait tous pour la mettre dans l'embarras, mais cela ne l'empêcha pas de se prêter au jeu.

- Les autres années, c'est Dominic qui s'en charge, sauf que pour les six ans de Rebecca c'est moi qui me suis portée volontaire.

Cette gêne s'en alla presque aussitôt grâce au rire si communicatif de William qui rajouta son humour piquant.

- Je crois que ce n’était pas une très bonne idée !

Comme pour confirmer ses dires, Aurore soupira et un regard dépité sur la préparation de sa pâte. Cela se transforma en soulagement lorsque le jeune pirate se mit à ses côtés afin de lire les instructions. Timidement, la jeune femme posa sa main contre celle de William, l'encourageant silencieusement à lui venir en aide. Cela fonctionna, car le beau brun lu la recette pour eux deux.

- Hmm …

Quoi ? Qu'est-ce qui n'allait pas dans ce qu'elle avait fait ?

La blonde tenta de le savoir en posant un regard interrogateur sur son premier invité qui continua de parler à lui-même pour enfin se tourner vers elle avec un sourire rassurant.

- Rien de plus facile ! Tu veux de l’aide ?

Quoi de plus humiliant que de se faire assister par un invité ?

Rien que cette pensée fit qu'Aurore rétorqua sur la défensive d'une voix penaude.

- Non pas question ! Tu es l'invité et ça serait indigne de moi de te faire travailler pour juste une histoire de gâteau.

Ce n'était qu'une partie de vérité qui sortait de sa bouche en cet instant, car ce qu'elle redoutait le plus était muré dans son silence.

Elle frissonna légèrement au contact de la main de William sur sa peau, son regard lui ne pouvait se dérouter de ce regard océanique.

- J’insiste …

Que pouvait-elle donner comme réponse à cela ? Après tous il n'y avait aucun mal à faire un gâteau à deux. Combien de fois avait-elle assister visuellement Dominic sans que rien n'arrive entre eux ? Alors pourquoi en serait-il autrement avec William ?

- Dans de telles conditions je ne peux qu'accepter ta proposition.

À contrecœur, elle fut contrainte de vider le saladier dans lequel reposait sa pâte pour ensuite repartir à zéro avec les mêmes ingrédients aider de son partenaire de cuisine.

- Rebecca aime beaucoup Toby à ce que j’ai pu remarquer.

Alors qu'elle déposa de nouveaux œufs à côté de William, Aurore hocha de la tête puis parla sur un ton doux, à la limite de la rêverie.

- Oui c'est vrai et moi aussi d'ailleurs je dois l'admettre. Rebecca s'absente assez souvent chez Dom, me laissant la maison vide de chaleur humaine alors qu'avec Toby j'ai de quoi m'occuper.


- J’avoue. J’ai aussi cru remarquer que Toby était un enfant très … calme.

Que pouvait-elle dire à part confirmer les "infos" de William ?

- Même un peu trop à mon goût. Depuis qu'il est arrivé à la maison, il n'a jamais pleuré ne serait-ce même que pour manger. Mise à part ça, c'est un vrai petit ange.

Elle savait qu'en parlant de deux êtres qui comptaient énormément pour elle, sa voix changer considérablement, prouvant à quel point pouvait aller son amour pour un autre.

- Hier, quand nous l’avons trouvé … Tu étais prête à le laisser sur cette île. Comme si tu ne le voulais pas. Mais … Il me semble que ton opinion a changé à propos de lui. Tu t’y es attaché très vite, d’après moi.

Cette fois-ci s'en était trop ! William allait beaucoup trop loin dans ses propos et Aurore était bien décidée à tirer les choses au clair. Elle se tourna vers le jeune homme, le visage légèrement tirailler par la colère, les poings sur ses hanches, poster sur la défensive.

- Et alors ? C'est mal de changer d'avis ? C'est quand même dans mes droits d'aimer Toby non ? Et pourquoi revenir sur le passé à tout bout de champ ? Moi je ne vis plus dans le passé.

Elle semblait avoir touché une corde sensible, car le pirate baissa la tête.

- Je suis … Désolé, Aurore. Je ne voulais pas insinuer que tu n’aimais pas Toby.

Pourquoi qu'à chaque fois que William voulait s'excuser, Aurore était déjà prête à lui pardonner ?

Redoutant de perdre une partie de ses moyens, Aurore s'appuya contre le rebord de l'évier, ferma les yeux et dit à son tour.

- C'est plutôt à moi de m'excuser d'avoir réagis de la sorte. J'espère que tu comprendras que je veux juste protégé mon fils de tous ce qui pourrais être mauvais envers lui.

Elle alla ensuite vers ce meuble où elle avait mit le glaçage.

Fière du résultat, elle alla le poser à côté de la nouvelle pâte qui reposait lorsque William effectua un demi-tour qui ne leur apporta rien d'autre qu'un impact inévitable. Le résultat fut tout de même hilarant. William était couvert de la texture qu'elle avait fait une heure à l'avance. Posant le récipient sur le plan de travail, Aurore porta ses mains à sa bouche afin d'étouffer son rire et bafouilla une sorte d'excuse improviser.

- Oh mon dieu ! Je suis désolée ! Je ne sais pas ce qui m'as pris ... D'habitude je ne suis pas autant tête en l'air. Mince alors, ta tenue est foutue maintenant ...

La blonde ferma subitement ses yeux noisettes, manquant de tousser à la sensation d'une forte gêne. Elle plissa légèrement les yeux et ne cacha pas sa surprise en voyant que le responsable de la poudre blanche présente sur sa robe était nul autre que William. Celui-ci semblait avoir trouvée la solution à sa vengeance.

- Oh mon dieu ! Je suis désolé ! Je ne sais pas ce qui m’a prit ! J’ai eu une sorte de spasme, je ne sais pas pour …

Telle la meilleure façon de le faire taire, Aurore prit une cuillère de bois, la plongea dans le glaçage et projeta l'aliment sur William qui ferma sa bouche et ses yeux tandis que la jeune femme fit part de sa joie en riant d'un rire agréable et qui pourrait être contagieux. Elle s'approcha du pirate, croisa son regard océanique interrogateur puis posa un doigt sur la joue gauche où résidait quelques traces de chocolat. Avec douceur, elle enleva la tâche qu'elle porta ensuite à sa bouche dans un geste sensuelle. Une fois que la saveur ai déstabiliser tous ses sens, Aurore dit sur un ton moqueur.

- C'est délicieux.

Elle vit du coin de l’œil, la main de William s'enfoncer dans le bol de farine. À son tour elle en fit autant avec le glaçage, mais une fois lancé, le projectile frôla le pirate de quelques millimètres, s'écrasant contre le mur tandis que la fine poudre toucha sa cible. C'est ainsi que leur bataille de nourriture démarra, tout ce qui se trouvait sous leurs mains, se révélant être une arme redoutable, éclaboussant la cuisine du sol au plafond ainsi que les meubles. Au milieu de cette mêlée, les deux jeunes adultes riaient à ne plus pouvoir en respirer. Au final ce fut Aurore qui gagna cette victoire. Elle pointa sa cuillère en direction de William qui n'avait plus de munitions.

- Tu es censés te rendre maintenant.

Clama Aurore avec un sourire narquois sur les lèvres.

Mais sa menace ne marcha pas sur William qui s'avança vers elle d'un pas menaçant, les mains baisser.

- Je ne me rends jamais !

Puis sans crier gare, le beau brun sauta sur la blonde qui comprit sa tactique. Les rires reprirent de plus belle.

Aurore tenta d'échapper à l'emprise de William, mais ce dernier n'avait pas l'attention de la lâcher, ses deux mains la tenaient fermement par la taille. Son avantage était qu'elle lui tournait le dos et qu'ainsi, son arme était inaccessible ... du mois c'est ce qu'elle s'imaginait jusqu'à ce qu'il lui la vole. La jeune femme fit volte-face et regarda les yeux dans les yeux son ami tout en essayant de récupérer son bien.

- William redonnes moi ma cuillère.

- Désolé, ma belle, mais tu viens de perdre ! Et j’ai gagné !

William éclata de rire, désarment totalement la belle Aurore qui constata que quelque chose clochait entre eux. Son corps se réchauffait au contact des mains fortes de William, ses yeux étaient charmés par ce regard bleu si pur, au point que le silence retomba entre eux.

Que devait-elle faire par pareille situation ? Est-ce de cela que parlait Dominic ? Se doutait-il que cette instant aurait lieu ? Et elle ? Voulait-elle vraiment revivre cette douce idylle ?

Délicatement, son corps frêle se colla à celui muscler de William, la chaleur de leur deux corps s'entremêlèrent pour finir par leur faire tourner la tête. Elle pouvait sentir battre son coeur à la même vitesse de celui de l'homme qu'elle avait en face d'elle, transmettant ce même message qu'autrefois ... celui de ne faire plus qu'un. C'est avec un petit sourire qui en disait long que la belle blonde se rapprocha de William, redoutant la réaction du jeune homme. Leurs sentiments semblaient être connectés, car il s'avança à son tour vers elle, frôlant ses lèvres la poussant un peu plus vers ce pêcher qu'elle aimait gouter. Désormais elle était sûre, s'il ne l'embrassait pas sur-le-champ, elle le fera. Mais nul besoin d'en arriver à cela. Le beau brun venait de poser ses lèvres contre les siennes, l'entraînant dans ce tourbillon qui s'appelait l'amour. Ce baiser qui fut doux au départ, s'amplifia au fur et à mesure que les secondes s'enchainèrent. Il devint sensuelle, invitant Aurore à reprendre possession de son bien en posant une main sur le torse du pirate et l'autre dans sa chevelure sauvage tandis que le jeune homme la colla un peu plus contre lui. Elle avait rêvée de cet instant depuis tellement longtemps qu'elle se croyait dans un rêve éveillé, ne souhaitant en aucun cas être dérangé.

- Aurore ? Tout va bien ?

Et merde ! Pourquoi fallait-il que Dominic décide de se pointer à ce moment précis ?!

Déçue d'une telle intervention, Aurore s'écarta à contrecœur du pirate qui lui-même paraissait triste de devoir se séparer de sa proie. Saisissant un torchon qui traînait là, Aurore tenta d'enlever quelques traces de leur bataille lorsque la porte de la cuisine s'ouvrit, laissant apparaître l'anglais. Elle croisa le regard choquer de Dom qui resta planter devant l'entrée, bouche ouverte. Il pointa alors les traces de leur mésaventure et questionna la jeune femme.

- Qu'est-ce qu'il s'est passer ici ?

Aurore se tourna vers William qui lui tournait le dos ... Lui en voulait-il d'avoir cédé à la tentation ? Qu'allait-elle pouvoir trouver comme excuse ?

- Bah en fait ... William faisait la pâte ... moi ... prendre glagla ... et boum !

Mon dieu ... Cela aurait pu être pire, mais il s'aurait était mieux que ce soit tout le contraire.

Dominic arqua un sourcil, ne comprenant rien de ce que venait de dire son amie. Il haussa les épaules et referma la porte de la cuisine, sans doute encore plus perdus qu'avant d'avoir voulu questionner Aurore.

La jeune femme se tourna ensuite vers son comparse et d'un simple regard, se mirent tous deux à éclater rire de ce qu'il venait de se passer, se disant qu'ils avaient échapper de peu à la faucheuse qu'était Dom.

- Il serait préférable de nettoyer nos dégâts avant de finir le gâteau, tu ne crois pas ?

- Tu crois ? Moi je trouve que ça rend un certain charme à ton affreuse cuisine.

Aurore n'en revenait pas qu'il cherchait toujours à la sortir de ses gonds alors qu'elle avait gagné officiellement leur seule bataille de nourriture. Saisissant une petite boulette de pâte qui traînait là, elle la lança sur le beau brun.

- Je blaguais !

C'est toujours l'air joueur que les deux parents de Rebecca lavèrent la cuisine de fond en comble et termina le gâteau qui était au-delà des espérances d'Aurore.

Il était pas loin de midi et quart quand l'ange blond décida de prendre une nouvelle douche afin d'enlever la pâte qu'elle avait dans les cheveux et sur sa robe. Dix minutes plus tard, elle quitta la salle de bain vêtue d'une magnifique robe noire que Dom lui avait acheté pour son dernier anniversaire. Elle laissa ensuite la place à William qui la coinça quelques secondes pour lui dire qu'il la trouvait plus belle dans cette tenue.

Spoiler:
 
Lui adressant une grimace dont elle seule connaissait, Aurore se dirigea vers la chambre de sa fille où une autre voix féminine y était perceptible. Quelle fut sa surprise de voir qu'il s'agissait d'Emilie qui était en pleine conversation avec Rebecca alors que son frère Romaign berçait doucement Toby.

- Qu'est-ce que vous faites ici ?

Demanda la jolie blonde, s'adressant à Emilie qui la serra dans ses bras avant de lui donner une réponse.

- On tenait absolument à être présent pour l'anniversaire de Rebecca.

Tout ça était bien jolie, mais qu'en était-il ...

- Le Firefly est bien garder à Tortuga, ne t'en fais pas pour cela.

Rajouta Emilie, comme si elle semblait lire l’inquiétude sur le visage de son amie.

Romaign s'approcha d'Aurore puis lui tendit le petit Toby.

- On a même voulu t'aider en emmenant un buffet fais de spécialités des caraïbes. Dominic est en train de l'installer, c'est pour cela qu'on est venu voir ta princesse.

Aurore acquiesça, mais au fond d'elle-même, elle était reconnaissante de leur aide qui était plus que la bienvenue. Peu de temps après, William les rejoignis vêtu d'habits que Dominic avait ramener.

C'est avec ses premiers invités et avec ses deux enfants qu'Aurore quitta le deuxième étage pour aller dans son jardin situé devant la demeure. Là, deux immenses banderoles rose et bleu étaient maintenus par des cordes blanches, dessus était écris " Joyeux anniversaire princesse Rebecca". Dominic se tourna vers les arrivants tandis que Rose mettait quelques pétales de fleurs sur les deux longues tables nappaient de blanc.

- Alors, qu'est-ce que tu penses de la déco ?

Il n'y avait pas de mots suffisant pour décrire à quel point elle était combler du résultat. Alors qu'elle allait dire quelques mots de remerciement, Rose se posta devant la blonde.

- C'est moi qui est mis les fleurs et j'ai aussi mis les noms sur chaque carte.

La jeune femme se mit au niveau de Rose, lui adressa un sourire chaleureux pour ensuite lui déposer un bisou sur la joue.

- Merci ma puce, tu es adorable.

- On a de la visite.

Fit remarquer Emilie tout en pointant du doigt, un groupe de personnes qui s'avançaient vers le jardin d'Aurore qui esquissa un sourire.

Il s'agissait en fait du reste des invités pour la fête. Parmi eux, Aurore reconnu le cousin de Dominic, Ryan ainsi que sa femme et le soldat qui avait libéré William.Il y avait également la mère de Dom ainsi que deux ou trois voisins du village près de Londres. Tous sans exception furent accueillit chaleureusement.

La fête commença par le buffet où les gens se servirent avec joie, découvrant de nouvelle saveur. Il était pas loin de quatorze heure quand Aurore avec l'aide de Dominic, installa les différents épreuves conçus pour cette fête, une partie était destinée aux enfant venus pour Rebecca et le reste pour les adultes. Parmi eux il y avaient le tir à l'arc, la course àl' oeuf, Colin-maillard, un jeu de mimes ainsi que la pêche à la pomme. Cela devait faire une bonne heure et demie que les jeux avaient commencer lorsque Dominic et William s'absentèrent durant quelques minutes pour ensuite revenir avec le gâteau placer sur un plateau d'argent à napperon blanc aux bordures dorées tout en chantant "Joyeux anniversaire" à la petite Rebecca. Aurore pouvait lire sur son visage, la joie d'un anniversaire hors du commun et qui plus est, apporter son lot de surprise. Lors du vœux, la fillette ferma les yeux et dit d'une voix basse.

- J'aimerais que mon papa revienne pour moi et maman.

Puis elle souffla les bougies sous l’œil attendris d'Aurore qui s'était placer entre William et son ami anglais qui avait un couteau à la main, prêt à découper le gâteau.

- Juste pour avertir avant de prendre le risque de le déguster, c'est Aurore et William qui ont fait le gâteau et vus le résultat qu'il m'ont laisser dans la cuisine sa sera à vos risques et péril.

Alors que des rires se firent entendre, Aurore flanqua une légère tape sur l'épaule de Dominic qui se chargea ensuite de découper convenablement le chef-d’œuvre d'Aurore et de William. La dégustation venait de commencer quand Emilie demanda à haute voix.

- Et les cadeaux alors ?

Pas besoin de se faire prier pour satisfaire la curiosité des invités qui à leur tour, réclamèrent à voir les cadeaux. Ce fut Dominic qui ouvra le bal en quittant le jardin, se dirigeant vers la ferme de sa mère à grand pas, intriguant d'avantage tout ce petit monde. Quelques minutes plus tard, le visage de Rebecca s'illumina de bonheur en voyant le cadeau de ses rêves. Un magnifique poulain blanc aux tâches marron clair se tenait dans les bras de son ange gardien. Ce dernier le déposa aux pieds de la fêté qui n'en revenait toujours pas du cadeau.

- C'est pour moi ?

Dominic acquiesça de la tête.

- Oui, il est à toi à partir d'aujourd'hui. Seulement, durant les premières semaines, il te faudra venir encore plus pour t'en occuper comme il se doit. Il te plaît ?

La question n'aurait sans doute pas dû être poser, car aussitôt, Rebecca sauta au cou de Dominic et le couvra de câlin et de baiser.

- Merci Dom, c'est le plus beau cadeau !

Vint ensuite le tour d'Emilie qui offra à la fillette, une magnifique robe en soie de couleur bleu marine assortie à un collier de perle bleu qu'elle avait tailler en forme de fée. Pour Aurore, c'étais un magnifique souvenir du premier voyage de sa fille. Puis le moment tant redouter arriva.

- Et maman qu'est-ce qu'elle a pu t'offrir à ton avis ?

Demanda Dominic, avide comme tous le monde de savoir le présent de la belle blonde qui répondit d'une voix qui ne cachait pas son stress.

- Je vais le chercher de ce pas.

La jeune femme retourna dans le salon et se dirigea vers une petie table où était incruster un seul tiroir qui devait être ouvert grace à une clé qu'elle sortit de sous le tapis du meuble. S'assurant qu'elle était bien seule, Aurore ouvrit le tiroir et en sortie son cadeau. Elle l'enveloppa dans un tissu en satin rose pâle puis rejoignis ses invités. Elle se stoppa à l'entrée du jardin, fixant William qui était en pleine discussion avec Rebecca et Rose ... Ses deux filles. Lorsqu'elle franchisa les quelques mètres qui l'a séparait d'elle, une pression énorme se posa sur ses épaules tout comme l'était la présence des invités qui posèrent tous un regard remplis de curiosité sur sa personne.

La jeune maman se posta devant sa fille, puis pris la parole avec un petit sourire.

- Ma chérie. Je connais ton vœux et j'espère que ce cadeau t’apportera ce que tu attendais depuis si longtemps.

Elle développa le tissu sous l’œil intrigué de sa fille, révélant enfin ce bijou qui lui tenait tant à cœur. Son regard noisette se posa immédiatement sur un William prit de court alors que Rebecca semblais heureuse de ce présent.

- Il appartenait à papa ?

Avalant avec difficulté sa salive, Aurore reporta son attention sur sa fille pour ensuite lui adresser un sourire aimant. Elle posa une main dans la chevelure identique à la sienne et répondit d'une voix douce.

- Oui mon ange. Il appartenait à ton père, tout comme il m'a appartenu pendant un temps. Maintenant c'est à ton tour de l'avoir près de ton cœur, car je sais que c'est ce que voudrais ton père tout comme je sais qu'il est fier d'avoir une fille comme toi.

- Merci maman. Je te promets d'y prendre grand soin.


Déclara une Rebecca les larmes aux yeux pour ensuite étreindre sa mère qui en fit autant, se retenant de laisser exploser son bonheur qui était complet ... ou presque. Car en se relevant, elle ne vit plus William, il avait tout bonnement disparus. C'est en prétextant une envie présente qu'elle contourna le jardin, cherchant William afin d'avoir une explication.

Le jeune homme ne se trouvait ni dans le terrain derrière la maison et encore moins dans le salon. Où pouvait-il être passer ? Une chose est sûr il ne pouvait pas être très loin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William I. Fletcher
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 657
Age : 24
Localisation : Vous n'avez qu'à sortir votre GPS
Humeur : Confus
Métier : Capitaine du FireFly
Date d'inscription : 12/05/2011

Votre personnage
Trésor:
Vos Relations:

MessageSujet: Re: Un anniversaire pas comme les autres   Dim 10 Fév - 20:53

William posa légèrement ses doigts sur ses douces lèvres et les caressa délicatement celles-ci. D’un air rêveur, il fixait la belle Aurore qui tenait son arc avec fermeté. Lorsque la flèche transperça la cible en plein mile, la foule se mit à applaudir et à l’acclamer. Ces bruits soudain sortirent le jeune homme de ses pensées. Il se mit à applaudir à son tour affichant l’un de ses plus beaux sourires. Son cœur s’emballa lorsqu’il sentit un regard océan se poser sur lui. Aurore lui adressa un magnifique sourire et, sans aucunes hésitations, William fit de même. Alors qu’il se préparait à de nouvelles rêveries, une main masculine se posa sur son épaule. En sursaut, William se retourna afin d’y voir Dominic qui lui fit signe de le suivre. Sans poser de questions, le jeune pirate suivit l’anglais jusqu’à la cuisine où ils allumèrent, une par une, les six chandelles se retrouvant sur le gâteau de la fêter. Ensemble, ils amenèrent cette pâtisserie à l’extérieur. Dominic se mit à chanter ‘’ Joyeux Anniversaire ‘’ et les nombreux invités ne tardèrent pas à joindre. William, quant à lui, se contenta de rester bien silencieux. Ils déposèrent délicatement le gâteau devant la petite puce qui ne pouvait plus tenir en place. Ses yeux azur s’illuminaient à la vue de ce magnifique chef-d’œuvre qu’avaient concocter William et Aurore. Alors que Rebecca allait souffler ses bougies, Rose la stoppa en s’écriant :

- Attend ! Tu dois faire un vœu !

Rebecca se mit alors à réfléchir. Puis, elle ferma les yeux.

- J'aimerais que mon papa revienne pour moi et maman.

D’un seul coup, tout le monde dans lequel vivait le jeune homme s’écroula. Son cœur s’arrêta de battre et une folle envie de crier « JE SUIS LÀ ! » le prit soudainement. Un coup de chaleur le prit par surprise. Il baissa donc la tête afin que personne ne vois son expression soudainement indéchiffrable.

- Juste pour avertir avant de prendre le risque de le déguster, c'est Aurore et William qui ont fait le gâteau et vus le résultat qu’ils m’ont laissé dans la cuisine sa sera à vos risques et péril.

Un éclat de rire se fit entendre et seul ce bruit réussi à faire sursauter William qui était devenu très nerveux. Il se sentait tellement nauséeux qu’il refusa même de manger le gâteau sous le regard désappointé d’Aurore. Alors que tout le monde mangeait le gâteau et complimentait Aurore à propos de celui-ci, William gardait ses yeux rivés sur le sol, tentant de trouver un moyen de s’échapper du fait qu’Aurore pourrait très bien dire à Rebecca qui est son père biologique.

- Et les cadeaux alors ?

William leva la tête brusquement. Les cadeaux. Quelle belle échappatoire ! Dominic se leva le premier et se dirigea tout droit vers une grange. Curieux, William se leva de sa chaise et fixa la grande porte en bois dans laquelle l’anglais était entré. Lorsqu’il en ressortit, William fut tout aussi surpris que sa fille. Un poulain. Un poulain ! Sa Rebecca courut vers celui-ci en s’écriant :

- C'est pour moi ?

- Oui, il est à toi à partir d'aujourd'hui. Seulement, durant les premières semaines, il te faudra venir encore plus pour t'en occuper comme il se doit. Il te plaît ?

- Merci Dom, c'est le plus beau cadeau !

Rebecca sauta au cou de Dominic tout en criant de joie. William baissa la tête à nouveau affichant un sourire triste qu’Emilie semblait avoir remarqué. Le jeune pirate posa son regard sur elle et lui fit signe que tout allait bien. Cela ne sembla pas la convaincre, puisqu’elle se leva et alla le voir. Elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit, car Dominic fut encore une fois plus rapide.

- Et maman qu'est-ce qu'elle a pu t'offrir à ton avis ?

Tous se tournèrent vers Aurore qui se tortillait les mains et se mordillait la lèvre inférieure. William connaissait très bien la belle blonde afin de savoir qu’elle était très nerveuse. Que pouvait-il la rendre dans cet état ?

- Je vais le chercher de ce pas.

Lorsqu’elle quitta le jardin pour disparaître dans l’appartement, Emilie se tourna de nouveau vers le jeune pirate et posa sa main sur sa joue.

- Qu’est-ce qu’il ne va pas, William ?

- Je …

William regarda autour de lui. Tout le monde semblait occuper. Dominic discutait avec les enfants de la fête qui voulait toucher le poulain, Romaign et Christopher tentaient de faire rire le petit Toby qui se retrouvait dans les bras de Ryan. Personne ne les regardait. Il en profita donc pour lui répondre sur un ton bas :

- Je suis le père de Rebecca …

Emilie semblait surprise, mais à la fois heureuse d’apprendre la nouvelle. Alors qu’elle allait répondre, Rose tira sur le chandail de son père afin d’attirer son attention. Il posa son regard sur sa fille qui tenait la main de Rebecca. Emilie retourna voir son frère et Ryan, tandis que le jeune pirate se mit à la hauteur des deux fillettes.

- Alors les filles ? Vous vous amusez ?

- Oh oui, papa ! Le cheval de Rebecca, il est trop chou !

Rose se mit à sautiller sur place. Depuis très longtemps, William sait que Rose est une passionnée des animaux. Spécialement les chevaux. Un sourire aux lèvres, le jeune homme posa ensuite son regard sur Rebecca.

- Tu aimes ton cadeau ?

- C’est sûr ! Dominic, c’est le meilleur !

William hocha la tête tout en affichant un sourire triste. Les deux petites retournèrent à leur table avec tous les autres enfants et se mirent à discuter comme si elles étaient de meilleures amies. Dominic. Il a été un père pour Rebecca. Il fut présent pour elle depuis son tout jeune âge. Elle a grandi avec elle. William ne pourra jamais le remplacer. Jamais. Un lourd silence se fit en quelque secondes et tous fixait Aurore qui venait d’entrer dans le jardin. Enfin, William allait savoir ce qu’elle avait été cherché sur cette île. Elle se dirigea directement vers sa fille et lui tendit un petit tissu rose. La jeune fille le prit entre ses mains et fixa sa mère, intriguée.

- Ma chérie. Je connais ton vœu et j'espère que ce cadeau t’apportera ce que tu attendais depuis si longtemps.

William fronça les sourcils. Son vœu était de revoir son père. William n’était certainement pas dans ce bout de tissu. Son cœur s’emballa lorsqu’il vit le petit objet scintillant qui s’y trouvait. Son bracelet. Le bracelet que son père lui avait donné avant de mourir. Il l’avait porté toute sa vie et c’était dit qu’un jour, il allait le donner à son premier enfant. Et voilà que ça se passait devant ses yeux. Seulement, ce n’était pas ce qu’il avait imaginé. Il se sentit soudain étourdit. Il pouvait sentir le regard compatissant d’Emilie sur lui et surtout, le regard déçu de Dominic. Sûrement parce qu’il ne voulait pas que sa petite fleur sache qui est son vrai père.

- Il appartenait à papa ?

- Oui mon ange. Il appartenait à ton père, tout comme il m'a appartenu pendant un temps. Maintenant c'est à ton tour de l'avoir près de ton cœur, car je sais que c'est ce que voudrais ton père tout comme je sais qu'il est fier d'avoir une fille comme toi.

- Merci maman. Je te promets d'y prendre grand soin.

William ne pouvait plus en prendre. Alors que personne ne regardait, il en profita pour se faufiler vers l’appartement où il savait qu’il serait tranquille. Ne sachant pas trop où se cacher du monde, il monta au deuxième étage et entra sans hésitation dans la première pièce à sa gauche. C’était une chambre à coucher peinturé en vert forêt. Au fond se trouvait un petit berceau et bien des meubles rempli de jouets, livres et objets pour bébé. C’était sans aucuns doutes la chambre de Toby. Une boule se forma dans sa gorge lorsqu’il se mit à penser à Rebecca. Aurore avait en tête de lui annoncer l’existence de son père. Des larmes menaçaient de couler en piquant ses yeux. William passa une main nerveuse dans ses cheveux de jais et se mordillait la lèvre inférieure tentant de se calmer un peu. Il soupira deux ou trois fois, mais rien. La tristesse était toujours aussi présente. C’est alors qu’il entendit quelqu’un l’appeler. C’était Aurore. Il fit volte-face, prêt à prendre les jambes à son coup et de se cacher quelque part d’autre, mais Aurore était déjà au pied de la porte, les bras croisés, un regard sévère sur son visage. Elle lui demanda sèchement ce qui lui a pris. William ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, mais la referma aussitôt. La belle blonde s’avança vers lui, toujours aussi froide dans son regard azur. Elle lui reposa la même question, mais cette fois, elle avait haussé le ton.

- Je ne sais pas si je suis prêt !

Aurore éclata de rire. Un rire quelque peu contrarier. Elle lui fit la morale sur le fait que Rebecca avait besoin d’un père et que, puisque William était de retour, il devait lui dire. William croisa les bras à son tour. Il lui répondit sur un ton faussement en accord.

- Ah ouais, tu as raison ! Je comprends très bien que tu tiens à Rebecca au point de lui dire que son père est un salop !

Aurore sembla extrêmement en colère. Elle avait la bouche grande ouverte, les sourcils froncés et les poings sur ses hanches. En même pas quelques secondes, William eu le droit à une gifle. Surpris, il posa sa main sur sa joue et fixa Aurore qui elle aussi semblait surprise.

- Pourquoi t’a fait ça !?

Aurore ne sut pas répondre à sa question. Baissa doucement la main, il se calma un peu.

- Aurore …

La jeune femme leva son regard azur sur l’homme qu’elle avait aimé auparavant et semblait attendre la suite des évènements.

- Est-ce que …

William prit une longue pause avant de trouver le courage de dire ce qu’il avait à dire.

- Est-ce que tu m’aimes … encore ?

Comme seule réponse, le jeune homme eu le droit à un haussement d’épaule. William posa doucement sa main en dessous du menton de la femme qu’il croyait encore aimer et leva sa tête pour que leurs regards se croisent.

- Parce que moi ... je suis fou amoureux de toi …

L’expression sur le visage d’Aurore s’adoucissait à chaque secondes. Puis, un sourire s’afficha sur ses lèvres. Sans hésiter, William embrassa la belle blonde qui elle lui rendit son baiser. C’était comme avant. Tout cela lui avait manqué. Il était prêt à repartir à zéro, mais l’était-elle ? Lorsqu’il arrêta ce baiser à contrecœur, il mordit sa lèvre inférieure tout en affichant un sourire. C’est alors qu’il entendit un toussotement à l’entrée de la chambre. Les deux jeunes gens se retournèrent et virent Dominic qui les regardait, les bras croisés. William s’arrêta de respirer pendant un moment. Avait-il tout vu ? À voir son visage, il avait vu le baiser. Aurore était complètement muette. Dominic se décida alors de briser le silence en disant d’une voix basse que Rebecca voulait voir Aurore. La belle blonde répondit qu’elle serait là dans quelque minute. Lorsque l’anglais quitta l’appartement pour retourner au jardin, William s’attendait à ce qu’Aurore quitte en ne disant rien, mais à sa grande surprise, elle prit son visage entre ses mains et colla ses lèvres contre les siennes. Lorsqu’elle le lâcha, elle dit à William qu’il était peut-être temps de retourner voir les invités. Le jeune homme acquiesça, mais ajouta par la suite :

- Il est peut-être aussi temps que Rebecca sache toute la vérité …

D’un seul coup, toute l’atmosphère changea. Il n’avait jamais vu Aurore aussi heureuse. Elle sauta au coup du jeune pirate et le couvrit de baiser et de caresse. Elle le remercia, prit sa main et tous deux coururent vers le jardin. Lorsqu’ils furent tous deux dans le jardin, tous les invités les regardaient d’un air intrigué puisqu’ils se tenaient la main. Lâchant doucement sa main, Aurore s’avança vers Rebecca qui était debout et qui fixait William les sourcils froncés. Elle se pencha devant elle et commença tout un monologue sur sa rencontre avec son père. William écoutait ce que disait Aurore tout en se tortillant les mains. Puis, le moment tant redouter. Aurore fini son monologue en disant que son père, c’était William. Tous les invités posèrent leurs regards surpris sur le jeune pirate. Celui-ci tentait de les ignorer, mais il ne put s’empêcher de remarquer le regard très déçu de Dominic. Rebecca fixa son père longuement avant de s’avancer très doucement vers celui-ci. Les larmes aux yeux, la petite fille dit d’une voix tremblante :

- Papa ?

William se baissa à son niveau et hocha la tête, les larmes aux yeux et répondit :

- Coucou, poussin.

Sans même qu’une seule seconde passe, Rebecca sauta au coup de son père et éclata en sanglot de joie.

- Mon vœu a fonctionné ! Mon vœu a fonctionné ! Papa est là !

William ne put s’empêcher de pleurer de joie lui aussi. Sa réaction fut plus belle qu’il ne l’avait cru. William se releva, tenant sa fille dans ses bras, la serrant très fort contre lui. Les invités applaudissaient et pleuraient tous de joie, tout comme Aurore qui alla rejoindre le jeune pirate et sa fille. Rose courut à son tour vers son père. Aurore la prit dans ses bras.

- C’est le plus beau cadeau de toute ma vie !

Le jeune pirate tourna son regard vers Aurore. Ils se fixèrent longuement avant de s’embrasser devant tout le monde. C’était comme s’il n’y avait personne et qu’ils étaient dans leur propre monde. Les invités applaudissaient de plus belle. Jamais cette journée ne devait prendre fin.

***

- Où est Dominic ?

Aurore lui dit que Dominic était parti avec Emilie et Romaign à l’auberge afin de se changer les idées. William haussa les sourcils. Il aimait Aurore à ce point là ? William entra dans la chambre d’Aurore qui était en train de préparer son lit pour aller se coucher.

- Toby est endormi ?

La belle blonde hocha la tête. Elle lui demanda alors si les filles dormaient aussi.

- Oui. Rose était si heureuse de pouvoir dormir avec sa sœur ce soir.

Aurore ne répondit pas et passa à côté de William. Curieux, William suivit la belle blonde du regard. Elle alla fermer la porte et la verrouilla. Le jeune homme haussa un sourcil.

- Tu comptes m’assassiner ?

La jeune femme s’approcha de lui tout en le regardant d’haut en bas. William avait déjà une petite idée de ce qu’elle avait en tête. Il avait déjà vu ce regard auparavant. Lorsqu’elle fut en face du pirate, elle le planqua au mur et l’embrassa férocement. Surpris, William n’eut pas le temps de sentir la légère douleur qu’il aurait dû ressentir lorsqu’il fut plaqué. Il répondit plutôt à ce baiser sensuel que lui donnait Aurore. Il sentait ses mains chaudes se promener sous ses vêtements, ce qui l’excitait. Il agrippa les cheveux blonds de sa compagne et posa son autre main dans son dos. Des gémissements s’échappaient de sa gorge à chaque fois qu’Aurore touchait un point sensible. Tout cela lui avait si manquer. Il était désormais prêt à récupérer ce qu’il avait perdu il y a de cela six ans.

_________________

I work in the DARK to serve the LIGHT
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aurore Loves
Pirate
Pirate
avatar

Nombre de messages : 2675
Age : 27
Localisation : Proche de ma fille et de mes amis.
Humeur : Joyeuse
Métier : Mère au foyer.
Date d'inscription : 12/04/2007

Votre personnage
Trésor:
Vos Relations:

MessageSujet: Re: Un anniversaire pas comme les autres   Lun 11 Fév - 20:58

Aurore se sentait abandonner à l'idée de savoir que William aurait pu fuir sa demeure lors de l'anniversaire de Rebecca. Il ne pouvait pas lui faire ça. Pas après ce qu'il s'était passé dans la cuisine. Elle avait passé au peigne fin les trois pièces principales du rez de chaussez, mais nulle trace du pirate. Alors qu'elle passa devant l'escalier, son regard noisette accrocha un détail qui lui indiqua où allait. Un coin du tapis qui précédait les marches était plié, indiquant qu'une personne était montée à un étage. Sans doute au deuxième. Dans la chambre de Rebecca peut être.

C'est en ayant un brin de soupçon d'espoir que la belle blonde gravissa les marches et accéda rapidement au deuxième étage. La porte de la chambre de Toby était entrouverte. C'est le coeur battant fortement dans sa poitrine, qu'Aurore s'avança d'un pas discret jusqu'à la pièce en face d'elle. Là se tenait bien William, il semblait être stressé. Mais de quoi ? Pourquoi avait-il prit la fuite à cet instant précis ? La jeune femme avait envie de le savoir et c'est pourquoi qu'elle entreprit de faire part de sa présence.

- William ?

Le pirate fit face aussitôt à elle, mais un air de déception s'installa sur son visage. Que lui cachait-il ? Pourquoi avait-elle cette pensée qu'il voulait fuir quelque chose ? Croisant ses bras sur sa poitrine et prenant un air ferme, Aurore n'avait pas l'attention de quitter la pièce sans avoir de réponse à ses questions.

- Qu'est-ce qui t'a pris de t'enfuir comme ça ?

William allait lui donner une réponse, mais sans doute pensait-il qu'elle allait pas le croire et donc il s'abstena de dire quoi que ce soit. Cela ne fit qu'empirer les choses, car la jeune femme s'avança vers son interlocuteur, restant toujours camper sur ses intentions. Ne déviant pas le regard quand elle ne fut plus qu'à quelques centimètres du père de son enfant, elle reposa sa question sur un ton beaucoup plus froid que la fois précédente, tout en forçant bien sur chaque mot qu'elle prononçait.

- Pourquoi tu t'est enfui quand j'ai donnée mon cadeau à Rebecca ?

- Je ne sais pas si je suis prêt !

Répondit le pirate.

Ces simples mots firent rire la jeune femme, mais ce rire n'exprimait ni joie et encore moins la satisfaction de cette réponse. C'était même tout le contraire. Y-avait-il penser lorsqu'il s'était retrouvé dans les bras de la sauvage Kalissy ? S'était-il préparer à leur séparation ? Elle, non !

- Je ne sais pas si tu es au courant, mais Rebecca a besoin d'un père. De son vrai père et c'est une chance parce qu'il est justement devant moi en ce moment même. Et le hasard fait tellement bien les choses que je vais te donner la joie d'annoncer à TA fille que tu es SON père.

Elle savait très bien que William avait mal pris ces paroles, car à son tour il se mit sur la défensive en rétorquant sur un ton ironique.

- Ah ouais, tu as raison ! Je comprends très bien que tu tiens à Rebecca au point de lui dire que son père est un salop !

Chaque mot qu'il venait de prononcer lui ravivait leur dernière dispute. Celle qu'ils avaient eu sur la plage sur l'île perdue. La seule qui les avaient poussés à se haïr mutuellement. Et aujourd'hui en quelques secondes, une colère sans nom s'était emparée d'Aurore qui resta bouche bée, ne sachant plus quoi faire pour raisonner le pirate devant elle. Enfin si il y avait une et elle fut extrêmement radical.

En une fraction de seconde, Aurore le gifla de toutes ces forces, espérant ainsi faire passer son message de détresse. Mais lorsqu'elle croisa de nouveau le regard de William qui semblait surpris d'un tel geste, cela fut suffisant pour la déstabiliser. Elle y avait été peut-être un peu trop fort ...

- Pourquoi t’a fait ça !?

La jeune femme n'osa pas répondre à sa question, pour la simple et bonne raison qu'il y en avait pas. Si ce n'est son amour propre et son ego sur-dimensionner qui en avait pris un coup.

- Aurore …

Appréhendant ce qu'il allait lui dire, Aurore leva tout de même son regard noisette sur le jeune homme ne pouvant redouter la suite de ce qu'il allait lui dire.

- Est-ce que … Est-ce que tu m’aimes … encore ?

Cette question faisait partie de celles qu'elle redoutait, mais celle aussi qu'elle avait désirée entendre. Ce n'est pas pour autant qu'elle donna sa réponse. Elle n'avait pas envie de revivre cette même souffrance. De vivre dans la peur la plus totale à l'idée de le perdre. Elle se contenta donc d'hausser les épaules tout en restant muette. Mais cela ne fut pas suffisant pour William qui la força doucement à le regarder dans les yeux. Seul moyen pour le jeune homme de savoir si elle mentait.

- Parce que moi ... je suis fou amoureux de toi …

Ça pour une déclaration, c'était une déclaration ! Elle le trouvait tellement adorable à cet instant. Tellement lui. Le William qu'elle avait connu six ans auparavant. Du visage ferme qu'elle arborait, ses traits se dessinèrent et formèrent ainsi un ravissant sourire. Celui-ci fut vite masqué par le baiser que lui donna William et qu'elle rendit avec encore plus d'amour que dans la cuisine.

Sans savoir pourquoi, Wiliam s'écarta d'elle pour ensuite se mordre la lèvre tout en arborant un sourire énigmatique. À quoi pouvait-il encore penser à cet instant ? Elle allait lui poser la question lorsqu'un toussotement derrière eux se fit entendre. Aurore se retourna vers l'entrée de la chambre de Toby et fut sous le choc en voyant qu'il s'agissait de Dom qui les regardaient tour à tour.

Elle n'avait pas besoin de chercher pour comprendre qu'il avait été témoin de leur baiser et rien que cette pensée l'embarrassa légèrement. Mais que pouvait-elle faire pour le calmer ? Lui dire que c'était une erreur alors que ce n'était pas le cas ? S'attendait-il réellement un jour à l'avoir pour lui tout seul ?

- Rebecca veut te voir ... C'est pour ça que je suis venus.

La voix de l'anglais était tellement basse, qu'Aurore du vraiment se concentrer sur l'instant présent pour comprendre ce qu'il disait.

- J'arrive dans quelques minutes.

- Je serais dans le jardin, avec les autres invités comme il se doit.

Dom quitta ensuite le deuxième étage, laissant de nouveau seul à seule Aurore et son beau brun ténébreux. La jeune femme se caressa les lèvres pour ensuite songer à retourner auprès de sa fille. Lorsqu'elle passa à côté de William, elle pouvait sentir son regard azur poser sur sa silhouette.C'est pourquoi sans crier gare, elle se retourna, attrapa délicatement son visage et l'embrassa d'un baiser tendre. Quand elle s'écarta du jeune homme, elle lui caressa doucement la joue tout en le fixant amoureusement .... comme autrefois.

- Il serait temps d'aller voir les invités.

William semblait être de son avis.

- Il est peut-être aussi temps que Rebecca sache toute la vérité …

Jamais elle ne l'aurait cru d'un tel courage. Aucune bataille, aucune quête, ne pouvait être si grande et si admirable que celle-ci. Non seulement le vœux de Rebecca allait être exaucer dans très peu de temps, mais celui de la jeune femme également. Ne pouvant dissimuler la joie de cette nouvelle, Aurore sauta dans les bras de William et entreprit de l'embrasser de nouveau, le remerciant de la meilleure des façons.

C'est main dans la main qu'Aurore et William quittèrent la maison pour se retrouver devant tous les invités qui laissèrent transparaître leur étonnement en les voyant aussi guilleret et proche que le laissait croire deux "ami". Celle qui fut encore plus surprise que tout le monde, fut Rebecca. Lâchant doucement la main de son bien aimé, la jeune maman s'avança vers sa fille, se mit à son niveau et pris la parole, brisant ce silence pesant.

- Ma chérie, tu es assez grande désormais pour savoir qui était ton père. Je l'ai rencontré alors que je n'avais que 18 ans. C'était à Tortuga plus précisément. Il me plaisait et moi aussi apparemment. On était deux jeunes adultes, fou d'aventures et très amoureux l'un de l'autre. On a vogués sur l'océan avec son navire, rêvant de liberté et d'un endroit où on pourrait fonder notre famille. Malheureusement, j'ai manquée à ma promesse et j'ai dû l'abandonner pendant une année entière. Durant tout ce temps, ton père n'a jamais su que j'attendais un enfant. Que tu étais en train de grandir dans mon ventre. C'est peu de temps après ta naissance que je me suis décidée de partir à sa recherche en espérant qu'il ne m'est pas oublié. C'est sur une île non loin de l'auberge d'Emilie que j'ai retrouvée sa trace, mais malheureusement pour moi ...

Aurore ferma douloureusement ses yeux, respirant par le nez afin d'essayer d'oublier cette affreuse image de William au côté de la sauvage aux cheveux d'un blond pâle. En quelques secondes, elle reprit confiance et pu continuer son récit.

- Une autre femme était avec lui. J'ai refusée de lui pardonner cet affront et c'est pourquoi j'ai décidée de mettre mon passé de côté, tournant une page de mon histoire pour une en écrire une plus belle avec toi. Mais il y a quelques jours, quelque chose s'est passé. Tout comme toi je voulais revoir ton papa et voilà chose faite aujourd'hui.

La belle blonde se tourna vers William qui était encore plus nerveux que quelques minutes avant. Lui adressant un petit sourire rassurant, Aurore rajouta sur un ton doux.

- Ma puce, William est ton père.

Ce fut au tour des invités de poser leur regard sur le jeune homme, tous sauf Dominic qui ne pouvait changer son regard qui exprimait toute cette déception. Le monde qu'il avait construit avec elle s'écroulait tel un château de carte.

- Papa ?

Dit Rebecca d'une voix qui trahissait à la fois sa surprise, mais aussi son bonheur.

- Coucou, poussin.

A ces mots, la petite blonde sauta dans les bras de son père, pleurant de joie.

- Mon vœu a fonctionné ! Mon vœu a fonctionné ! Papa est là !

Le cœur de la jeune femme ne cessait de battre à cette même vitesse depuis ce baiser à l'étage, mais l'image qu'elle avait devant ses yeux était encore plus forte. Celle d'une petite fille dans les bras de son père, tous deux liés désormais pour un temps indéfini au plus grand plaisir d'Aurore. Les invités applaudirent dans leurs mains, ne pouvant rester insensible à cette nouvelle qui ne pouvait qu'être bonne.

La belle blonde décida de rejoindre son compagnon, pleurant à son tour de bonheur. Aujourd'hui plus qu'un autre jour avant, Aurore était comblée. Rose courut vers eux.

- J'ai une grande sœur.

La jeune femme la stoppa en la prenant à son tour dans ses bras.

- En voilà une heureuse de plus.

Déclara Aurore d'un ton joyeux pour ensuite contempler ce charmant tableau qu'ils formaient à eux quatre. C'est alors que les yeux de Rebecca croisèrent ceux de sa mère.

- C’est le plus beau cadeau de toute ma vie !

Et elle n'était pas la seule à le penser. Aurore dévia son regard et porta son attention sur William qui la fixa également, il avait encore des traces humides sur les joues. Pour sûr, Rebecca était la cause de leur union, et c'était grâce à elle si cette dernière demeurait toujours intact malgré les incidents. Quelques instants plus tard, les deux jeunes tourtereaux s'embrassèrent sous le regard étonnée des deux fillettes et sous les applaudissements des personnes présentes cet après-midi.



***
Jamais elle n'aurait cru capable Dominic d'un tel langage ! Elle savait pertinemment que l'alcool en était la cause, mais cela ne l'excusait pas totalement de ce qu'il lui avait dit. À commencer par le fait qu'à cause de ce qu'elle avait dit, il allait perdre Rebecca, ce à quoi elle avait tentée de lui dire que cela n'allait pas être le cas. Il s'était ensuite mit sur la défensive en disant que William n'aura aucun droit sur Toby et qu'elle ignorait à quel point elle avait commit une erreur en retournant auprès du pirate. Qu'en agissant ainsi, elle re signerais un pacte avec le diable.

Le peu qu'il avait dit fut suffisant pour Romaign qui l'avais empoigné afin de lui faire prendre l'air. Emilie en profita pour adresser un sourire réconfortant à la pauvre Aurore qui n'avait pu rien faire pour se défendre.

- Ne t'en fais pas, il s'en remettra. Il ne s'agit qu'une histoire de quelques jours rien de plus.

Dit la blonde à l'ancienne pirate qui s'enferma sur elle-même, le regard ailleurs.

- Je ne sais pas si s'est une bonne idée que je reste en Angleterre.


Emilie posa une main sur son épaule et rétorqua sur un ton amical.

- Crois moi, ça serais une erreur de redevenir ce que tu étais. Surtout que tu as une meilleure vie à partir d'aujourd'hui.

Voyant que cela n'arrangeait pas les affaires d'Aurore, elle rajouta.

- Je serais toi, j'irais me changer les idées, surtout que tu n'es pas seule ce soir apparemment.


Gagner ! Elle réussit à faire sourire la belle blonde qui bredouilla aussitôt.

- Et si Dom revient ?

- T'inquiète pas, on va lui changer les idées à l'auberge qu'il y a l'entrée de la ville.

Puis l'invitée quitta la demeure après avoir déposé un baiser sur le front du petit Toby qui dormait à moitie.

Songeuse de ce qu'avait dit son amie, Aurore prit son fils dans ses bras et l'emmena au deuxième étage où elle entreprit de le déposer dans son lit afin qu'il se repose. Ce ne fut qu'au bout d'un quart d'heure que la jeune femme quitta la chambre du nourrisson, rassurée de savoir qu'il ne lui manquait rien. Son regard se posa sur sa porte de chambre, William l'attendait sagement.

Une fois dans cette chambre qui lui appartenait, Aurore savait qu'ils ne seraient plus que tous seuls et la nuit pourrait leur appartenir comme autrefois. Seulement voilà, il y avait les deux petites filles dans l'une des chambres du même étage et à cette pensée la, Aurore fut vite rattrapé par la déception. Elle rejoignit le pirate d'un pas de velours.

- Où est Dominic ?

Posant la main sur la poignée de sa chambre, Aurore répondit à la question de William sur un ton qui se voulait amusant.

- Emilie et Romaign l'on emmener a l'auberge dans la ville pour lui changer les idées. Il t'en veut d'avoir récupéré sa fleur, mais par conséquent c'est de ma faute vu que c'est moi qui l'ai voulu.

Elle vit du coin de l’œil que ce qu'elle venait de dire, surprenait William. Elle préféra ne pas se prolonger plus longtemps sur cette discussion et entra dans sa chambre qui était chaleureuse avec ce bleu ciel sur les murs et les divers bibelots qui trônaient ici et là sur ses deux commodes. Alors qu'elle déplia son lit afin de songer à une bonne nuit de sommeil, William la questionna de nouveau.

- Toby est endormi ?

Pour seule réponse, la jeune femme hocha de la tête.

- Et les filles se sont endormies ?

- Oui. Rose était si heureuse de pouvoir dormir avec sa sœur ce soir.

C'était le moment où jamais pour savoir si oui ou non, William l'aimait autant, voir plus qu'auparavant. C'est d'un pas décidé et tairait dans son silence qu'Aurore passa à côté du jeune homme. Elle ferma délicatement la porte et rajouta la petite chainette qui servait de verrou quand elle ne voulait pas être dérangée.

- Tu comptes m’assassiner ?

Cette question ne l'étonnait pas tellement de la part du jeune William. Si seulement il savait ce qu'elle avait en tête. Avait-il connaissance de tous ses désirs depuis leur baiser matinal dans la cuisine ? Songeait-il à déposer de nouveau sa marque son corps ? Se voyait-il lui et elle dans un état, que même les effets secondaires à côté n'était rien ?

D'un pas lent et sensuelle, Aurore s'avança vers William bien décidé à lui faire comprendre ce qu'elle voulait. Une fois face à lui, elle continua de le regarder pendant une fraction de seconde pour ensuite le plaquer contre le mur qui était situé à côté du lit et à ce geste qui fut assez brutal, elle y ajouta la soif d'amour dans un baiser qui invitait son partenaire à faire ce qu'elle désirait. Ce que fit le jeune homme, sans doute lui aussi avide de la redécouvrir. Elle passa une main sous les vêtements du pirate, prenant ainsi tout son temps pour resentir de nouveau le corps. Chaque muscle se contractèrent à ses doigts ; seul façon pour elle de savoir qu'elle lui faisait de l'effet. Elle sentit une main saisir sa chevelure dorée dans un geste à la fois provocateur et doux. Plus que jamais, leur corps réclamait cette même sensation qu'ils avaient vécus plus de six ans auparavant. Dans leur univers qui était le leur, il n'y avait pas de place pour Dom. Trop prétentieux diriez-vous, mais c'est cela l'amour véritable.

Les minutes passèrent, semblable à des secondes aux yeux d'Aurore qui ne se rappelait plus s'être montré aussi sauvage envers son compagnon. Etait-ce du au fait qu'ils s'étaient perdus de vue pour mieux se retrouver dans les bras l'un de l'autre ? Elle ignorait la réponse, mais ce qu'elle sut par contre, c'est que William n'avait plus envie de la perdre. Il l'avait allongée délicatement sur le lit, prenant un temps précieux pour réapprendre le gout de sa belle, pour ensuite ajouter des caresses aux baiser, faisant monter la température plus qu'elle ne l'était déjà. Au moment où ils ne firent plus qu'un, Aurore attrapa les lèvres du beau brun dans un baiser passionné tout en passant une main dans ses cheveux en bataille.

La nuit était bien entamée lors qu’Aurore se blotissa dans les bras de celui qui venait de la re transformer en femme. Elle ferma les yeux afin de se remémore ces quelques heures en sa compagnie. Un sourire se grava sur son visage lorsqu'elle sentit les doigts de Will se poser sur ses cheveux. Celui-lui demanda ce qu'elle avait dans la tête. Redressant son visage radieux, elle lui répondit.

- Il n'y a pas de doute, aujourd'hui plus qu'un autre soir, je vais avoir traumatisée nos filles à vie.

Son sourire s'enleva subitement.

Nos filles. Elle avait osée dire ça en évoquant Rose alors que celle-ci était sans mère.Qui pouvait lui dire qu'elle en était digne ? Est-ce que Rose l'accepterait en tant que telle ?

Et William ? Il n'avait sans doute pas pu oublier Alice ainsi. Il avait dû l'aimer autant elle, si ce n'est plus étant donné qu'il avait était présent près de leur fille en commun.

Ces questions la poussèrent à songer un peu plus à son avenir. Autant l'un que l'autre était enfant de pirate, leur destins étaient de leur faire honneur. Mais est-ce que William l'aimait au point d'abandonner tout acte de piraterie ? Serait-il capable de refaire la même erreur qu'elle ? Que ferait-il de son cher Firefly ? Pour rien au monde elle ne souhaitait qu'il le revende comme elle l'avait fait avec son propre bâtiment. Vers quel nouveau mur fonçaient-ils tous les deux ?

À cette fatale réalité, la jeune femme se sentit rougir de honte tandis que des larmes perlèrent ses yeux.Sans dire un mot de plus, elle s'éloigna de William se dirigeant vers la sortie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
William I. Fletcher
Modérateur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 657
Age : 24
Localisation : Vous n'avez qu'à sortir votre GPS
Humeur : Confus
Métier : Capitaine du FireFly
Date d'inscription : 12/05/2011

Votre personnage
Trésor:
Vos Relations:

MessageSujet: Re: Un anniversaire pas comme les autres   Mar 19 Fév - 5:05

La nuit que passèrent William et Aurore fut inoubliable. Tout était comme avant. Enfin presque. La jeune femme posa sa tête sur le torse du pirate qui celui-ci en profita pour passer ses doigts dans ses cheveux blonds. Il put entendre un petit rire de la part de sa compagne, ce qui l’amena à se questionner.

- À quoi penses-tu ?

- Il n'y a pas de doute, aujourd'hui plus qu'un autre soir, je vais avoir traumatisée nos filles à vie.

William n’eut pas le temps de répondre, ni rire ou ni même sourire. La jeune femme perdit le sien en même pas une seconde et se leva subitement afin de se diriger vers la sortie. Avait-il dit quelque chose qui ne fallait pas ? Impossible. Il n’avait pas dit un mot. Rapidement, William enfila un pantalon et couru vers Aurore afin de la retenir par le bras.

- Mais où vas-tu comme ça ?

La jeune femme se dégagea tout en s’excusant. William se mit à rire et tourna la jeune femme face à lui.

- Mais de quoi tu parles ? Pourquoi es-tu désolé ?

Après un long silence, Aurore se jeta dans son explication. Elle semblait si embarrassé et désolé, mais le jeune pirate l’écoutait, un sourire aux lèvres. Lorsqu’elle eut terminé de parler, William posa ses mains sur les épaules d’Aurore et fixa ses yeux azur.

- Tu n’as pas à t’inquiéter pour cela, Aurore. C’est sûr que j’ai encore beaucoup d’étapes à franchir afin de terminer mon deuil, mais je peux très bien y arriver seul. Quant à Rose, elle n’avait que trois ans le jour de la mort de sa mère. Elle se rappelle à peine d’elle. Pourtant, elle a besoin d’une mère. Et je crois bien qu’elle t’a choisi.

Sans plus attendre, William entoura son ange de ses bras et l’embrassa sur le dessus de la tête. La jeune femme enfonça son visage dans le cou du pirate. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes avant de retourner se coucher.

* * *

Les premiers rayons de soleil réchauffaient la peau de William. Il ouvrit doucement les yeux et sourit lorsqu’il se remémora de sa journée d’hier. Aurore n’était plus au lit et une senteur d’œufs flottait dans l’air. Le jeune pirate s’étira un peu, puis se frotta les yeux. Il lui fallut un bon deux minutes avant d’entendre les pleures de Toby. Ce n’était pas un pleure normal. C’était comme si l’enfant paniquait, ou pire, comme s’il agonisait. William se leva d’un bond, enfila sa chemise blanche et se dirigea vers la chambre du petit Toby. Aurore le tenait dans ses bras et tentait tout pour le calmer. William fronça les sourcils et croisa les bras.

- Qu’est-ce qui se passe ?

La jeune femme se tourna vers lui et lui avoua qu’elle n’en avait aucune idée et qu’elle s’inquiétait. William haussa les épaules.

- C’est un bébé. C’est normal qu’il pleure.

Aurore lui rappela que le petit Toby n’avait jamais au grand jamais pleurer depuis son arrivé à Londres. Pourquoi pleurait-il maintenant ? William s’avança vers eux. Les pleures donnaient une migraine au jeune père qui s’empressa de prendre l’enfant dans ses bras afin de l’examiner. Sa couche était propre, il ne semblait pas faire ses dents.

- Il a peut-être faim ?

Aurore lui répondit qu’elle avait tenté de le faire manger, mais qu’il refusait. William soupira, découragé. Il devait trouver un moyen de le faire taire. Lorsqu’il posa son regard vers le miroir, il pouvait se voir, lui, Aurore, le petit … mais un autre homme s’y trouvait. Il le reconnu assez rapidement. Il faisait partie de la plupart de ses rêves. Il s’agissait de Toby. Version adulte, bien sûr. Celui-ci le fixait, un sourire mesquin aux lèvres. Il fit un clin d’œil à son père et porta son doigt à ses lèvres, faisant signe à William de ne rien dire. Comme par magie, le petit bambin s’arrêta de pleurer. Aurore se mit à rire. Un rire de soulagement. William se força de rire à son tour. Il passa le bébé à la belle blonde en disant qu’il allait à la salle de bain et qu’il allait les rejoindre à la cuisine après. Le jeune homme quitta la chambre tout en fixant Toby dans le miroir qui le suivait de son regard noisette. Pourquoi le suivait-il ainsi ? Était-ce réel ou seulement dans sa tête ? Pourquoi le bébé c’était-il arrêter de pleurer lorsque son lui-même est apparu dans le miroir ? Tant de question se bousculait dans la tête de William qui était penché devant le levier. Après quelques minutes, il descendit à la cuisine. Sans faire de bruit, il s’approcha de la salle à manger sans que personne ne le remarque. Devant lui se trouvait Rebecca et Rose à la table. Toutes deux rigolaient avec des poupées en même temps de manger le petit déjeuner. Aurore nourrissait Toby à la cuillère. Les yeux de celui-ci étaient toujours trempés dû aux nombreuses larmes. Aurore tentait de calmer les fillettes en leur disant de ranger leurs jouets et de manger. À côté de Rose se trouvait l’autre Toby. Celui qui sortait de l’imagination de William. Celui-ci pointa le petit bébé, un grand sourire aux lèvres. En effet, l’enfant le fixait, tout en mâchant sa nourriture très lentement. Lorsque le pirate reposa son regard froid sur le ‘’ faux ‘’ Toby, celui-ci entoura Rose de ses bras musclés. Il fixait toujours William d’un regard provocatif. Le jeune pirate sentait son corps se raidir à ce geste. Cependant, lorsque Toby embrassa Rose sur la tête, William s’avança dans la salle en manger tout en toussotant afin de montrer sa présence. La petite Rose tourna son regard, tout comme Rebecca. Le ‘’ faux ‘’ Toby disparu aussitôt. William fut soulager, mais pas complètement.

- Papa !

- Bon matin, papa !

Les deux fillettes coururent dans les bras de leur père.

- Bon matin, mes amours !

Les fillettes retournèrent à leur place et finirent leur assiette. Elles quittèrent la table et montèrent au deuxième étage afin d’aller jouer à la poupée. William en profita pour s’asseoir proche d’Aurore.

- Comment vas le petit Toby ?


HJ : Désolé du court poste :/ Je vais tenter de me reprendre la prochaine fois.

_________________

I work in the DARK to serve the LIGHT
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aurore Loves
Pirate
Pirate
avatar

Nombre de messages : 2675
Age : 27
Localisation : Proche de ma fille et de mes amis.
Humeur : Joyeuse
Métier : Mère au foyer.
Date d'inscription : 12/04/2007

Votre personnage
Trésor:
Vos Relations:

MessageSujet: Re: Un anniversaire pas comme les autres   Sam 23 Fév - 1:58

Il n'y avait à peine que quelques centimètres qui l'éloignait de sa peine lorsqu'on la stoppa en plein dans son geste. Elle n'avait pas besoin de se retourner pour se douter qu'il s'agissait de William qui avait quitter le lit.

- Mais où vas-tu comme ça ?

La honte était toujours omniprésente lorsqu'elle entendit l'homme qu'elle aimait lui poser cette question. Sans même daigner le regarder, Aurore se dégagea de son emprise tout en disant d'une voix basse afin de ne pas alerter les deux sœurs dans la chambre à côté.

- Je suis désolée.

Elle ignora comment réagir face à la réaction de William qui éprouvait une certaine surprise de l'entendre dire ces mots là. Délicatement, il l'a fit pivoter de sorte à ce que leur regard se croise de nouveau.

- Mais de quoi tu parles ? Pourquoi es-tu désolé ?

La belle blonde n'osa pas répondre tout de suite aux question du pirate. Non pas qu'elle redoutait sa réaction, mais plutôt parce qu'elle ne savait pas comment tourner sa vision des choses. Et comme si cela ne suffisait pas, Aurore n'avait aucune envie de se faire passer pour une femme possessive. Cela dura quelques secondes, puis elle se décida à parler, déviant son regard de William.

- Je sais que tu as aimé Alice tout comme tu m'a aimé moi et sans doute même plus et je n'ai pas l'attention de remplacer celle qui a était ta femme et la mère de Rose.

Le peut de mots qu'elle avait prononcer, semblait être une véritable déchirure qu'elle pouvait sentir au tremblement de sa voix et malgré le fait que William l'a regardait avec un sourire réconfortant, fit qu'elle se sentait encore plus coupable de la raison de cette discussion.

- Tu n’as pas à t’inquiéter pour cela, Aurore. C’est sûr que j’ai encore beaucoup d’étapes à franchir afin de terminer mon deuil, mais je peux très bien y arriver seul. Quant à Rose, elle n’avait que trois ans le jour de la mort de sa mère. Elle se rappelle à peine d’elle. Pourtant, elle a besoin d’une mère. Et je crois bien qu’elle t’a choisi.

Il avait toujours eu les mots qu'il fallait pour la réconforter et cette nuit n'en faisait exception à la règle.

Aurore poussa un léger soupire de bien-être en se retrouvant enlacer dans les bras de son ange ténébreux, souhaitant au plus profond d'elle-même que cet instant dure éternellement. La nuit finissa en même temps que le couple alla se coucher, oubliant ces soucis qui avaient fait qu'ils ne s'étaient plus unis de cette unique façon pendant six ans.


* * *
Comme les jours précédents la venus de William, Aurore fut la première debout grâce au chant du coq et aux premiers rayons du soleil qui éclairait sa chambre. Elle resta cependant de longues minutes dans le lit, contemplant le pirate toujours endormis. Ce fut des bruits suspicieux dans la chambre à côté qui la forcèrent à quitter son nid douillet.

Enfilant une robe de chambre, la jeune femme se dirigea vers celle qui appartenait à sa fille. Celle-ci était bel et bien réveillé et se chamailler déjà gentiment avec sa petite sœur à coup de taie d'oreiller.

- Hum, hum.

A cette simple tonalité, les deux fillettes se stoppèrent et tournèrent leurs ravissant visages vers Aurore qui leur adressa un sourire radieux. Rebecca et Rose lâchèrent leurs "armes" pour ensuite se jeter dans les bras et les jambes de la belle blonde.

- Maman tu as bien dormis ?

- Bon matin maman !

Aurore posa une main dans la chevelure de la petite Rose et lui répondit à son tour.

- Bon matin ma chérie.

Puis elle déposa un baiser sur la joue de chacune des deux fillettes et rajouta ensuite.

- Si mesdemoiselles veulent bien prendre la peine. Le petit déjeuner sera prêt dans moins d'un quart d'heure.

Il n'en fallut pas plus pour pousser les deux demoiselles à quitter la chambre d'un pas avide. Arriver dans le couloir du deuxième étage, Aurore vit Rose s'attarder devant la porte de chambre où dormait son père. S'interposant entre celle-ci et l'enfant, la jeune femme dit à voix basse.

- Papa est fatigué il ne faut surtout pas le déranger.

Rose resta comme même planté devant Aurore, sans doute décidée à réveiller son père, mais devant la détermination d'Aurore, n'insista pas. Rebecca la suivit dans l'escalier tout en adressant un furtif clin d’œil à sa mère. Cette dernière n'était pas dupe, sa fille en savait largement plus que sa petite sœur.

Le petit déjeuner fut constituer principalement d’œufs et de ce qu'il pouvait rester dans les placard, vu que la majeure partie avait été consommer durant le repas de l'anniversaire de Rebecca. Alors que la matinée semblait bien commençait, un pleure assez puissant se fit entendre au-dessus des trois femmes de la maison. Tout en quittant sa chaise, Aurore posa son regard noisette sur Rebecca et sa sœur.

- Je vais aller voir Toby dans sa chambre, continuez à déjeuner en attendant. J'en ai pas pour longtemps.


La jeune maman prépare un biberon de lait frais et remonta rapidement au deuxième étage, se dirigeant sans hésitation à l'intérieur de la chambre du petit Toby qui s'époumonait tellement fort qu'elle fut pris au dépourvus. Pour sûr, William allait être réveiller.

- Je suis là mon ange c'est terminé.


Dit-elle doucement tout en le sortant de son berceau afin d'apaiser les pleures du bébé, mais sans sucés.

Elle tenta donc de donner le biberon et le résultat fut le même que le précédent. Cela la poussait complétement au bout de ses retranchements et une seule question habitait ses lèvres; Pourquoi pleurait-il ainsi ? Lui qui était un nourrisson si calme. Etait-il malade ?

- Qu’est-ce qui se passe ?


Comme elle s'en était douter, William n'avait pas tarder à être réveillé et elle en savait très bien la cause. Elle se tourna vers le jeune homme, lui adressant un bref sourire pour ensuite redevenir sérieuse, expliquant le problème qu'il y avait.

- Il n'arrête pas de pleurer depuis tout à l'heure et le pire dans tous cela c'est que j'ignore la raison. Inutile de te cacher que ce n'est pas sans m’inquiéter.

- C’est un bébé. C’est normal qu’il pleure.

Aurore hocha rapidement de la tête, contredisant ainsi ce que venait de dire William.

- Impossible. Pas ici en tous cas. Depuis qu'il est à la maison, je ne l'ai pas entendus une seule fois pleurer.

Rappela t-elle tout en continuant de bercer Toby dans ses bras, espérant qu'il arrête de pleurer.

William s'approcha d'elle pour ensuite prendre la relève, regardant si la couche était propre et en inspectant l'intérieur de sa bouche devant une Aurore qui demeurait silencieuse.

- Il a peut-être faim ?

La jeune femme prit le biberon plein de lait et le montra au jeune père.

- J'ai déjà essayer et il a refusé de manger quoi que ce soit.

Ce fut désormais au tour de William de désespérer sur la cause des pleures de Toby qui ne cessaient d'augmenter vers les aigus. Aurore posa un doigt sur une des joues humides du bébé et prit la parole.

- Bah alors chaton, pourquoi ce gros chagrin des le matin ? Tu fais de la peine à maman en faisant ton chant acoustique.

Aurore cru rêver en constatant que les pleures avaient cesser et que désormais, il regardait le miroir en face de lui comme s'il était attirer par quelque chose. Sauf qu'il n'y avait rien d'autre hormis son propre reflet, celui de sa mère et de William qui semblait être ailleurs depuis quelques secondes. Soulager de voir qu'il ne s'agissait sans doute qu'une grosse colère, Aurore ria de joie, William en fit tout autant. Il lui rendit ensuite Toby, prétextant emprunter la salle de bain.

La jeune maman redescendit dans la cuisine avec dans ses bras, un Toby qui demeurait de nouveaux calmes bien que quelques larmes terminèrent leur route sur ses joues.

- Regardez qui vient de se réveiller.

Annonça d'une voix claironnante Aurore à l'attention des deux fillettes qui jouaient entre elles, tout en déposant l'enfant sur une chaise adapter pour lui.

Elle n'eut pas besoin de surveiller le nourrisson le temps qu'elle prépare le repas de ce dernier, Rebecca et sa sœur étaient déjà aux petits soins pour Toby. Quelques minutes plus tard, la belle blonde était assisse sur une chaise, Toby sur ses genoux et une assiette était poser devant eux. Alors qu'elle donnait le petit déjeuner à son fils, Aurore jeta un bref regard et constata que ni Rebecca ni Rose n'avaient terminés leur déjeuner, préférant jouer à la poupée.

Esquissant un petit sourire, Aurore prit la parole tout en continuant de nourrir le bébé.

- Les filles, rangez vos jouet et terminer votre petit déjeuner avant qu'il ne devienne immangeable s'il vous plaît.

Une vingtaine de secondes plus tard, la blonde failli lâcher la petite cuillère en entendant un toussotement qu'elle reconnu.

- Papa !

- Bon matin, papa !

Aurore déposa Toby sur le siège qui lui était réserver, contemplant ce joli tableau familial qu'elle avait tant rêver avoir autrefois; sa fille et son père s'échangeant un câlin avec en supplément une petite sœur qui venait s'ajouter à cela.

Elle adressa un ravissant sourire à l'homme qui l'avait posséder de nouveau pour ensuite retourner à son occupation principal tandis que William surveilla à ce que les deux sœurs complices finissent bien leur repas du matin.

Une fois seul à seul, William s'installa à ses côtés et sans une once d'hésitation, lui demanda.

- Comment vas le petit Toby ?

Ce fut à ce moment précis que Toby termina son assiette qu'Aurore ne tarda pas à exhiber sous les yeux du jeune homme avec un sourire satisfait.

- Beaucoup mieux depuis qu'il a manger. Tu veux boire quelque chose ?


William semblait à la fois ravis de cette question, mais aussi embarrasser, évoquant une éventuelle visite de Dominic.

Levant les yeux au ciel, Aurore ria légèrement pour ensuite dire sa façon de penser.

- Je suis ici chez moi et tant que j'y resterais, tu sera libre d'y venir comme bon te sembles.

Une fois que William lui eu dit ce qu'il souhaitait comme petit déjeuner, Aurore ne s'attarda pas à le préparer sous les yeux rêveur de son hôte.

La matinée fut réservé au ménage dû à l'anniversaire de Rebecca pour ensuite passer au repas du midi. Il était pas loin de quatorze heure trente quand Aurore invita Rose et son père à venir faire quelques courses avec elle au marché. Durant tout le long de leur promenade, nombreux furent les regards qui se posèrent sur ces deux jeunes adultes, se tenant la main, le regard brillant de fierté de révéler à nouveau leur amour. Malgré tous ce qui s'était passer de bon en un peu plus de vingt-quatre heure, Aurore ignorait à quel point une présence invisible allait faire sa venue à un tournant important de sa vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un anniversaire pas comme les autres   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un anniversaire pas comme les autres
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un moteur de recherche pas comme les autres !
» Un enterrement pas comme les autres
» L'amour est une arme comme les autres.
» Sherlock Holmes. Un Noël pas comme les autres. Holmes/Watson. Drabble. G.
» 6 HISTOIRES DE FEES PAS COMME LES AUTRES de Christelle Chatel, Elsa Devernois, Claire Renaud et Juliette Vallery

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Londres :: Le centre ville-
Sauter vers: