AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Une lettre ... [ PV Lord Cutler Beckett ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une lettre ... [ PV Lord Cutler Beckett ]   Mar 27 Avr - 4:53


    « The best thing about tonight's that we're not fighting
    […]
    But hold your breath
    Because tonight will be the night that I will fall for you
    Over again
    Don’t make me change my mind
    Or I won't live to see another day
    I swear its true
    Because a girl like you is impossible to find
    You're impossible to find
    », Fall For You – Secondhand Serenade


    Le Temps semblait s’être suspendu. Il n’y avait qu’eux deux, qui avaient triomphé des chaînes du Temps. Ils étaient heureux, là, en ce moment, soupirant et gémissant de plaisir. Ils étaient là. Elle, sous lui, haletant de plus belle, qui venait de passer ses jambes contre lui, de plus en plus fort. Sa respiration, coupée de petits cris jouissifs, le faisait haleter, lui-même. Cutler savait que c’était une sorte de crime. Ils n’étaient même pas mariés ! Mariés… Peut-être qu’il oserait le lui proposer un jour. De sa réponse, il ne doutait pas. C’était plutôt le « qu’en dira-t-on ? » qui l’inquiétait davantage. Car il savait bien, une fois unis jusqu’à ce que la mort les sépare, il voudrait s’afficher en sa compagnie, bras par-dessous bras. Et c’était bien impossible ! Car ils étaient différents, comme ils le savaient tous deux. * Et le pire, c’est que la seule personne à blâmer, c’est MOI ! Moi, pauvre sot, qui condamne des pirates chaque jour ! Je sais bien qu’ils pillent villes et villages, qu’ils jalonnent les mers avec un esprit dévastateur, mais… Elle, ma Lily, n’est pas comme eux ! Bon Dieu ! Je le sais ! * songeait-il. C’était certes un moment fort inapproprié pour penser à de telles choses. Mais cela était plus fort que lui. Il ne pouvait s’empêcher de penser au futur, comme il l’avait toujours fait. C’était ainsi que les hommes d’affaires s’en tiraient. En prévoyant les coups de l’adversaire. Et Beckett appliquait cette tactique partout, dans chacun des aspects de sa vie.

    Et il revint à la réalité. Une chaude réalité. Elle se poussait contre son ventre à lui, en prononçant son prénom : Cutler. C’était un prénom assez… enfin, pas très doux. Lorsqu’on le prononçait, on avait comme l’intuition qu’on avait affaire à quelqu’un d’important et de… dangereux. Pas qu’il n’aimât pas son nom, évidemment que non ! Mais… il ne faisait qu’y songer, c’était tout. Encore des pensées saugrenues, encore. Il fit un effort pour se concentrer sur ce qu’il faisait et encouragea sa belle pirate en commençant un délicieux va-et-vient. Rentrait, sortait, rentrait, sortait… Un tour de manège, en somme. Et Lily continuait de s’amuser avec lui. De le mordiller partout, de le caresser, de le toucher sans cesse. Ahhh, pur délice ! Et ce « My Love » susurré à son oreille… Il ne se lasserait jamais de l’entendre ! La tête de la jeune femme enfouie dans le creux de son cou, il ralentit le rythme de leurs ébats. Puis se retira carrément, parce que la position n’était guère agréable. Au pire, ils recommenceraient derechef, cela ne le dérangeait pas, vous savez ! Il reprit lentement son souffle. C’était drôle, mais… Il pensait de nouveau au mariage. Un mariage super discret, bien sûr. Et l’homme d’affaires s’arrangerait pour que les hommes sous son commandement n’en sachent rien. Idem pour les pirates. Au final : personne n’en saurait rien, sauf pour le prête, Lily et lui-même. Sa chérie serait d’accord, pour sûr. Elle non plus ne devait pas tenir à ce que ses camarades de la piraterie se moquent d’elle, hein. En tout cas, il voulait la faire sienne. C’était à cent pour cent décidé. Mais… comment amener ce délicat sujet ? Il n’allait pas le lui demander directement, comme ça ! Oh, et voilà qu’il rougissait encore ! C’était parce que… En fait, il était rarement timide, mais là, c’était une pirate, hein. Ajoutons qu’il s’agissait d’une pirate avec qui il avait fait des choses. Cela compliquait légèrement l’affaire.

    Il s’était toujours dit, plus jeune, que lorsqu’il demanderait une femme en mariage, il ferait cela très simplement, sans émotion. Pourquoi ? Parce qu’il avait toujours été stoïque. Hormis son sourire discret du genre : « J’ai gagné ! », évidemment. Sinon, jamais il n’aurait pensé être intimidé par une telle demande ! C’était pourtant simple. « Voulez-vous avoir l’honneur d’être ma… » Et les mots s’entrechoquaient, se bousculaient, se mêlaient. « Honneur vous d’être avoir ma voulez ? ». Non, cela n’allait pas ! Et puis flûte, à la fin ! Il était Lord Cutler Beckett, pas vrai ? * Bon, d’abord, tu devrais te rhabiller avant de le lui demander. Donc, la demande devra se faire demain matin, voire demain soir. Voire pas du tout ! Mais qu’est-ce que je me raconte ? Je l’aime, je vais la marier, non ? Dieu que je me hais, parfois ! * s’auto sermonnait-il en silence.

    Lily, probablement ignorante des tourments qu’éprouvait son compagnon, était toujours blottie contre lui. Finalement, il se décida à parler.

    « Lily… Vous êtes une pirate, libre de faire ce que vous voulez. (Il insista sur le " libre ") Qu’allez-vous faire demain ? Ou même là, maintenant ? Allez-vous… partir ? »

    Et dans sa voix calme était cachée un soupçon d’inquiétude. Comme pour la garder contre lui, comme s’il craignait qu’elle parte – voilà que c’était son tour d’avoir peur d’être rejeté ! – Cutler la serra davantage, mais toujours avec douceur contre lui. Il ferma les yeux, posa son menton contre les cheveux quelques peu entremêlés de sa future (Ah oui ?) puis dit en un soupir :

    « Ne partez pas, je vous prie. Ne partez jamais
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une lettre ... [ PV Lord Cutler Beckett ]   Ven 14 Mai - 2:21

Partir alors qu’elle était si bien dans ses bras ? Partir alors qu’elle avait enfin trouvé … l’amour ? Partir alors que sont pire ennemi est devenue son amant ? Partir alors que maintenant elle trouvait un nouveau sens à sa vie ? Partir alors qu’elle se sentait en sécurité ? Pourquoi le Lord remuait le couteau dans la plaie ? Oui elle était pirate, oui elle tait libre, oui elle était sensée être son ennemie ! Mais elle l’aimait, fallait-il lui faire un dessin, ou prenait tout cela que pour un jeu ? N’était-elle pour lui que le coup d’un soir ? Non, c’est impossible, il l’aimait, elle le savait, et lui savait parfaitement que c’était réciproque ! Elle lui a dit, et lui aussi ! Mais alors pourquoi est-ce que la voix de l’homme tremblait ? Pourquoi sentait-elle qu’un sentiment d’inquiétude l’habitait à ce moment même ? Elle le regardait dans le fond des yeux, elle sentait que ses yeux brillaient, que les larmes voulaient couler, parce qu’elle avait peur d’imaginer le futur, parce qu’elle était heureuse. Partagée entre la peur et la joie. Cet étrange sentiment était jusqu’alors inconnue pour la jeune femme, elle sentait son cœur battre à vive allure par amour, et l’amour la faisait autant sourire que pleurer. L’amour est un sentiment si doux et si amer. Ces émotions que l’on ressent en soit se contredise toutes, et se traduite dans le simple verbe « aimer », ce verbe que l’on a tellement du mal à prononcer, tellement du mal à avouer, ce verbe que l’on rêve d’entendre, ce rêve auquel l’on pense sans cesse sans vraiment s’en rendre compte … Elle n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit au Lord qu’elle se rendit compte qu’il resserrait leur étreinte. Il lui soufflait des paroles magiques, il l’aimait, il voulait qu’elle reste. Les larmes d’inquiétude de la belle se transformèrent en larmes de joie. Elle se blottit contre son torse, les perles salées coulaient toujours sur ses joues empourprées, pour disparaître au coin d’un sourire qui traduisait son sentiment de bien-être. Elle ferma, elle aussi ses yeux, profitant de cet instant unique, profitant de ce moment magique. Elle se redressa pour lui faire face :

- Cutler, vous savez que dès demain, il faudra que je trouve un bateau pour Tortuga … Mon frère à besoin de moi, sa vie est en danger, et je ne me vois pas le laisser seul face au destin. Et il détient votre fille, si au départ je suis venue à Port-Royal, c’était pour l’échanger contre le cœur de Jones, le seul moyen qui permettre de sauver Jack. Cela aussi vous le savez tout aussi bien que moi … D’ailleurs je compte ramener coûte que coûte le cœur de cette tête de poulpe à mon frère au plus vite !

Elle l’embrassa tendrement, plongea son regard dans celui de Beckett, les yeux pétillant de malice :

- Et il faut que vous sachiez une autre chose … même si je sais qu’au fond vous devez le savoir aussi, enfin j’espère … (Elle marqua un temps) Je n’ai jamais rencontré l’amour jusqu’à ce soir. Et parce que je vous aime, et que je suis incapable de contrôler ce sentiment aussi plaisant et aussi rageant qu’il soit : si demain je retourne à Tortuga en possession du cœur de David Jones, le mien restera à vous pour toujours. Sauver la vie de mon frère serait mon dernier acte de piraterie. Car je n’ai qu’un désir, redevenir lady pour vous plaire, et pour rester à vos côtés. Je veux même partir avec vous à Tortuga, même si après l’on me déteste, je ne veux plus être loin de vous, j’aime cette étreinte, j’ai adoré cette nuit, et je souhaite en aimer d’autre avec vous, rien que vous … Là maintenant, je veux rester dans vos bras pour le restant de la nuit, demain je veux aider Jack à sauver son âme en lui donnant le cœur de Jones, demain je veux vous rendre votre fille, et demain et même tous les autres jours, je veux que vous soyez avec moi, surtout demain car je me vois mal être à plusieurs milles alors que j’ai passé un moment incroyable dans vos bras, alors que je vous désir encore plus fort, de tout mon corps, de tout mon cœur et de toute mon âmes. Être à vos côtés demain et les autres jours, c’est tout ce que je veux, même si cela fait que je redevienne une lady ! Je veux cela, si bien sûre vous n’y voyez aucun inconvénient.

Elle sourit et l’embrassa à nouveau. Jamais elle n’avait été aussi sûre d’elle, comme quoi l’amour donne vraiment des ailes. Elle se voyait déjà à son bras sous le soleil des Caraïbes, que ce soit à Tortuga ou à Port-Royal, sur terre ou en mer, elle comptait rester à ses côtés ! Elle caressait son doux visage, rêveuse, détendue, amoureuse …
Revenir en haut Aller en bas
 
Une lettre ... [ PV Lord Cutler Beckett ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» ****Lilouche-Turner****
» lettre liée
» Nathaniel Hawthorne - La lettre écarlate
» Lord, Virginia & Murelli, Jean
» Lettre de Denain

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Corbeille-
Sauter vers: