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 Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}

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Ethan Felton
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MessageSujet: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Lun 17 Aoû - 11:48

De grandes heures pour la EITC,vraiment.
Il y avait de cela plusieurs jours,le "capitaine" Jack Sparrow -si l'on pouvait appeler comme cela un homme préférant jeter ses armes que sauver son honneur ainsi que sa liberté- avait été mis au fers,et sous haute surveillance,à la plus grande joie des hauts gradés de la Navy.Enfin une bonne nouvelle,après ces mois de traque ! Car si ce hors-la-Loi pouvait être pris,les autres le pouvaient également.Sparrow ouvrait la voie,une nouvelle ère.Que moi et le Lord comptions bien emprunter,vivre jusqu'à la dernière seconde,et nettoyer de tout ces cloportes.Sa Majesté le Roi serait ravi,les commerçants retrouveraient le sourire,les grands bourgeois ne craigneraient plus pour leur argent,les soldats iraient même jusqu'à siffloter durant leurs rondes... Bref,le bonheur,quoi... La promesse de la fin prochaine de cette guerre... Si illusoire.Enfin,la meilleure manière d'accroître les chesses d'un pays n'était-elle pas les combats,les envois de troupes,la confection d'armes et de navires ? Alors oui,certains opposaient à cette thèse le fait que des fils,des frères,des pères mourraient au front.Une des règles du jeu.Si vous n'étiez pas capable de disputer la partie jusqu'au bout,abstenez-vous d'y paraître.Cette vérité particulièrement terre-à-terre,que quelques uns diront même défaitiste,je la connaissais aussi bien que le dirigeant de la Compagnie.Se reposer sur nos lauriers aurait été une grave erreur.Parce que bien sûr,les sacs à rhum servant d'équipage au Black Pearl tenteraient sans doute,par folie ou excès de confiance en leur misérable potentiel,de venir le secourir ! Ah,quels fous.L'alcool et le vice leur avaient définitivement troublé l'esprit,si jamais ils décidaient de mettre en place un quelconque plan d'évasion.
Rester en alerte,jusqu'à ce que tous les hommes voguant sous pavillon noir à tête de mort soient pendus haut et court.Simple,non ? Voilà donc pourquoi je marchais,ce matin-là,dans la fraîcheur prédisant l'écrasante touffeur de la journée à venir,entouré de six hommes,direction la forteresse de Port Royal.J'étais pour ainsi dire bien protégé : alors que mon tuteur se voyait pourvu d'un asassin éternellement dans son nombre,pour sortir,je possédais deux hommes constamment devant et derrière moià,à ma gauche comme à ma droite.Mon pas rapide était suivi sans mal,si bien que nous remontions l'artère principale de la ville sans que notre avancée soit gênée par quiconque.En effet,il n'y avait pratiquement personne,à cette heure où le soleil commençait à peine sa lente ascension au sein du ciel bleu clair.Nous,tout de même aguêts,juste pour la forme,juste au cas où... Et cette silhouette,devant nous,dont nous ne distinguions pas encore le visage... Qui,visiblement,ne comptait pas bouger et nous laisser ainsi le passage...
Mes sourcils se froncèrent,alors que mes lèvres se pinçaient : louche,tout cela,bien louche.Inconsciemment,je posais la main sur le pommeau de mon épée.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Ven 21 Aoû - 17:54

Depuis combien de temps traînait-il dans ses rues inconnues ? Il n'en avait aucune idée. Le black Pearl l'avait laissé se débrouiller lui laissant seulement une chaloupe pour atteindre Port-Royal à l'aube. Le soleil commençait à peine à monter dans le ciel d'un bleu sans nuages. Une douce matinée commençait et la peur commencée à gagner Seyan. Comment allait-il trouver Becket ? Sey n'avait pas de plan pour libérer son père et sa tante des griffes du Lord. Un marcher peut-être ? Sa vie contre celle de Jack et Lily ? Enfin bref il ne savait pas du tout comment il allait se débrouiller. C'est pourquoi il marchait dans les rues de Port-Royal à la recherche d'un marchand. Seyan vu une petite épicerie ouvrir ses portes. Le garçon accourra vers celle-ci et demanda au marchant où il pourrais trouvé la demeure du Lord. Le marchand ne lui donna pas tout de suite l'information, protestant qu'il devais le payer. Sey sorti une petite bourse qu'il avait réussi à faucher à Tortuga et la donna au marchant. Celui-ci content du montant lui montra la direction à prendre. Le jeune garçon parti dans la direction indiquait par l'homme. Seyan traversa d'un pas rapide les rues marchandes. Et c'est à une intersection qu'il vu plusieurs soldats qui entourés une personne. Croyant que c'était le Lord, Sey ne bougea pas mettant sa main sur le pommeau de son épée, la tête droite, déterminait, attendant que l'homme et les officiers l'entourant s'approche de lui...
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Dim 23 Aoû - 5:01

    Bon matin, Port-Royal ! Les oiseaux gazouillaient, bien décidés à réveiller la population… et à lui taper sur les nerfs ! Aujourd’hui, le Lord était matinal, malgré une nuit chargée en émotions. En effet, une femme inconnue, mais qui était pirate, pour sûr, l’avait menacé, lui faisant comprendre que s’il ne libérait pas Jack Sparrow, il périrait. Fort heureusement, l’arme de cette femme n’était même pas chargée – hé, hé – et Beckett réussit à la capturer. Et un parasite de moins en liberté ! La pendaison de cette femme serait pour bientôt. Idem pour Sparrow, bien sûr. La victoire approchait ! Toutefois, il restait encore des pirates en liberté en ce bas monde, voilà pourquoi il ne fallait pas traîner et agir rapidement et efficacement.

    Rester enfermé dans ce bureau était déprimant, pour tout dire. Alors, allons nous promener dans la joie et la bonne humeur ! Mais pas de sourire niais, s’il vous plaît. Il s’agissait de Cutler Beckett, quand même. Lorsqu’il sortit dehors, divers effluves embaumaient l’air frais du matin. L’odeur saline de la mer, pour commencer. Et l’odeur des pâtisseries un peu plus loin. Marchant bien droit, les mains derrière le dos, il mettait un pied devant l’autre, se dégourdissant les jambes. Certes, il était encore très tôt, tout était encore un peu sombre. Mais peu importait. On avait bien le droit de se promener malgré le fait qu’il fasse « un peu noir » ! Et ne dites pas le contraire.

    Alors qu’il débouchait sur une intersection, il aperçut une escorte d’environ cinq hommes, entourant… Tiens donc, Ethan. Oui, bon, Beckett aurait peut-être dû se faire escorter lui aussi. Mais tant pis. Personne ne viendrait l’attaquer, les gens commençaient à sortir et si une attaque devait avoir lieu, elle serait faite devant témoins. Le Lord arrêta sa promenade solitaire, regardant son jeune protégé marcher avec assurance. Ils se ressemblaient beaucoup, tous les deux. Chacun avait eu une enfance difficile et chacun méprisait les pirates. Surtout lui. À quoi ça servait, d’être pirate ? Vous pourriez pas devenir forgeron ou soldat pour la Compagnie des Indes Orientales, plutôt ? Mais non. Vous vous détournez du droit chemin pour devenir pirate ! Quelle classe ! Pfft, non mais... Quel manque de jugement ! Légèrement agacé par ces sombres pensées, Cutler décida d’aborder Felton. Pourquoi pas ? Le jeune homme était assez vieux pour faire ce qu’il voulait, mais que faisait-il à une heure pareille ? Avait-il fait une rencontre inopinée ? Avec une escorte derrière lui ? Sûrement pas. Bon, il allait bientôt le savoir. Avec son sourire habituel – c’est-à-dire assez mesquin – il s’avança. N’allez pas croire qu’il était méchant avec Ethan, c’est juste qu’il avait toujours eu ce sourire-là.

    - Bonjour, Ethan. Tu es matinal toi aussi ?

    Les gardes créèrent une ouverture, reconnaissant leur supérieur – et de loin !
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Mar 25 Aoû - 18:46

Moi,Lord Beckett ? Mais quel joli compliment,ma foi ! Cela dit,je ne pus m'en réjouir puisque,bien qu'étant doté de quelques talents notables,lire dans les pensées d'autrui ne passait pas encore pour une activité à la portée de n'importe qui.
Tandis que nous avancions toujours vers le voyageur,sans songer une seule seconde à modifier notre route,je détaillais du regard ce mystérieux inconnu : plus jeune que moi,mais plus trapu,le teint halé -sans doute par l'air de l'océan-,des vêtements choisis plus pour leur côté pratique que leur élégance.Et une mine,ciel.Pour un peu,il aurait,semblait-il,voulu écraser le monde par la fierté qui était la sienne.De toute manière,que ses intentions soient belliqueuses ou non,la situation demeurait la même : notre nombre passait pour notre force.Ah,si j'avais connu sa méprise ! En aurais-je ri ? Me serais-je senti flatté ? Car enfin,me voir,à dix-sept ans,directeur de la glorieuse Compagnie des Indes,et Lord déjà... Etrange,vraiment,qu'une pareille hypothèse puisse,à ses yeux,passer pour la réalité.Pour ma part,à son sujet,je préférais rester prudent : il aurait très bien pu être un simple colporteur,un vagabond,un commis d'un quelconque commerçant.Je me voyais déjà l'interpeler : "holà voyageur ! Seriez-vous un de nos éminents bourgeois,pour ainsi chérir votre lame ?" Et par la suite,soit l'inconnu m'aurait donné raison,soit il m'aurait démenti,par l'aveu de sa véritable identité,ou bien par une tentative d'évitement plus ou moins grossière,selon ses facultés mentales...
Plus la distance entre notre délégation et l'étranger se raccourcissait,et plus ma curiosité se trouvait piquée par ce regard braqué sur moi.Oh certes,l'autre ne me dévisageait pas de la manière la plus franche qui soit.Mais enfin,tout cela pour simplement admirer des soldats de Sa Majesté ? Je ne crois pas.Pour l'instant,ma place était celle de l'homme au centre des attentions.Soudain,ma raison,sous la couche de soif de connaissances,identifia mon prénom,au sein d'une question.Oh,comment ne pas reconnaître cette voix.Ce timbre,dont chaque intonation m'était familière;cette personne,dont je connaissais chaque geste.


-Monsieur... saluai-je le véritable maître de la EITC,en m'inclinant légèrement en avant,un bras replié contre mon torse.

Certains diront de moi qu'en réalité,je ne suis que le petit toutou de Beckett,son jouet,répondant à chaque sollicitation dans l'espoir d'obtenir une récompense.Vous voulez que je vous dise ? Si cela n'apparaissait que comme leur seule vérité plausible,alors d'accord.Dans la vie,je savais où je voulais aller,ce que je désirais,ce que j'étais prêt à faire pour arriver à mes fins.Si cela faisait de moi un esclave,soit.La réussite se connait de multiples voies pour être rejointe.
Par Dieu,cependant ! Mon tuteur,s'avançant ainsi,sans craindre ne serait-ce qu'un manant ne le bousculât ! Certes,David Mercer,sa fidèle seconde ombre,devait bien veiller,en une rue parallèle,aussi silencieux et agile qu'un spectre.Cela dit... Ah... Non pas que je ressente du paternalisme envers lui,ç'aurait été aussi injustifié que déplacé,sans oublier que les rôles auraient été stupidement inversés... Mais un être pareil,cheminer comme n'importe qui,sur des pavés que des misérables avaient foulé ! Oui,j'en demeurai persuadé : nous valions tout deux mieux que cela.Bien mieux.


-Je revenais du fort,continuai-je,n'hésitant pas à le regarder dans les yeux,à l'inverse des soldats se tenant parfaitement au garde-à-vous,les yeux portés au loin.Les propositions de miss Edwards paraissent être à la fois applicables,et aptes à donner des résultats probants.

Oui,pour ceux qui se le demandent,alors que mon père de substitution me tutoyait,j'usais du vouvoiment.Question de respect ! Et puis même... Le mot "famille" ne nous correspondait pas vraiment... Je n'avais pas réellement de proches au sens propre du terme... Juste des collègues.Et un mentor.Et si les choses devaient changer,alors Cutler en serait le seul instigateur.
Sans vraiment que cela fait de manière inconsciente,je lançais de temps à autres de brèves oeillades à ce garçon,toujours là,immobile,nous regardant.Mais que voulait-il à la fin ? Toujours cette même inaction.Mhm.ça ne me disait décidément rien qui vaille.Cela dit,je n'allais pas non plus demander son avis au Lord,si cet individu n'était qu'un simple citadin.
Mon ton se fit plus complaisant,alors que j'esquissai un sourire de connivence,mes yeux désormais posés sur Beckett.


-L'Avenir appartient aux visionnaires se levant tôt,comme dit le proverbe.Puis-je vous être utile ?

Si cela se trouvait,son observateur ne comprendrait pas tout de suite qu'il avait fait fausse route...
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Mer 26 Aoû - 4:58

    Beckett eut droit à une salutation très courtoise de la part de son « élève ». Ce dernier continua à parler avec assurance et avec les manières que seule une personne… cultivée, dirons-nous, pouvait avoir. Tant mieux, toutes ces leçons et ces heures d’études en compagnie de nos amis les livres avaient porté leurs fruits. Le jeune homme, toujours poli, continuait de la regarder droit dans les yeux, d’une façon que peu de soldats auraient oser le faire. Et c’était bien, car Ethan n’était pas un soldat ! Lorsqu’il se tut, le Cutler remarqua que quelque chose semblait perturber, voire énerver, le blondin. Il jetait des regards presque insistants en direction d’un jeune garçon, tapi dans la noirceur… enfin, ce qu’il en restait, car il fallait dire que le soleil ne restait pas planté là. Il bougeait, quoi. Mais ça, tout le monde le sait. Trêve de stupidités. Tranquillement, l’ennemi juré de tous les pirates commenta :

    - Voilà qui est fort bien, n’est-ce pas ?

    Soudain, une ribambelle d’enfants d’à peine dix ans passa derrière le noble. La joyeuse bande, de six ou sept garçons, riaient et criaient des « J’vais t’avoir, sale pirate ! » haut et fort. Le Lord eut un sourire chaleureux – regardez-le bien, c’est un moment historique ! Les parents éduquaient bien leurs progénitures, apparemment. Les jeunes s’arrêtèrent brusquement, deux ou trois mètres plus loin, mais toujours à portée de voix de Beckett et de tous ceux qui prêtaient l’oreille. Puis, un gamin se détacha du lot, tenant bien haut une épée de bois d’environ trente centimètres. Il portait un bandana blanc – qui avait l’air d’être en fait un vieux morceau de nappe, car on apercevait ici et là des taches de soupe aux tomates – et sur son poignet immobile, qui ne tenait pas l’arme, avait été placé des brins d’herbe qui formaient maladroitement la lettre « P ». Ah, le fameux « pirate ». Les autres gosses crièrent alors :

    - Rends-toi, pirate !

    - Pendons-le !

    - Amène-toi, si t’es un homme !

    Un autre gamin, cette fois habillé plus noblement – enfin, qui avait essayé – s’avança à son tour. Il ordonna au « pirate » :

    - Je vais t’arrêter sur-le-champ !

    - Je suis le Capitaine Jack Sparrow ! Personne ne peut m’arrêter, même pas toi, Beckett ! répliqua au tac à tac l’enfant pirate, semblant s’adresser à celui qui s’était avancé.

    Tout à coup, ce dernier leva les yeux et aperçut… le vrai Cutler Beckett, avec, juste à côté, un grand blond. Oups ! Cette fois, tous les enfants cessèrent de rire. Le faux Beckett réprimanda le faux Sparrow :

    - Tais-toi, Justin !

    Le groupe devint alors honteux et écarlate. Beckett – le vrai – perdit son sourire de tout à l’heure. Mais à quoi ils jouaient ? S’imaginaient-ils que l’arrestation récente de Jack Sparrow s’était déroulée ainsi ? C’est vrai que l’affaire avait fait beaucoup de bruit mais… au point d’en influencer les jeux innocents des enfants ? C’était sans doute là la preuve que les habitants de Port-Royal en avaient beaucoup parlée entre eux.

    Le dirigeant de l’Eat India Trade Company revint à Ethan, légèrement troublé par ceci. Il ignorait que son travail et ses ambitions intéressaient les plus jeunes. Quoique, il en allait autant de Sparrow. Comment quelqu’un pouvait admirer ce traître ? Ça, c’était un mystère. C’était peut-être parce que Sparrow, contrairement à Beckett, resplendissait de liberté. Tous les enfants – surtout les garçons – rêvaient de faire ce qu’ils voulaient et de partir, loin, loin… Alors le métier, si on pouvait appeler cela ainsi, de pirate leur apparaissait comme un rêve. Était-ce pourquoi certaines personnes tournaient mal ? Parce qu’elles s’abandonnaient à leurs pulsions juvéniles ? Le Lord sourit machinalement au blond avant de répondre :

    - Non. En fait, je ne faisais que me promener.

    Il marqua une petite pause, puis baissa la voix :

    - Qu’est-ce qui t’inquiète ?

    Il se doutait qu’il y avait quelqu’un ou quelque chose qu’Ethan avait vu, parce que tous ces regards étaient tous sauf désintéressés. Était-ce une jeune demoiselle, tant qu’à y être ? Non, ce n’était pas du tout le genre de « monsieur » Felton. Alors, quoi ?
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Ethan Felton
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Lun 31 Aoû - 14:46

Ah,l'Amour... Un des plus grands fléaux de notre ère.Que de bévues commises en son nom ! Que de folies réalisées soi-disant pour prouver une affection pouvant être brisée par une dispute,un manque de tendresse ! Roméo et Juliette avaient péri malgré leur passion,l'abbé Prévost avait narré la fin tragique de son héros,consumé d'adoration pour sa maîtresse,dans "Manon Lescaut".Le plus bel exemple que l'on puisse trouver des dangers de ce sentiment aussi poétique que retors demeurait la tragique histoire de l'Amiral Norrington.Comment ne pas être dégoûté,après avoir entendu le récit de ses fiançailles brisées,de sa dégringolade.Certes,avec un peu de bon sens,il aurait pu éviter cela.Mais l'Amour trouble tout ! Il fait de vous en proie aussi facile qu'aveuglée,sans défenses,seule.Alors si un jour cette funeste émotion venait troubler mon âme,j'espère ardemment que l'on tâchera par tous les moyens possibles de me détourner de la femme ayant provoqué en moi ce boulversement.Que l'on m'enfermera,qu'on me traitera avec la rudesse destinée aux prisonniers,car le cas sera semblable : me faire expier une faute impardonnable,car apte à provoquer ma perte.Même une balle en pleine tête serait préférable à une chute sociale comme l'avait connu James.Car il était nécessaire d'en être conscient : une chance comme il l'avait connu,de se voir proposer un poste aussi prestigieux que celui étant désormais le sien,n'arrivait pas deux fois.Certains,dévots,parleraient de miracle.Mais comme pour ma part,je ne plaçais à l'endroit de Dieu qu'une fadaise créée pour effrayer les crédules pécheurs,je préférais autant éviter le mal.Quitte à ne jamais vivre que qu'on appelait "les plus beaux moments d'une vie".Le Lord semblait partager le même point de vue : sans doute l'un des meilleurs partis de toute l'Angleterre,et toujours sans épouse.Quand je vous disais qu'il m'apparaissait à l'image d'un modèle en tout point remarquable...
Et puis il y eut ces bambins.Et le temps sembla suspendre son cours.Sur ces petits visages,tant d'innocence,de pureté.Dans leurs jeux,de l'insouciance.Dans leur coeur,le simple bonheur de l'amusement.Pourtant,à quel mime jouaient-ils ! Une grossière ébauche de notre société,mais privée de ses aspects les plus sombres,les plus sanglants.Pour eux,il ne s'agissait que de deux hommes,l'un pourchassant l'autre,et voilà tout ! Pas de pirates assoiffés de richesses.Pas de soldats morts au combat.Juste un noble,et un capitaine.Grandiose vision du monde ! Si simple,ne gardant que le principal,l'essence même de cette guerre,qui dévorait les combattants comme les ans,sans sembler pouvoir finir un jour ! Mais un philosophe y aurait vu plus encore.L'impitoyable réalité : il ne s'agissait plus du Bien et du Mal,mais du Pouvoir,et ceux assez fous pour tâcher de lutter contre sa force dévastatrice.Comment ne pas remarquer leur course ! Ils avaient presque bousculé le Lord,ces étourdis.Sans cela,ils n'auraient sans doute pas capté mon attention.Fatalement.Car,en même temps que je saisissais le message caché -cependant ignoré d'eux- de leur pantomime,mon passé faisait ce qu'il savait le mieux faire.Remonter à la surface.
Un petit garçon,à la chevelure d'or.Assis dans un coin d'une grande pièce grise,ou d’autres se divertissent,sans que ce dernier ne les entende véritablement,ait juste conscience de leur présence pétillante.Par les fenêtres sales,hors d'atteinte,les rayons du soleil,où la poussière danse,voluptueuse.Et lui ? Avait-il eu le droit de se prendre pour un autre ? Oh,rien que pour jouer.Tout n'était que jeu.On commence,et quand ça ne nous plaît plus,on s'arrête.Mais parfois,dans certains cas,ça continue,malgré nous.Nos pas s'enchaînent.L'engrenage tourne toujours.Et cet enfant ? Lui avait-on demandé s'il désirait prendre part à la partie ? Non.On l'avait laissé dans l'ombre.Dans le froid.La solitude.Seule la violence et la faim venaient de temps à autres lui rendre visite.C'était ça,alors,l'amusement ? Et bien... D'accord.Les années avaient passées.Et comme l'écrirait André Breton bien plus tard,le jeune Felton,cet ancien moi,qui par le passé n'avait existé que sous la forme d'un être faible et renfermé,n'avait pas changé de jeu,mais bien modifié les règles de ce dernier.Condamner les forts qui auparavant lui avaient mené la vie dure.En leur prouvant qu'un gringalet comme lui pouvait parvenir à quelque chose de grand.Désormais,la cour des grands passaient pour mon fief,mon terrain de... Jeu.En étais-je plus heureux qu'au départ ? Et si,à la base,ce fameux jeu m'avait ouvert ses portes ? Où me trouverais-je à présent ? Tout ce raisonnement pour me rendre compte que les rires de ces bambins,leurs sourires leurs galopades,tout cela,je ne l'avais jamais eu.Ce n'était que des fantômes lointains.Des choses longtemps espérées,jamais touchées,et,au bout de quelques temps,abandonnées au domaine des lointaines chimères,des rêves idiots dont la bêtise vient simplement de leur inaccessibilité.Subitement,un beau jour,alors que ma vie reposait sur des préceptes durs,carrés,en un mot,adultes.Cette explosion de jeunesse,là,juste sous mes yeux.Un avertissement du Destin,pour me dire que ma nouvelle voie me mènerait en des situations pires encore ? Ou bien s'agissait-il d'ores et déjà d'une punition...?
Un des enfants porta son regard sur moi,craintif.Peut-être qu'à une époque,j'aurais tâché de paraître noble et doux,juste et brave à la fois.Mais à cet instant... Mon coeur était plus froid qu'une pierre,mon âme décharnée tempêtant pour que ce va-nu-pieds baisse les yeux.J'étais son seigneur.J'étais... Mieux que lui... Voilà ce que je me disais... Mon expression neutre ne témoigna pour lui que du mépris,alors que je relevai avec arrogance le menton.L’autre baissa les yeux,penaud,victime d’un système qu’il ne comprenait pas encore.Quant à moi,je demeurai sur mes positions,sûr de moi.Enfant au passé refoulé,pas encore adulte,une sorte d’entre-deux dont le futur ne se dessinait pas encore avec netteté.
Visiblement,je ne fus pas le seul à connaître un bref moment d’égarement : mon tuteur avait également gardé toute son attention portée sur les plaisantins.Cependant,ma songerie paraissait avoir été un brin plus courte que celle de Beckett : lorsqu’il se ré-intéressa à moi,j’avais retrouvé toute ma contenance,ainsi que la totalité de mon flegme made in Britain,of course.


-Oh,rien d’important,Milord.De simples ombres que j’ai cru au premier abord menaçantes,en oubliant combien de fois nous avions triompher de pareilles entités.Mon regard perçant se détourna une dernière fois vers l’adolescent,avec toute la morgue dont je pouvais faire preuve en cet instant.

Qu’il tente seulement quelque chose contre nous ! Mon semblant de paranoïa se trouvait totalement gommé par un orgueil sans limite,un sentiment de supériorité ne me faisant plus craindre l’attitude étrange de l’inconnu.Bon,je ne le défiais pas non plus.Pas envie de me salir pour un gueux sorti de Dieu seul savait où.Ce fut donc la dernière fois que je me préoccupais de cet observateur qui ma foi,avait du goût pour choisir l’objet de ses œillades secrètes.
Tandis que les enfants déguerpissaient,je me pris à réfléchir quant au sens de la question qui venait de m’être posée.Cutler s’inquiétait-il pour moi ? Eprouvait-il de l’intérêt pour ce que je pouvais vivre ? Non,sans doute n’était-ce que de la courtoisie polie,ou au pire,une légère anxiété quant à savoir quelles répercussions auraient de probables soucis sur mon travail à la Compagnie.Voilà ce que j’appréciais,entre autres,chez lui.Sa manière de voir les choses sans y mêler des transports infligés par son humanité.Enterrer cette dernière au plus profond de nous,ennemie intérieure aussi malfaisante que l‘Amour dont je parlais tantôt.


-Accepteriez-vous de faire quelques pas avec moi ? Il y a certaines choses dont j’aimerais m’entretenir avec vous,si votre promenade peut souffrir de ma présence,bien entendu.

Je vous vois venir : des choses ? Quelles choses ? Vous le saurez… Et bien quand vous le saurez,incorrigibles curieux.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Mar 1 Sep - 4:55

    Des ombres, hein ? C’est ce qui le troublait ? Ah bon. La réponse d’Ethan le fit sourire… un peu. N’oublions pas qu’il ne souriait que lorsqu’il n’avait une très bonne raison de le faire. Comme lorsque ce rat de Sparrow avait été enfermé, par exemple. Son exécution n’était d’ailleurs qu’une question de temps, à présent. Et ce maudit pirate allait payer pour cette humiliation que seuls les soldats vétérans savaient… Grands Dieux ! Si le blond devait apprendre ce qui se cachait derrière tant de haine, c’en était fini de toute l’admiration qu’il lui portait ! Jack Sparrow… Argh ! Et voilà que son interlocuteur portait derechef son regard froid vers « l’ombre », qui ressemblait à un adolescent, ou un jeune adulte, quoique ces deux termes soient assez semblables. Qu’est-ce qu’il fichait là, celui-là ? Les espionnait-il ? Sur le compte d’un de ses ennemis ? De leurs ennemis, plutôt. Car des ennemis, lui, il en avait à la pelle ! Et pas seulement des pirates. Non, non. Il y avait bien des gens qui désapprouvaient ses méthodes « anti-pirateries ». Évidemment, ils n’étaient pas assez téméraires pour le lui faire savoir directement – du genre : « Hey, le Lord ! Tes idées sadiques sont dégueulasses ! ». Il va sans dire que le même sort que les pirates attendraient alors ces gens.

    Cutler vit déguerpir les gosses avec ennui. Ç’avait été si amusant de voir sur leurs petits visages ce masque de peur et de honte. Mais qu’est-ce qui lui prenait, tout d’un coup ? Ce n’étaient que des enfants ! Oui mais… Lui aussi avait été humilié, enfant. Était-ce à cause de cela ? Lorsqu’on vous rabaisse étant petit, devenez-vous un monstre une fois adulte ? Enfin, « monstre » était un bien grand mot. La proposition de monsieur Felton ne surprit guère le « grand » homme. Si quelqu’un les espionnait, Ethan n’allait pas commencer à parler comme cela ! Quoique, s’ils s’éloignaient assez loin, cet espion les suivrait-il ? Quoiqu’il en soit, Beckett n’allait pas refuser. Et ça avait été dit de manière si polie…

    - Ce serait avec plaisir.

    Le noble se mit donc à marcher en direction du fort, comme Ethan était en train de le faire à l’instant. Les gardes les encerclèrent aussitôt, comme si une foule de fillettes – de groupies ?- les attendaient en hurlant et en pleurant presque de joie à l’autre coin de la rue… Pfft. Les habitants – qui s’inclinaient presque à leur passage, ou pire, détournaient les yeux (Hé, ho, on me regarde ! Je suis Lord Beckett !) – étaient prêts pour une nouvelle journée ensoleillée. Bah, soleil ou pas, la vie était la même qu’hier : injuste pour les faibles, douloureuse pour les condamnés et glorieuse pour ceux qui commandaient.
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Ethan Felton
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Sam 5 Sep - 19:55

Remercier,c'est se dire débitaire.Remercier,c'est consentir à dire que l'autre vous a offert quelque chose dont vous aviez besoin,cruellement ou non;que vous attendiez avec plus ou moins d'espérance,de fièvre,de vaines prières silencieuses.Ceux qui s'excusaient,comme ceux prompts à dire "merci" pour des vétilles,n'étaient rien de plus que des faibles,rattachés aux autres,dépendants de leur bon vouloir,de leurs capacités à régler vos propres problèmes.Je ne désirais pas être faible.Je ne pensais pas l'être.Je ne faisais donc pas partie du même monde que ces larves plaintives.Voilà donc pourquoi mon unique réponse à l'acceptation du Lord fut un hochement de tête entendu,comme l'auraient fait un homme mûr à l'adresse d'un collaborateur proche,une personne en qui il avait toute confiance.
Car ce que j'avais à lui apprendre me touchait directement.Oh,je ne me connaissais pas assez d'égoïsme ni de niaiserie pour croire une seule seconde qu'un ennui me touchant pourrait seulement intéresser mon Maître -ce mot vous choque ? oh,pauvres petites choses fragiles...-;ma décision avait été motivée par sans doute ce que certains appelleraient une crainte aussi profonde que sourde,une inquiétude concernant ma personne,mais relative également à Beckett.Par bonheur,la nouvelle n'apparaissait pas si sombre que cela.Il faudrait juste faire avec.Et jouer serré,sans doute.
Toujours silencieux,je goûtais au plaisir du silence tacite entre nous.Qui pourrait mieux me comprendre.Qui saurait mieux m'écouter.Me conseiller,même,car à cet instant,la situation se divisait en deux branches à la fois différentes et semblables.Sans possibilité de,par la suite,changer de bord.La distance entre nous et le voyageur augmentait à chaque pas,et son visage ne fut bientôt plus qu'un souvenir dans mon esprit.D'autres préoccupations imploraient notre attention à tous deux,alors se demander si un manant nous suivait ou pas... De toute manière,il serait stoppé à l'entrée du fort,n'ayant sans doute aucun motif valable de pénétrer dans la cour.Merci au Ciel d'avoir créé les sentinelles,certes pas des génies,mais assez musclées et armées pour repousser les inconscients se croyant de taille ou de notoriété assez retentissante pour troubler la réalisation de notre oeuvre.


-Voilà... Je tiens de source sûre qu'il y a de cela une semaine...

Ah... C'était ardu à dire,je l'avoue.Pourtant,la couardise n'avait aucune prise sur mon caractère.Il s'agissiat plutôt d'un dégoût craintif,une sorte de paralysie.Je refusais de voir les faits.Mais ma force morale,secondée de ma Raison,m'ouvraient de force les paupières.Je déglutis,avant de reprendre,le regard au sol,les machoirs crispées.

-Ma mère a embarqué à bord d'un navire,à Plymouth.Un bâtiment en partance pour Port Royal.

Voilà.Imperceptiblement,chaque membre,chaque muscle de mon corps se tendit,tant le cas était déplaisant.Le motif de ce voyage ne m'avait pas été communiqué,mais croyez-vous le mystère l'entourant opaque au point d'anéantir toute spéculation ? Elle venait pour moi.Quelle abomination.Oh,certes,j'avais enquêté sur elle,et ce que j'avais appris avait détruit le peu d'estime qu'un enfant a théoriquement à l'endroit de sa génétrice.Cette catin qui m'abandonnait quelques heures après ma naissance... Non,je ne voulais pas la voir.Ma colère alors aurait été abominable,je le savais.Jamais mon passé ne représenterait une faille.Jamais je ne permettrais une telle chose,m'entendez-vous ? Mais si jamais elle désirait me rencontrer... M'amadouer... Ou pire ! M'enlever à Cutler.Par tous les Saints,cette succube en était capable,je n'en doutais pas.En songeant à cette hypothèse,je sentis ma haine grandir un peu plus.Non,personne ne méritait mon respect,mon dévoument.À part mon tuteur.Qu'on ose tenter de me faire miroiter une simili famille pour m'appâter,alors que rien au monde ne pourrait être mieux que ce que m'offrait la EITC ! Aucun mot n'existait pour décrire une pareille infamie.Que Dieu,non,Satan me préserve de ce mal à la perversité si sidérante.
Deux plans pouvaient être ceux de ma mère : tâcher de s'attirer mes bonnes grâce,pour que je l'inclue dans mon univers.Peine perdue,je la détestais proprement avant même d'avoir posé les yeux sur sa personne.Le second semblait bien plus abominable : tenter,par des moyens légaux,de me récupérer.Faire pression sur le Lord.Quel froid s'empara de moi alors ? La peur d'être finalement lâché par mon modèle ? Ou l'horreur de me voir plongé en une société bourgeoise étrangère,peuplée de regards inquisiteurs,curieux d'apprendre mon incestueuse création ? Je me rendis alors que compte que une ou deux minutes de silence venaient de suivre mes derniers mots.Mes dents,si serrées les unes contre les autres,risquaient de se briser.Mais le Lord aurait la solution.Il savait toujours quoi faire.La paix remplaça alors le courroux en mon âme.Trois hypothèses,somme toute,pour éviter le désastre : prendre les devants et tuer dans l’œuf les rêves de cette pseudo-maman.Ou la laisser venir à moi pour mieux la poignarder au cœur par un refus cinglant.Ou encore tout simplement m’enfermer jusqu’à ce qu’elle se lasse de se heurter à une porte close.Cutler choisirait la meilleure option.Son bon sens m’éclairerait sans aucun doute.


-Que me préconisez-vous...? Je n'ai rien à lui dire.Elle n'existe pas dans mon esprit.Je suis plus inquiet concernant les tracas qu'elle pourrait vous causer,monsieur.Le temps perdu.Les discussions dont nous connaissons tous deux l'aboutissement : je désire rester à vos côtés.Quoi qu'il arrive.

Je posai sur lui mon regard clair,pratiquement copie du sien.Qu'en penserait-il ? Me laisserait-il m'en dépêtrer,compte-tenu du fait que seul mon lien de sang avait engendré cette histoire ? Oh,la première rencontre.Sans doute un parfait cliché : elle hésitante et pleine d'espoir.Mais moi,loin du petit submergé de bonheur.De la froideur.Ô Méphistophélès,inspire-moi assez de méchanceté pour la dégoûter de ma présence dès les premières paroles.Et assurer mon avenir au sein de la Compagnie.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Dim 6 Sep - 0:18

    Marcher tranquillement avec notre fils adoptif encerclé de soldats vêtus de leur costume flamboyant… c’était vraiment… extra ! Sarcasme mis à part, que voulait en réalité Ethan ? Ils avançaient en direction du fort et il n’avait encore rien dit. Encourageant. Mais ce n’était pas grave. Qu’il prenne donc son temps ! L’avenir leur appartenait, maintenant. « Leur appartenait » ? Ouais. L’avenir des humbles gens de Port-Royal reposait en l’EITC. Il fallait gérer tout ce que un tel travail impliquait. Des rencontres mondaines. Des dîners en compagnie des gens de la haute société. De la paperasse. Capturer des pirates. Les faire parler. Les faire souffrir. Les faire pendre. Et encore de la paperasse. Bref, une vie assez mouvementée. Mais lui, ça ne le dérangeait pas. Même que ça l’amusait. Bon, parfois c’était d’un ennui à mourir, mais qu’importe ? On ne pouvait pas que s’amuser dans la vie. Quel dommage.

    Les paroles du jeune homme étaient surprenantes. Sa mère allait venir à Port-Royal ? Bonté divine, il ne manquait plus que ça ! Des ennuis en perspective. Qu’est-ce qu’elle voulait, celle-là ? Exécuter une danse africaine pour que son fils l’applaudisse ? Sûrement pas. Et si vous l’avez cru, arrêtez de consommer des substances illicites. Non, sérieusement. Qu’avait-elle en tête ? Le passe d’Ethan n’avait pas été clairement évoqué entre eux, ni avec quiconque, mais Beckett savait que le petit – et c’est lui qui parlait ? – avait été abandonné à sa naissance par sa mère. On s’entend, hein. Pas en train qu’elle accouchait, quand même. Après l’avoir mis au monde. Bon, et ensuite ? Le fait qu’Ethan soit devenu « le bébé de la Compagnie » selon certains était connu de tous. Cette femme avait dû le savoir. Mais pourquoi voulait-elle venir le voir ? Parce que si elle venait à Port-Royal, ce n’était pas pour aller danser à moitié nue devant ces messieurs dans des tavernes douteuses. C’était pour Ethan. Il n’y avait pas d’autres explications. Maintenant, que faire ? Cette mère irresponsable viendrait-elle le voir personnellement en premier ? Ou encore, tenterait-elle une approche avec son fils ? Dans quel but ? L’enlever ? Pourquoi ? Trop de questions défilèrent dans l’esprit du grand homme. Ethan avait marqué une pause. Il semblait plongé dans ses pensées moroses. Beckett ne le brusqua pas et d’ailleurs, ce n’était pas son genre. Le blondin avait vécu des choses difficiles lui aussi. Et même si cela n’était pas fréquent pour le Lord, y penser était très désagréable.

    Ce que dit ensuite son jeune protégé ne fit que confirmer ses craintes. Cette inconnue - cette supposée maman - venait pour Ethan. Mais il avait raison. Elle allait se mettre sur son chemin et lui faire perdre du temps précieux. L'inconsciente ! Ne savait-elle pas que son fils était sous la tutelle de Lord Cutler Beckett, maintenant ? Tsst. Peut-être était-elle sa mère biologique, mais abandonner son enfant signifiait ne pas le désirer, l'oublier, refuser de s'en occuper. Eh bien trop tard ! C'était Cutler qui s'occupait d'Ethan. Que cette pauvre sotte - car oui, il considérait les inutiles ainsi - fasse ce qu'elle voulait, ça ne changerait pas. Aujourd'hui, l'argent et le pouvoir dirigeaient le monde. Deux termes si semblables. Et lui incarnait ces deux mots. You're done, lady. En tout cas, la loyauté d'Ethan lui fit chaud au coeur, mais il n'esquissa aucun sourire. Il savait depuis le début qu'Ethan et lui étaient semblables. Froids. Sans pitié. Ambitieux. Enfin, il fallait bien répondre quelque chose, afin de rassurer le blond. Il était évident qu’une haine tapie au fond de lui allait émerger à l’arrivée de sa mère. Il émit un petit rire agacé, puis :

    - Eh bien, il va falloir y faire face un jour ou l’autre. Ta mère sera probablement là dans un jour ou deux, peut-être trois. En vérité, j’ai bien hâte.

    Bon, pour rassurer quelqu’un, on pouvait faire mieux. Mais c’était parce que Beckett savait qu’il gagnerait cette partie, comme les précédentes dont il était sorti vainqueur. Cette femme ne lui enlèverait pas Ethan, tout d’abord parce que ce dernier ne le voulait tout simplement pas. Si elle voulait réellement son bonheur, elle le laisserait tranquille. « Mais c’est mon fils, Milord ! Je suis sa mère, il ne vous appartient pas, vous… » Eh bien justement, madame ! Si vous voulez réellement l’avoir, préparez-vous à être déçue ! Et je tiens à confirmer qu’Ethan Felton est un humain, pas une chose.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Dim 13 Sep - 19:59

-Véritablement...?

Il fallait bien l'avouer,la réaction de l'anglais me déstabilisa quelque peu.Oh,je ne m'étais point attendu à une surprise effarée,ou à une horreur glacée,ou bien encore à une colère maintenue tant bien que mal dans le silence.Voyons,comment croire qu'un homme comme lui pouvait prendre peur,perdre le contrôle,ne serait-ce qu'une seconde.Oui,après tout,le cas ne se trouvait peut-être pas si grave,et je m'en faisais toute une montagne sans raison.Les risques demeuraient minimes,et ma vie ne serait en rien boulversée.Ma créatrice et ses entrailles d'où j'avais été tiré s'en irait comme elle était venue.Alors pourquoi cette impression étrange de n'être pas suffisamment préparé à ce qui allait advenir ? Que ce qui m'arrivait droit dessus ne me laisserait pas indemne ? Comme un point de non retour.Un dernier croisement,comme je l'avais remarqué auparavant.À l'instar d'un supplicié,je me voyais déjà tiré entre deux destins,à l'image de chevaux fous.Entre le bon garçon revenant de loin,et l'être encore plus mauvais que je pouvais devenir en demeurant à Port Royal.Fallait-il encore savoir s'il n'était pas trop tard,si les marques de Beckett et de la Compagnie des Indes ne se voyaient pas enracinées en moi si profondément que les gommer relèverait de l'impossible.
Mais voyez-vous,tout ce raisonnement ne pouvait être le mien à cet instant.Non,cette réflexion ne pouvait et ne peut d'ailleurs être que celle d'un observateur extérieur.N'ayant pas au fond du coeur ce sentiment si fort,de marbre face à la corruption des émotions humaines qui me liait indéfectiblement aux idéaux que Cutler avait fait mien.Loué soit le Ciel ! Mon esprit demeurait clair à l'approche de la tempête.Cependant,le contentement de mon mentor me surprenait quelque peu,étant un homme ne repoussant certes jamais un défi,mais n'appréciant au contraire pas les ennuis pouvant être évités.


-Je me passais très bien d'elle.Qui sait,mon père pourrait avoir la même stupide idée,et faire de même.Qu'ont-ils tous avec leurs idées de famille,incapables de laisser les honnêtes gens en paix.

Ces mots auraient très bien pu être silencieux,mais je préférais parler,dans le but d'éviter de songer à elle.Elle,qui m'avait abandonné,pour accourir dix-sept ans plus tard.Malgré moi,mon imagination vagabondait,attisée par la date approchant : comment était-elle ? Blonde,comme moi ? À quels ancêtres pouvais-je bien ressembler ? Possédais-je quelques uns de ses traits ? Et ses yeux ? Mon Dieu,ses yeux.Que j'aurais à croiser,sans doute plusieurs fois.Non.Ils ne pouvaient lire en moi.Je ne les laisserai pas faire.Foi d'Ethan Felton,ce jeune homme que j'avais forgé de mes propres mains,sans aide,sans patronyme,sans même un prénom.
Mes épaules se carrèrent,comme si un vent froid fut venu faire tressaillir ma chair.Mon regard,lui,demeurait sombre,pensif.


-Je prends note que vous souhaiterez donc une audience avec elle.Vous m'en voyez pour le moins interloqué.La meilleure façon à mes yeux de ne lui offrir aucune faille aurait été justement de ne lui offrir que du silence et un refus aussi net que catégorique de la laisser s'immiscer dans notre vie.

Après tout,cela relevait éventuellement d'une partie de la Stratégie que je ne connaissais pas encore.Celle de garder ses amis près de soi,et ses ennemis encore plus près.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Mar 15 Sep - 4:51

    Oui, véritablement. Oui, il avait hâte de rencontrer la maman du blondin. Était-elle jolie ? Minute, le nain. Il n’avait pas l’intention de la faire sienne ? Eh bien si. Serait-elle plus grande que lui ? Sûrement, parce qu’Ethan l’était…. Un peu. JOKE ! Heu, la blague, ce n’est pas qu’Ethan soit plus grand que lui, c’est que Beckett veuille se marier. Non, mais, vous l’avez vraiment cru ? Pauvres rêveurs, allez ! La musique de la marche nuptiale était sur sa liste noire musicale. Huhu. La voix d’Ethan, presque une mélodie, continuait. Quoi ? Son père, maintenant ? Alors non, pas question ! S’il osait montrer le bout de son nez, Beckett l’enverrait promener, ni plus ni moins. La mère, ça allait, mais le père… Parce que lui aussi devait avoir abandonné Ethan. Bande d’imbéciles ! Comment abandonner un jeune homme aussi intelligent, avec un avenir brillant devant lui ? Des gens pauvres, sûrement. Grr.

    Certes, la réaction du cher Lord était un peu… étonnante. Mais c’était bien la vérité. Il pouvait bien s’amuser un peu avec la femme, non ? Lui faire comprendre qu’Ethan resterait avec lui. Et puis, le sadisme de la chose lui plaisait bien. Torturer psychologiquement une mère, l’empêcher de voir son fils adoré. Mais pour que cela fonctionne, il ne fallait pas qu’Ethan tombe dessus « par accident » ou par « hasard ». Parce que chacun allait… disons, faire connaissance depuis des années et Beckett aurait de la difficulté à faire la faire disparaître de leur vie. Alors, il fallait éviter que le jeune homme traîne, même accompagné de soldats au visage de pierre, dans les rues de Port-Royal. Pourquoi ? Parce que c’était sans doute là que la maman allait tenter d’en savoir plus. Elle n’était pas pour cogner à la porte même du bureau de Cutler. Quoique, de la part d’une personne désespérée, on pouvait s’attendre à une telle éventualité. Soit.

    - Si tu ne souhaites pas la rencontrer, ce que je comprendrais fort bien, tiens-toi éloigné des endroits publics. Quant à moi, je n’ai nullement l’intention de, pour reprendre ton expression, la laisser s’immiscer dans notre vie, décréta-t-il, d’une voix dénuée d’émotions.

    Évidemment, il aurait été plus simple de l’ignorer, mais Jack derrière les barreaux, ce n’était plus qu’une question de temps maintenant, pour que l’ère de la piraterie s’achève sous son règne. Haha. Et puisque la femme qui avait mis au monde son fils adoptif souhaitait reprendre ou parler au blondin, pourquoi ne pas s’amuser un peu ? La vie était monotone dernièrement. L’été s’achevait, même si, à Port-Royal, les hivers étaient très doux. Déjà, l’astre du jour déclinait de plus en plus tôt et la température estivale descendait elle aussi.

    Aimait-il le jeune Felton de la même manière qu’on pouvait aimer un enfant biologique ? Il ne le savait pas. Qu’est-ce que l’amour, au fond ? Enfant, il avait aimé ses parents – comme tous les enfants, en général – et maintenant, il avait Ethan. Un fils. Adoptif. Mais un fils tout de même. Bien sûr, Beckett y était attaché. Si le blond venait à décéder, il en ressentirait de la peine, bien que cela ne paraîtrait pas. Et pourquoi crèverait-il ? Il avait la vie devant lui. Si quelqu’un devait mourir, ce devait être un vieux shnock. Comme le gouverneur Swann, par exemple. Ce qu’il pouvait être énervant, ce vieux, à la fin ! Enfin, « vieux » était peut-être un terme un peu exagéré. Mais il était plus vieux que Beckett, en tout cas. Et toutes ces questions sur le cœur de Jones… Cela donnait des envies de meurtre au noble. Il verrait cela plus tard. Mercer et lui en discuteraient peut-être, mais quoique pourrait dire son homme de main, cela n’influencerait point sa décision finale.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Mar 29 Sep - 19:57

Hj: Sorry pour le retard... Uu




C'était ça,le hic.À l'image d'un crâne renfermant un cerveau à deux émisphères,et malgré ma résolution de ne point céder à l'appel insistant de mes gènes réclamant une image non fictive de ma mère,il y avait cet autre moi,sans doute plus jeune,plus naïf et plus confiant en l'espèce humaine ainsi qu'en la vie,qui me suppliait,pire,me poussait insidieusement à provoquer la recontre,l'instant fatal.Stupide,n'est-ce pas ? Malgré tout,comment nier son existence.Un Moi intérieur,sorte d'hôte indésirable,source de tracas et d'incertitude.Ce qui revenait à me battre sur deux fronts diamétralement opposés,d'une part dans le réel -contre les pirates,mais aussi pour suivre la sage remarque du Lord- et d'autre part dans l'impalpable -contre cette voix pleine d'espoir qui me faisait tant de peine,étant obligé de la mater avec la rudesse d'un maître flagellant son esclave.
À croire que j'allais passer mon temps à songer à mon cas familial,pour ensuite tout mettre en œuvre pour me changer les idées ! Baste ! Autant trouver une matière à réflexion capable de chasser pour un bon moment mes débats intérieurs.Du moins jusqu'à la forteresse,aux allures d'Eden salvateur,où je pourrais avoir quelque chose entre les mains de bien consistant et de bien prenant.Quoi de mieux pour se faire que de penser à Cutler.Ah... Ô magie de l'admiration toute puissante... Les religieux,afin de ne point être de trop torturés par leur soif de péchés,devaient sans doute se focaliser sur une image de Dieu.Moi,c'était mon sauveur.Christ,rédempteur... Ciel,je devais bien être le seul à Port Royal,en Angleterre,dans le monde entier -?-,à ne point prêter un faciès diabolique au dirigeant de la Compagnie des Indes.Abus de bien,exercice du pouvoir tyrannique.. Meurtres... Ah,certains devraient se lancer dans la rédaction de romans-feuilletons ! Qui sait,j'y trouverais peut-être une place,s'ils respectaient l'ordre des choses.Quelle place me donneraient-ils ? Simple garçonnet effacé,ou futur remplaçant encore pire que la version originale ? Quel bonheur,de songer que sans doute,plus tard,je leur ferais regretter amèrement le britannique.Qui dit regret dit forme d'amour.Sans doute l'un de mes plus beaux projets,et hypothétiques futures réussites : faire aimer Cutler Beckett à ceux qui le détestaient par le passé.Je ne compte bien évidemment pas les pirates,leur sort se résumant à un nœud coulant.Mais que voulez-vous,dans la vie,tout le monde ne peut être content...


-Je ne parviens pas à m’expliquer ce soudain désir de me retrouver,continuai-je afin d’enrichir le débat,au lieu de le clore comme j’étais sans doute supposé le faire –peur du silence ? De ne pas m’être moi-même totalement convaincu ?-.Pourquoi maintenant,et pas le mois dernier,il y a dix jours,ou bien dans vingt ans ? C’est tout simplement… Inexplicable...

Enfin... Tout de même,plusieurs raisons pouvaient être émises : situation financière s’étant améliorées et permettant désormais de s’occuper d’un jeune homme de ma trempe,ou bien encore… Un… Mariage… Mon père et ma mère,unis malgré le temps écoulé,les obstacles et les avis,désireux de me retrouver pour que leur bonheur soit complet… Ouh.J’espère que tel n’était pas le cas.Redouter la tentation ne revenait-il pas à la subir,d’une certaine manière ? Mais oh ! On avait dit qu’on arrêtait de cogiter.

-Cette idée de famille… À la mode,visiblement,et pas depuis hier,contre toute logique.Vous n’avez jamais été entouré de proches,à mon instar.Cela vous a-t-il empêché de caresser les chatoyantes étoiles de la gloire ? Nullement.Sans entraves pour nous fixer au sol,nous pouvons aller loin.Ils le savaient… Pour l’oublier ensuite.ça n’a aucun sens.

Et là.Une sorte de révélation.Bon Dieu ! Mais étais-je bête ! Mais bien sûr ! Tout devenait limpide ! Ne pas céder à l’angoisse,par contre.Nous n’avions pas besoin de cela tous deux.La réflexion demeurait la première arme de l’homme bien avisé.

-Monsieur… Et si jamais tout cela était destiné à nous ébranler ? Une sorte d’épreuve infligée par nos détracteurs,là bas,au pays,désireux de vous voir malmené,avant que les pirates ne finissent le travail en vous en infligeant une défaite que certains,avides de pouvoir,espèrent ardemment,en un instant de cruelle lutte sur deux fronts ?

Tantôt moyen d’agrandir sa popalirité,le moment suivant épée de Damoclès au dessus de sa perruque immaculée… Et je n’étais que son fils adoptif.ça allait être proprement tordant, ;lorsque sa fille biologique dont nous ignorions alors l’existence –douce période bercée de lacunes…- viendrait se mêler à cette houleuse partie.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Jeu 1 Oct - 5:02

    Et Ethan continua à piailler. Okay, c’était peut-être chiant. Non, ça l’était. Mais c’était simplement pour illustrer le fait que le blondinet parlait beaucoup. Ce qui était certain, c’est qu’il ne s’attendait nullement à ce que sa mère refasse surface. Et à ce moment précis du récit. Était-ce parce qu’elle avait eu vent de la récente adoption de son fils, par le Lord ? Connaissant ce dernier de réputation – d’ailleurs, celle-ci n’était pas très glorieuse – voulait-elle récupérer son bébé ? Pauvre femme. Ce qu’elle serait déçue ! Puis, ce que dit le jeune homme fit réfléchir le Beckett. Une manœuvre destinée à le déranger dans ses plans ? Peut-être bien. Des ennemis, ce n’était pas ce qui manquait. N’importe qui avait pu leur envoyer cette femme. Pourquoi à ce moment précis ? Nul ne pouvait encore se prononcer.

    L’art d’être pessimiste, par Ethan Felton. Mais c’était quoi, ce petit discours ? Qui parlait de défaite ? C’était absurde. Jack Sparrow sous les verrous, la victoire leur appartenait déjà, non ? Ou alors, la moitié de la victoire. Ou encore, le fait de capturer Sparrow avait-il été une erreur ? Une diversion posée par les pirates ? C’était frustrant. Mais s’il y avait bien une chose que Cut’ ne supportait pas, c’était le pessimiste. Bien sûr, lors de l’analyse d’une situation, il fallait regarder les bons et les mauvais côtés, mais jamais ne penser à ce qui pourrait arriver si telle chose arrivait. Autrement dit, on tombait dans le pessimiste. Et qui disait pessimiste disait défaite. Lorsqu’on regardait le bon côté des choses, on avait une chance de remporter le jeu. Sinon, it was just too bad. La vie était un jeu. Et Beckett détestait perdre, même s’il ne le montrait guère. Il n’avait pas l’intention d’élever la voix, cela aurait été contre sa nature, mais il ne puit s’empêcher de répondre d’un ton acerbe :

    - Ta mère se serait donc enfuie en t’abandonnant pour rejoindre le camp des pirates par la suite ? À moins qu’elle soit manipulée par quelqu’un, de là-haut ?

    Il soupira et braqua son regard droit devant lui. Il devinait avoir blessé – légèrement, du moins – son jeune protégé, mais ses paroles ne lui avaient pas plu. Cependant, son hypothèse pouvait être la vérité. Qui sait ? Une femme qui abandonne son enfant est soit obligée de le faire, soit trop pauvre pour s’en occuper. Quoique, cela revenait au même. Beckett reprit plus doucement, ce qui équivalait à son ton habituel dénué d’émotions :

    - Quoiqu’il en soit, nous devrons faire extrêmement attention. Maintenant, dis-moi, jeune Felton. Si tu croisais ta sainte mère dans la rue, alors que je ne suis point là. Que ferais-tu ?

    Voilà une question fort intéressante. Certes, un peu ironique. Que ferait-il ? Irait-il la voir et lui expliquer calmement son point de vue ? Ou l’ignorer royalement, prétendant ne pas la connaître ? Des gardes guettaient Ethan comme ils guettaient le noble. En tout cas, c’était à monsieur le blond de répondre. Il était clair qu’il était fidèle à la EITC. Mais jusqu’à quel point ? On avait beau prétendre détester sa famille, mais ça restait notre famille. Lui-même, par exemple. Il n’avait plus de parents, parce qu’ils les avait ignoré. Par parents, on entendant tantes, oncles, cousins, des pions, encore une fois. Car ses parents biologiques, il les avait perdu. Un peu comme Ethan, mais son cas était différent du sien. Ethan avait été abandonné par ses parents. Il avait une chance de les revoir. Quant à Beckett, il ne pourrait plus jamais poser son regard métallique sur eux. Non, plus jamais. C’est pourquoi, même s’il connaissait la haine d’Ethan pour ses parents, il désirait, peut-être, provoquer une rencontre. Stupide ? Oui. Et inutile. Et émotif. Mais que voulez-vous ? Il fallait profiter des liens de sang qui nous reste, tant qu’on les a.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Dim 4 Oct - 19:51

Ah,mais quelle cruelle situation ! Incompris,je ne pouvais partager de justes -un peu démesurées...?- inquiétudes,alors que le péril guettait sans doute,comme il le faisait toujours.Comment lui dire ? Où trouver les mots à apposer à cette inquiétude portant plus sur sa personne que sur la mienne... Wow,je vous arrête tout de suite.N'allez pas croire que j'avais perdu tout sens de l'instinct de survie au nom de cette... Affection... Rha,je vous vois venir,avec vos "oh c'est trop mignooon,il a fini par prendre le Lord pour son papounet chéri".Ou que sais-je encore -non,je suis pas gay,pour ceux qui se poseraient la question.Juste que,à l'instar de mon protecteur qui aurait disons mal supporté ma disparition,la mort de Beckett m'aurait non seulement renvoyé à la case départ -sauf testament portant mon nom ? J'en doute-,mais aussi dépossédé du seul semblant de famille que j'avais jamais eu.Alors oui,mille fois oui,quitte à sombrer dans le désuet et l'imbécile,je voulais protéger Cutler.Même si ça devait me faire passer pour un niais fini,craqueler l'image parfaite de dur à cuire que je m'étais dessinée depuis des années.Vous savez bien... Les gamins,ils ne voudraient jamais voir périr leur héros... ça briserait tellement de choses en eux... Alors chez moi,déjà que c'était pas joli-joli à la base.Brrr,je me laisse aller à du sentimentalisme,là.On se reprend,Ethan.Peut-être un jour,j'y arriverai.À lui dire.Que si je lui pompais l'air à ce point,c'était pas pour me faire plaisir.Mais pour veiller sur lui.Comme un petit père,en fait,quand j'y pense.J'inversais les rôles,diantre.Une attitude ne me ressemblant pas des masses.Mais si vraie.Hé hé,Mercer ne se trouvait pas être le seul à se soucier de la sécurité de son supérieur.
Bref,on m'avait posé une question.Chacun son tour,apparemment,de questionner l'autre.Ha,sans doute pas la peur du silence.On était des gens intelligents,et l'absence de mots ne suscitait aucune peur chez nous.Et là,le sage du coin sort avec un air savant "non,pas de crainte,juste l'envie de combler ce vide".Sérieux,j'suis mort de rire,là.Donc oui,je répondis,en me disant que je ne lâcherais sans doute jamais le morceau avec Cutler,concernant les saliguauds prêts à tout pour l'abattre.ça serait eux ou moi.Certainement pas le noble,ça nan.


-Déjà... Oh,c'est étrange,mais... Je me représente plutôt notre rencontre dans une pièce.Un endroit lumineux,vide,loin du monde,de la présence de l'humanité toute entière.Le fort me semble assez approprié : un endroit que je connait,inconnu d'elle,mon territoire en quelque sorte,alors qu'elle se situerait en terrain inconnu.

Oh,je savais bien que nos gardes du corps n'en râteraient pas une seule microscopique miette.Rien à cirer.Me connaître,ou du moins connaître ce bout de ma vie n'ouvrirait pas de brèche apte à me faire chanceler.Qu'ils cherchent à sourire.Je leur marquerais cette expression sur leur visage de manière éternelle.Au fer rouge.
Moi aussi,je détournais les yeux.Et m'absorbais dans la vision née de mon imagination.Ah,l'Imagination.Qui me faisiat voir le pire.Rarement le meilleur.


-Je ne crois pas la reconnaître au premier regard.Mais elle,elle sera émue,plus qu'il n'est possible de le décrire.Alors que je commencerai à la remettre,elle esquissera un geste vers moi,comme pour me caresser la joue,après avoir fait un pas hésitant.Ses yeux seront mouillés de larmes.Mais ce jour sera trop heureux pour elle pour qu'elle pleure.Elle m'a retrouvé,vous voyez.ça vaut toutes les peines du monde.Et le gouffre de l'absence s'est refermé à ses yeux.Alors que pour moi,elle ne représente qu'erreur de la nature.

Je parlais lentement,dans des souffles,comme si je lui confiais un secret.ça tenait un peu de ça,non ? Une confession,à mon prêtre,mon Dieu.Les Croisés avaient combattus en Terre Sainte.Moi,je parlais.Personne ne savait lire entre les lignes.Personne ne pouvait me comprendre.Tout à fait,du moins.Tant de colère.Même si la comparaison est un peu hasardeuse,je pense pouvoir dire que je ressemblais de loin à une symphonie inachevée,le fruit d'une passion,délaissée par son créateur,qui avait blaclé ma fin avant que l'encrier ne se renverse sur les dernières notes.Du noir,partout,partout.Jusque sur moi.Et je causais d'une pièce pleine de lumière.
Ma voix devenait de plus en plus basse,bien que je ne me sentisse ni fatigué,ni incertain de la fin de tout ça.On allait arriver à destination,notre groupe allait se disloquer,et basta.À l'image d'un rêve dissipé par le matin,une bulle de savon crevée.Allez,juste pour le fun ! Un coup dans l'eau,ça compterait pas.On était -quasiment- entre nous,là.On condamnait pas encore pour excès de sincérité.


-Elle tâchera de me parler du bon vieux temps,qu'elle m'a toujours imaginé comme je suis,que son bonheur est imense.Et moi...

Et à cet instant précis,avec ma phrase en suspens,je mets ma main au feu que tous,oui tous,même sans doute Beckett crurent que ça allait tomber dans le mélo.J'suis peut-être pas parfait.Mais sadique,ça,y'en avait carrément pour deux,là-dessous.Un sourire mesquin glissa sur mes fines lèvres.Là,ma petite histoire devenait intéressante.

-... Moi,je lui détaillerai par le menu toutes les bonnes raisons que j'ai d'avoir envie de la ficher dehors.Qu'elle n'a jamais été ma mère,qu'elle ne le sera jamais.Qu'elle aurait dû rester à Londres rêver,un coussin serré entre ses bras,au gentil petit garçon qu'elle rêvait d'avoir,mais que je n'étais pas lui.Ma froideur l'appeurera.Mon regard adulte et indifférent la scandalisera.Cette fois,elle versera des pleurs.Parce que nous sentirons tous deux son espoir se craqueler horriblement.Le juste retour des choses,sans doute.Seulement dans son délire possessif,elle s'accrochera comme un coquillage à son rocher que son amour pourra me faire changer d'avis.Me faire changer tout court.

En rejetant en arrière ma tête,une courte mèche de cheveux blonds rabbatue en arrière,je prenais vraiment des airs de sale gosse.Si arrogant.Oh yeah.

-Et puis le train-train habituel.Se jeter à mon cou,tout ça.Le tout se clot simplement : je la repousse,la giffle peut-être si elle est parvenue à me pousser dans mes retranchements,et la laisse là,avec ses songes brisés,plus fort qu'avant.Juste meilleur.Bien décidé à marcher sur mon propre chemin.Et conforté dans l'idée qu'après tout,ce n'est pas si difficile que ça de se montrer intransigeant.Eventuellement me faudra-t-il travailler un peu plus sur la question de cette colère mêlée de dégoût qui m'aura fait porter la main sur elle,mais rien de plus.

Se montrer fier de ce qu'on est.Indépendant,ne se connaissant aucune limite,sinon l'horizon au loin.On aurait pu penser que l'expression renfermée du début n'avait été que parade,comédie.Et soudain,le type hurlant au complot dont j'avais joué le rôle s'appaisait.Pour mieux dévoiler un couteau long comme le bras dans son dos.Allez,dîtes que c'était juste pour plaire au britannique,lui faire passer le goût de ma paranoïa de tantôt.ça vous évitera d'avoir à avouer que je suis juste un peu trop dur à suivre.Même pour moi.
Un garde eu la mauvaise idée de me jeter un coup d'oeil,mi sidéré,mi curieux.Mon air supérieur se renforça,alors que je lui demandais,provoquant :


-Oui,mon brave ? Il y a quelque chose qui ne va pas ?

Un truc qui te dérange,qui te tracasse ? Je me fichais de ma mère,de la manière abominable avec laquelle je comptais la traiter,et de ce qu'on pourrait bien en penser.J'aurais pu le virer,ça se trouvait.Une bonne expérience,pour voir où se limitaient vraiment mes pouvoirs de protégé de Beckett.Ouh,j'en frémis d'envie.Mais bon,ça ferait trop.Inutile de gâcher le style de mon petit discours pour un traine-misère pouvant être remplacé du jour au lendemain par un clone similaire.

-Cependant,fis-je en m'adressant de nouveau au Lord,avec un ton encore une fois complice,un sussurement de mauvaise augure propre à cette face "démon" de ma personnalité,arrêtez-moi si je me trompe,mais si jamais ce face-à-face devait avoir lieu,vous seriez curieux d'en être le témoin,n'est-ce pas ? J'en serais ravi,du moins.Avoir un avis d'expert est toujours un point non négligeable dans une démarche.

En gros,me dire si je réduisais suffisamment bien en miettes mes semblables... Amusant,hein,comme activité père-fils,pas vrai ? Perso,la pêche m'a toujours barbé à un point pas possible.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Lun 5 Oct - 4:49

    La réponse de son protégé ne fut pas si étonnante que cela. Une rencontre dans le fort ? Encore fallait-il que la maman fût autorisée à y pénétrer. Oh, elle le serait, ne vous inquiétez pas. Si c’était ainsi qu’Ethan voyait la rencontre, pourquoi ne pas exaucer son souhait ? Le reste de son flot de paroles, qui fut sans émotions – à moins que le sadisme fasse parti de la gamme des sentiments ? – fit sourire le Lord. Ha, ha. Il avait prise une excellente décision en prenant sous son aile ce jeune homme qui n’avait comme avenir que la rue et la pauvreté. Et la souffrance des liens du sang. Ethan était sadique. Il aimait voir les plus faibles pleurer, souffrir en silence et en plein désespoir. Et le plus intéressant : il voulait voir sa mère souffrir devant sa froideur. Cutler ne pouvait comprendre le sentiment d’être abandonné, sauf quand c’est la Mort qui vous retire des êtres chers, mais il comprenait le désir de vengeance du jeune homme. Une vengeance personnelle. Un peu puéril, mais… si l’autre l’avait cherché, pourquoi ne pas lui renvoyer en pleine figure toute notre haine ? C’était, comme le disait le diction : œil pour œil, dent pour dent. Lorsqu’on avait mal, on se trouvait un coupable – que cette accusation soit justifiée ou non – et on n’éprouvait que le désir de le voir souffrant à son tour, de lui faire bien comprendre ce qu’on avait ressenti alors. L’être humain était un étrange animal.

    Beckett ne remarqua pas le coup d’œil que le garde jeta au blond. Mais la réplique de ce dernier fut vive et assez sarcastique. Haha. C’était bien Ethan, ça. Bien sûr, un regard noir en direction dudit garde aurait également donné de bons résultats, mais bon. On avait bien le droit de se défouler. Un garde, ça servait à ça. On le houspillait de sous-entendus mesquins, on le brutalisait si nécessaire… et on lui ordonnait sèchement de retourner sagement à son poste comme si de rien n’était. Tsst. Son fils adoptif poursuivit, s’adressant directement à lui, et non parlant à qui voulait bien l’entendre. Mais oui, quelle activité intéressante ! Pourquoi ne pas unir deux esprits sadiques ensemble ? La pauvre femme n’en ressortirait que plus bouleversée. Bien entendu, Beckett n’avait aucunement l’intention de s’exprimer à la maman. Du genre : « Désolé, mais Ethan est pris, allez vous chercher un fils ailleurs ! ». Ça serait ironique. Mais inutile. Ce serait à Ethan de parler. Et la conversation risquait d’être fort instructive.

    - Certes. Cette petite rencontre mère fils semble être un divertissement hors du commun, commenta-t-il allégrement.

    Les gardes devaient être horrifiés ou curieux. Ou les deux. Humilier une femme semblait horrible, mais pour nos deux anti-héros, c’était une activité quotidienne de « week-end ». Enfin, surtout pour Beckett. Car chose étonnante : le nombre de femmes pirates augmentait. Mais les gardes ne soufflèrent mot. Ils semblaient avoir compris que parler ne faisait qu’aggraver leur cas d’hommes à la vie ennuyante.

    - Nous n’avons donc qu’à patienter, résuma Cutler. L’arrivée de ta mère à Port-Royal est pour bientôt. Je me demande quelles seront ses premières démarches. Il ne fait aucun doute que si elle se présente comme étant ta mère biologique, l’affaire fera beaucoup de bruit. Inversement, si elle vient te trouver au fort dans la plus grande discrétion, cela nous arrangerait tous les deux, tu ne crois pas ?

    En effet, il valait mieux que peu de personnes soit au courant de cette histoire. À moins qu’Ethan ne désire humilier sa mère devant tout Port-Royal ? Chose stupide, puisque très peu de gens approuveraient cette décision. En tout cas, comme il l’avait dit, il ne rester qu’à attendre. Oh ! Une idée subite ! Qui venait de jaillir de son esprit manipulateur. Mouhaha.

    - Ta mère sera sans doute heureuse de te revoir, Ethan. Pourquoi ne pas tirer avantage de la situation ? Tu pourrais lui dire que si elle nous ramène des amis et complices de Jack Sparrow, qui croupit en prison à mon grand bonheur, tu lui pardonnerais pour ce qu’elle t’a fait jadis. Une fois ces complices sous mon contrôle, tu lui déclares que tes promesses n’étaient que mensonges. Selon moi, cette vengeance est beaucoup plus appropriée. Non seulement tu te venges, mais en plus nous aurions sous la main des amis de Sparrow. Perspective alléchante.

    Évidemment, tout dépendait du choix d’Ethan au sujet de cette suggestion. Mais quand même… Un deux pour un, comment refuser ?
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Ethan Felton
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois... {pv Seyan Brave & Lord Cutler Beckett}   Mer 21 Oct - 18:56

Ah,ce sourire... Vous comprenez donc,maintenant,pourquoi je me fichais comme d'une guigne de la personne dont j'étais "sorti" -je ne vois pas de terme plus juste-,il y avait de cela dix sept longues années ? Et bien voilà,vous l'aviez,votre raison.Il n'existait de plus beau cadeau,de plus belle récompense à mes yeux que le bonheur de Cutler Beckett.Et vu qu'à son endroit,le mot "félicité" approchait du sommet inatteignable,de l'impossibilité même,il me fallait me rabattre sur ce que Davy Jones avait condamné dans son existence,c'est-à-dire les petites joies passagères de la vie.Alors vous seriez presque en droit de vous demander,de me demander si au début de notre histoire commune,je ne menais pas en parallèle deux cheminements,le premier visant à plaire à mon sauveur,le second,secret,demeurant fidèle à mes propres convictions.Une sorte de double-jeu,en quelque sorte,avant que ces deux voies ne se confondent pour ne faire au final plus qu'un.Pour une fois,et sans doute une seule,je tâcherai de vous répondre sincèrement,en accord avec mes souvenirs et mon âme -accrochez-vous à vos tricornes,les amis- : il n'en était rien.Je sais,c'est sordide,encore plus abominable après l'aveu que je venais de prodiguer à propos de ma mère,mais que voulez-vous,je vous avais promis de la sincérité,alors tadam ! Sortez les mouchoirs si ça vous tente,moi,je continue mon raisonnement.Pour comprendre ce parfait accord entre le Lord et moi,il nous faudra remonter jusqu'aux heures les plus sombres de mon enfance.N'ayant jamais connu aucune structure à proprement parlé visant à façonner mon caractère dans le but de faire du garçon que j'étais un homme "bien",je pense pouvoir affirmer sans me fourvoyer de trop que les préceptes dispensés à tout jeune homme de bonne condition avaient été proprement inventées par un esprit alors en perdition.Je m'étais forgé des valeurs branlantes,cahin-caha,faites de bric et de broc,prises deci-delà dans ce qu'on nous enseignait,ou bien en prenant l'inverse de ce que j'entendais,justement,arrangeant le tout à ma sauce,selon l'expression.Le patron de la EITC avait étoffé ce prémisse d'éducation,y ajoutant des préceptes comme l'honneur,la patrie,ou encore les intérêts personnels.Ce qui avait été bâti sur des fétus de paille se voyait devenir forteresses de pierres imprenables.Les ombres étaient devenues contours,silhouettes éternelles.Et j'adorais ça.

-La Loi est dans notre camp,remarquai-je quant à la possibilité que ma mère fasse un scandale.Quelle que soit sa réaction,nos documents sont en ordre et parfaitement en règle;son action aura la portée d'une bise sur une falaise de granit.Et elle ne sera pas la première à,sans sucès,tâcher de salir notre nom ainsi que notre réputation.

Et comme les hautes strates de Port Royal étaient intelligentes -comprenez par là qu'elles préféraient,quoi qu'elle puissent bien penser,posséder le même point de vue que l'homme le plus puissant de la région afin d'obtenir ses faveurs,plutôt que de se faire défenseuses d'une cause perdues-,l'incident serait vite oublié.Du moins était-ce mon avis,car bien que je sois quelque peu rancunier,j'appréciais aller de l'avant,dépasser les difficultés pour mieux les laisser derrière moi.Ce que j'avais fait pratiquement toute ma vie,soit dit en passant.Héhé,on ne change pas une équipe qui gagne.

-Cela dit,votre idée porte en effet pour nous une valeur plus qu'intéressante : si jamais ma génitrice n'a aucun rapport avec nos opposants voguant sous Jolly Roger,elle nous renseignera au moins sur ceux se terrant à Londres.Dernier cas,si elle est blanche et pure comme la rose à peine éclose -imperceptible ricannement,ce genre de choses n'existait pas ou plus-,savoir comment ma situation géographico-filliale est parvenue jusqu'à ses oreilles désintéressées ne peut être qu'être,sinon utile,divertissant.

Waaa,comme je paraissais certain de pouvoir lui arracher ses secrets... Au pire,le bourreau employé au fort aurait à me donner un petit coup de main.Parions que chez cette femme assez courageuse pour s'occuper seule de son bâtard de fils -ah,mais oui,elle ne l'avait pas fait !-,la simple vue d'un fer porté à vif,agrémenté d'une délicate menace implicite,suffirait à abattre jusqu'à ses derniers remparts intérieurs.
Cela dit,l'autre grande question demeurait dans ce que nous allions faire des renseignements ainsi collectés.Frapper de suite,avec toute notre force,ou bien fomenter une tactique d'envergure aussi secrète que machiavélique ? Les deux possibilités apparaissaient comme bien alléchantes.Une autre source de profit se prédessina alors dans mon esprit.Car à la EITC,mesdames et messieurs,on aimait bien tester tout et tout le monde,y compris les employés ayant d'ores et déjà mis en valeur leur allégence et leur bonne volonté.


-Trois nouvelles goélettes doivent nous arriver de Porthsmouth dans les prochains mois.Rapides,bien qu’armées comme il se doit,elles pourront,si besoin est,mener une expédition punitive éclair contre les pirates.Bien entendu,elles seront manœuvrées par un équipage des plus sûrs et des plus expérimentés… Norrington étant un de nos éléments les plus précieux devant par ce fait rester à Port Royal,sans oublier son passé d’ex-forband,je pensais à cette fameuse miss Edwards à qui nous devons notre politique temporaire défensive pour mener à bien cette mission.Un raid dans les règles de l’art serait une épreuve à mes yeux correcte afin de connaître ses capacités,ainsi que ses limites.

Quant à laisser une demoiselle seule avec une trentaine d’hommes,sans compter la soixantaine divisée entre les deux autres bâtiments qu’elle commanderait,je ne voyais absolument pas le problème.Elle était bien espionne,non ? Si l’un des marins lui cherchait des noises,elle saurait techniquement s’en débrouiller.Hypothèse que j’avais omis de prendre compte : s’ils se jetaient tous ensemble sur Mary… Mouai…
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